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 Scarlegh •• born to raise hell [ENDED].

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E. Scarlegh Middleton

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Age : 25
Année d'étude : 5ème
Baguette : 26 cm. Frêne, nerf de cœur de dragon.
Date d'inscription : 10/09/2009

MessageSujet: Scarlegh •• born to raise hell [ENDED].   Jeu 10 Sep 2009 - 2:55

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••• EDEN SCARLEGH MIDDLETON •••


    1 - Carte d'identité

      NOM : Middleton
      PRÉNOM(S) : Eden, Scarlegh.
      AGE/ANNEE : 15 ; 5ème année.


    2 - Psychologie

      CARACTERE :
      - Eloïse R. : « Scarlegh… je ne pourrais pas affirmer la connaître sur le bout des doigts. Après tout, nous avons tous des caractères bien différents, nous sommes tous uniques et particuliers à notre façon. D'ailleurs je ne la fréquente pas, ou plus, de près depuis bien des années... mais je peux bien mentionner quelques trucs inutiles ; de ceux qui sautent aux yeux rien qu'à la regarder.
      Elle a la fâcheuse habitude de se cacher derrière son nom -et l'attitude hautaine qui y correspond 'forcément'- pour se donner contenance. C'est affligeant de voir à quel point elle peut prendre soin de ressembler à la vision de « l'idéal » qu'exposent ses parents à tout va... Elle a ces allures de sale gosse gâtée et arriviste qui font horreur, et se révèle être quelqu’un de particulièrement doué. Doué dans l’art de « faire semblant », s’entend. Je crois bien qu’elle ne reculerait devant rien si cela pouvait lui rapporter des bénéfices à long terme. Il ne faut pas grand chose pour qu'on les remarque, elle et la dose de sarcasme dont elle enrobe ses répliques. Elle traite les autres avec autant de délicatesse qu’elle est elle-même modeste –ironie, ironie x)-, et c'est paradoxalement ce qui fait, je crois, une partie de son charme. De toute façon, elle est de ces gens 'à garder parmi ses contacts' -parce que ses parents font partie de cette clique de riches persuadés de leur supériorité, avec qu'avec eux derrière elle, elle a des chances de devenir quelqu'un d'important. Mais malgré ça, il y en a pas mal qui la considèrent comme peu fréquentable, en somme ».

      - Mona S. : « Si on peut reconnaître quelque chose à Sca, c’est qu’elle reste fidèle à ses idées. Sottise ou idéologie prononcée, j’en sais rien… Mais quand elle a décidé quelque chose, difficile de la faire lâcher prise. Je ne sais pas trop à quel moment elle s'est rendue compte que se la jouer froide et méprisante n'en valait pas la peine... quoique j'ai l'impression que ce changement n'était pas forcément... volontaire ».

      - Alceste Middleton : « Sca ? Elle est... plus complexe qu'on ne veut bien le croire. Bien sûr, il est facile de s'arrêter aux apparences, et je la soupçonne de tout faire pour que les autres ne grattent pas plus loin que la surface. Il suffirait d'un mot pour la décrire, dans les grandes lignes : doutes ; à propos de tout et n'importe quoi. Les limites du dévouement qu'elle doit à ses proches ; l'importance qu'elle revêt réellement à leurs yeux, apparences mises à part. L'avantage ou non de les préserver elles, justement, ces fichues apparences. Le bien fondé des préjugés dont on l'accable depuis toujours. L'intérêt de s'en défaire une fois pour toutes, de s'affirmer, choisir sa propre voie ; mais le faible poids des avantages qui en résulteraient, face aux désavantages massifs qu'elle ne pourrait éviter. Les réactions des autres face à ses faiblesses, bien trop nombreuses selon elle... et j'en passe.
      Il y a d'ailleurs, derrière l'attitude qu'elle revendique, un côté atrocement sensible, fragile, qu'elle craint de laisser à découvert. Et la peur. Elle refuse de permettre qu'on la blesse, d'une quelconque façon que ce soit, et s'il lui faut se renier elle-même pour éviter de souffrir, elle le fera.
      Scarlegh en fait n'est en fait rien d'autre qu'une adolescente qui se cherche, mais dont l'avenir à été tracé trop tôt, malgré elle. Parce que la seule chose dont elle soit certaine, c'est de l'amour qu'elle voue à sa famille ».

      CENTRES D'INTÉRET :
      Désireuse de correspondre en tout point à l'image qu'attendait d'elle son père, Scarlegh s'est intéressée très tôt à la magie. Ainsi, alors que d’autres commençaient tout juste à prêter une quelconque marque d’attention à leur premier chaudron, elle n’attendait déjà qu’une chose : l’acquisition de sa baguette. Oh non, pas le genre de baguettes-jouet dont les parents affublent leurs gamins dans l’espoir de calmer leur impatience. Une vraie ! En bois de Saule ou de cerisier, crin de licorne ou nerf de cœur de dragon, qu’importait ! Tant qu’elle produisait autre chose que les ridicules étincelles suffisant à tirer des cris de joie aux mômes de son âge, elle pouvait bien s’en satisfaire. Seulement, ses onze ans étant encore loin, pas un membre de sa famille ne se montra suffisamment inconscient –ou stupide- pour lui mettre une baguette entre les mains. Décidant que combler ce désir par quelque chose d’autre serait la meilleure manière de la détourner de sa nouvelle lubie, sa mère fit en sorte de lui faire découvrir la musique, non plus au rang de spectatrice, mais d'apprentie musicienne. Quelques cours suffirent à susciter son intérêt pour l’instrument et elle se réfugia passionnément dans ce nouvel univers, nullement rebutée par ses débuts –il faut le dire- catastrophiques. La musique. Un véritable langage, un mode d'expression souvent plus parlant que les mots eux-mêmes. Un moyen de vivre les sensations, les amours perdus, ou simplement inexistants... Les souvenirs et les rêves. Un véritable catalyseurs d'émotions ; une excellente façon de s'évader.
      D'elle, son frère aîné aime également dire qu'elle ''a su lire avant de savoir parler'' ; ce qui, bien que faux, illustre parfaitement son amour de la lecture. Il s'agit pour elle d'une façon de s'ouvrir au monde, de revenir sur les actions passées, d'apprendre, de comprendre, de s'exprimer.

      Cependant, Scarlegh n'imagine pas faire son métier de l'un ou l'autre de ces passes-temps. Ils ne représentent rien de plus que son 'jardin secret', unique moyen pour elle d'exprimer ses doutes.
      D'une curiosité débordante, elle souhaite travailler au Ministère, en tant que Langue-de-Plomb.


    3 - Questionnaire du choixpeau magique
      • Vous trouvez un porte-monnaie rempli de Gallions, qu'en faites vous ?
        « Je le laisse où il est. Ce n'est pas vraiment une question de conscience ; simplement, les gallions ne sont pas ce qui manque le plus à ma vie ».


      • Un élève de votre maison vous fait une farce un peu humiliante. Comment réagissez vous ?
        « Mal. Très mal, même. J'ai selon certains un orgueil démesuré, et si l'idée d'infliger à l'un de mes confrères l'humiliation d'une plaisanterie douteuse ne me dérange pas plus que ça, la réciproque me semblerait intolérable. Tout affront de ce genre entraînerait une vengeance de ma part ».


      • Quel serait votre cours favori et pourquoi ?
        « L'histoire de la Magie. J'aime me plonger dans le passé de ce monde que j'ai toujours cru connaître ; le découvrir à travers le regard d'illustres inconnus ayant marqué leur temps et, surtout, entendre parler d'époques tellement pires que la mienne. Plonger en plein cœur d'une de ces guerres passées, en lire les horreurs, les dscriptions macabres, et me dire que mon univers semblerait presque beau en comparaison. Ou alors, à l'inverse, m'abreuver de récits d'âges d'or que ma soif d'optimisme m'oblige à idéaliser ; m'y projeter, et fermer les yeux dans l'espoir que ces quelques instants d'évasion durent encore et encore.


      • Vous avez du temps libre, que faites vous ?
        « J'en profite. Pour lire, m'isoler lorsque le besoin s'en fait ressentir. Réfléchir, parce que je ne peux pas m'en empêcher ».


      • Vous êtes à la bibliothèque, qu’empruntez-vous comme livre ?
        « Sorts et enchantements anciens et oubliés ».


      • Votre lieu préféré à Poudlard et pourquoi ?
        « Les tours, pour les vues imprenables qu'elles offrent sur le domaine que couvre Poudlard. C'est bien connu, j'aime regarder les autres de haut ».


      • Quel sort auriez le plus de plaisir à lancer ?
        « Legilimens. J'adorerais avoir accès aux pensées des autres ».


      • Si vous remarquez qu'un élève se comporte bizarrement ces derniers temps, le suivriez-vous pour savoir ce qu'il manigance, au risque de vous faire prendre ? Pourquoi ?
        « Evidemment. Comment satisfaire ma soif de curiosité sinon ? Difficile d'y résister quand on sait que certaines découvertes font de bons moyens de pression. Hum ? J'exagère ? À peine ».


      • Comment considérez vous Albus Dumbledore, directeur de Poudlard ? Est-ce une bonne chose qu'il soit à la tête de cette si prestigieuse école ?
        « Pas d'avis sur la question. C'est permis ? Jusqu'ici les choses ont l'air de bien tourner, sous sa direction. En tout cas, Père le considère comme un incapable... Mais son avis est tout à fait subjectif, je crois ».


      • Pensez-vous que les enfants de Moldus méritent d'étudier à Poudlard ?
        « Marionnette soigneusement préformatée, je devrais évidemment clamer que non, ces moins que rien n'en valent pas tant. Mais, très franchement, qu'ils aient droit ou non à ce privilège ne risque pas de m'empêcher de fermer l'oeil la nuit ».



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Dernière édition par E. Scarlegh Middleton le Jeu 10 Sep 2009 - 8:52, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Scarlegh •• born to raise hell [ENDED].   Jeu 10 Sep 2009 - 3:47

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    4 – Biographie

      PASSÉ :
      -EXTRAIT DU JOURNAL DE SCA-

      ________« Je suis née un soir de Mai -le 18ème, plus précisément. De ce jour-là, je ne garde bien sûr aucun souvenir qui me soit propre ; mais Fan, servante dévouée ayant joué auprès de moi le rôle de nourrice dès les premières heures, s'est plu à m'en raconter une partie en détail.

      Je suis arrivée tard. Ou tôt, selon les points de vue. A cette heure, l’Angleterre était encore entièrement plongée dans les affres d’un repos réparateur ; une nuit sans lune la recouvrait de son manteau sombre, refoulant au néant le moindre rayon de lumière, et le silence s’était fait maître du pays pour quelques instants de plus. Mais si le silence régnait aux alentours ce n'était certainement pas le cas au Manoir : enfoncée dans les coussins moelleux d’un immense lit à baldaquin, mère se retenait à grand peine de laisser libre court à ses cris. L'eût-elle fait que l’on aurait cru à juste titre, selon les dires de Fan, assister à d'interminables heures d’agonies. La douleur semblait vouloir la déchirer de toutes parts, l’écarteler jusqu’à ce qu’elle abandonne. Mais le tumulte de voix inconnues qui flottaient au-dessus de son visage rougi la retenait, entre l’éveil et les limbes de l’inconscience.

      Et lorsque, les lèvres blessées d’avoir trop longtemps subit ses mordillements vengeurs, les joues moites de n’avoir pas pu laisser échapper ses larmes, elle avait pu relever ses yeux troublés sur la forme que lui présentait solennellement le médicomage, ce ne fut que pour laisser échapper unique sanglot étranglé. Rageur. Le « ravissant bout de chou » que j'étais au yeux des infirmières à son chevet, affichait un duvet du même châtain que son père, et ses paupières closes masquaient encore le mordoré typique de son regard. Mais elle, dès le premier coup d'œil, entrevit les futures années d’innombrables caprices, et se laissa lourdement retomber sur ses oreillers en se jurant que je serais la dernière. De son côté, Père n'avait pas exprimé une once de joie -il avait espéré un fils de qui faire son héritier. Fan n'a pas voulu en parler plus longtemps, mais il ne m'est pas si difficile de comprendre qu'il était clairement déçu.

      Quoiqu'il en soit, à son réveil, maman s’était finalement émerveillée sur le teint laiteux du petit être qu'on lui avait placé au creux des bras ; de ses traits harmonieux et de l’avenir grandiose qui s’ouvrait déjà devant lui. Elle se mit en tête d'innombrables projets, et insista pour me trouver un prénom digne de ma valeur.
      Ce fut ainsi qu'elle me nomma Eden. Eden, Scarlegh Middleton.

      D'aussi loin que je m'en souvienne, mère à toujours été une femme un peu fantasque. Effacée et rêveuse face à son époux, à peine plus encombrante qu'une ombre ; affectueuse vis-à-vis à de moi, bien que résolument absente. Elle s'évanouissait dans la nature dès le matin, parcourant avec ses 'amies' les rues marchandes du Londres sorciers ; réapparaissait en soupirant en milieu d'après-midi, les bras chargés de tenues qu'elle ne porterait qu'une fois, et de cadeaux destinés à l'excuser à mes yeux ; se plaignait les heures suivantes du peu de choix qu'offrait Londres, rêvant de pouvoir s'échapper plus loin encore. New-York était son rêve, bien que je ne compris jamais pourquoi.
      Quant à Père... c'était une autre histoire. Ne supportant pas l'indifférence qu'il semblait vouloir me témoigner, je n'eus de cesse de me comporter de façon irréprochable à ses yeux, cherchant une trace d'affection à mon égard dans le moindre des gestes qu'il m'adressait. Je n'agissais que dans le but de le voir se rengorger de fierté, et l'entendre faire mon éloge était la meilleure des récompenses. Mais ces occasions étaient rares : c'est bien connu, Père est un éternel insatisfait. Un jour, je lui apparaissait parfaite ; le lendemain, je ne représentais rien de plus que la pire des calamités.

      Il jugea donc très vite crucial de parfaire mon éducation, blâmant constament mère pour ses absences répétées ; mais il me parlait, dorénavant, plus que jamais auparavant, et je ne pu que bénir la passion de maman pour les futilités. C'était une pression constante que de suivre ses ordres à la lettre. Cesser de me comporter comme la gamine que 'je n'étais plus', adopter une attitude conforme à mon rang, ne pas m'adresser aux servantes -et aux elfes encore moins- comme à des égales ; me maîtriser, constamment, pour ne plus être une 'proie facile' ; prôner la supériorité de mon sang pur, vis-à-vis de celui, souillé, des nés-moldus et autres sangs-mêlés. Et il parlait parfois de ce grand sorcier qui, à une époque, avait voulu les éradiquer pour de bon.
      Je croulais sous le poids des cadeaux, l'esprit plein à ras-bord de règles de convenance et préjugés raciaux, tentant de me persuader que tout cela me comblait. « Que les apparences soient belles, car on ne juge que par elle », assenait maman dès lors que je faisais l'erreur de l'oublier. Au fil du temps, les efforts devinrent automatisme, et je n'eus bientôt plus à forcer pour me conformer à mon rôle. Et parce que j'étais la première à être dupe, les autres ne pouvaient qu'y croire.

      Il y a des revers qui sont inévitables. L'aigreur qu'entraîne la solitude en fait partie ; l'amertume des rêves bridés trop tôt également. Ma carapace n'était pas sans faille. Ainsi, mon propre corps fut le premier à me trahir.
      Au départ, ce n'étaient que des questions sans importance. Avais-je réellement reposé ma plume à sa place ? Fermé la porte de ma chambre ? Rangé un livre juste après l'avoir lu ? Je me sentais obligée de vérifier, mais une fois le dos tourné, le doute réapparaissait. Alors je m'assurait encore et encore d'avoir tout fait correctement, me répétant que c'était tout à fait normal. Le perfectionnisme est une qualité...
      Ou pas.
      Peu à peu, il s'était avéré que non, mon obsession pour l'ordre n'avait rien de 'parfaitement normal'. Il fallait que tout soit symétrique, que rien ne dépasse -sans quoi, j'étais mal à l'aise. C'était un rituel inévitable. Je voyais bien que ma façon d'agir n'avait souvent pas de sens, et n'éprouvais aucun plaisir à agir ainsi ; mais c'était l'unique moyen de calmer mon anxiété. Il me fallait tout vérifier, une douzaine de fois au moins ; et que l'un de mes parents me fasse la moindre remarque à ce sujet mettait à mal ma sacro-sainte maîtrise. Paradoxalement à la dévotion illimité que je leur vouais, j'éprouvais le besoin de les faire taire, eux qui régissaient ma vie depuis toujours au point de m'en rendre malade.
      Le diagnostique de Weller, notre médicomage de famille confirma mes doutes : troubles obsessionnels compulsifs. « Névrose », avait craché mon père avec mépris. Et bien que Weller s'empressa de nier, affirmant que les chances de voir les symptômes se résorber étaient immenses, Père avait répliqué que si je tenais de ma mère, celles de les voir empirer étaient plus grandes encore.
      Sarcasmes. Un moyen comme un autre d'exprimer une rancœur que je n'étais même pas consciente d'abriter en mon sein.

      Mais une étonnante nouvelle eut tôt fait de détourner son attention de mon cas. Je m'en souviens encore ; j'étais alors en 3ème année.

      ** FLASH-BACK **

        Elle savait qu'elle n'avait rien à faire ici. L'accès au bureau de son père lui avait toujours été formellement interdit, quelques soient les hypothétiques raisons de sa présence... et pourtant. Elle était là, immobile, torturant de ses dents sa lèvre inférieure, comme en proie à un réel dilemme. À bien y réfléchir, elle n'était pas la seule à blâmer. Si son père lui demandait des comptes, elle pourrait toujours expliquer comment son hermine, Thémius, s'était agilement faufilée hors de sa chambre, l'obligeant bien évidemment à se précipiter à sa suite. N'était-ce pas une explication plausible ? Sa véracité lui ajouterait d'autant plus de poids.
        … Par Merlin, non, c'était grotesque ! Jamais elle n'oserait se cacher derrière une excuse si bancale. Il valait encore mieux qu'elle improvise au moment venu. Un détail étonnant, cependant, acheva d'ébranler ses infimes résistances. Habituellement, la porte de cette pièce était toujours hermétiquement close, à tel point qu'il était impossible que n'en filtre ne serait-ce qu'un murmure. Et ce n'était pas le cas, cette fois. Le lourd panneau de bois avait été laissé entrouvert, dans la précipitation sans doute ; l'ouverture projetait au sol une pâle raie de lumière tranchant avec la pénombre régnant dans le couloir.

        Pesant le pour et le contre, elle prit le parti de se rapprocher -juste un peu... et ce fut avec une infinie prudence qu'elle céda enfin à sa curiosité. Lentement, elle plaça son visage dans l'entrebâillement de la porte, ne sachant trop à quoi s'attendre... et fut déçue de ne le trouver qu'installer derrière un immense bureau, un pli lui barrant le front en signe de sa concentration. Ce fut alors qu'elle s'apprêtait à faire demi-tour, aussi discrète que possible, qu'un son étrange la figea sur place. Le bruit d'un encrier s'écrasant brusquement au sol, couvrant à peine le gémissement de douleur qui franchit les lèvres de l'homme. Scarlegh retint son souffle. Toute concentration oubliée, son père se tenait désormais courbé, enserrant son poignet gauche de sa main, les traits marqués d'une expression presque similaire à celle qu'elle-même affichait. Elle l'entendit élever brièvement la voix sans parvenir à comprendre le moindre de ses mots, et l'observa passer un doigt le long de sa chair visiblement meurtrie. Et alors qu'il se penchait vers l'avant, cherchant à atteindre sa baguette, elle laissa échapper un cri de surprise.
        Le serpent noir, celui-là même que semblait vomir un crâne décharné, qui lui marquait la peau depuis ce qui lui semblait une éternité... il bougeait, se mouvant sur la surface blême de son épiderme, menaçant. A cet instant, elle croisa son regard. Non pas celui auquel elle s'était attendue, furieux et bouillant de rage... un regard où se mêlaient crainte et... quelque chose qu'elle désigna comme de l'exaltation. L'homme se releva d'un geste vif et quitta la pièce d'un pas tout aussi rapide, la dépassant sans lui prêter la moindre attention.
        Elle s'empressa pourtant de le suivre, cherchant les mots pour retenir son attention -elle voulait comprendre. Que s'était-il passé, à l'instant ?
        Agacé, il daigna se retourner vers elle, et la toisa du regard -regard qu'elle n'hésita pas à soutenir. Et, après de longues secondes plongée dans le silence, elle obtint sa réponse. La voix calme, le regard aussi fixe que s'il avait voulu la sonder, son père lui apprit le sens de ce qu'elle avait vu. Le Maître venait de renaître de ses cendres.


      Sur le moment, je n'avais réellement pas su qu'en penser. Toujours est-il que maman, abandonnnant pour une fois son attitude frivole, avait l'air de plus en plus inquiète ; et l'atmosphère au Manoir ne s'en fit que plus pesant.
      Au final, les moments passés à Poudlard, loin d'elle et des proccupations de Père, furent à chaque fois pour moi de véritables bouffées d'oxygènes. Je ne parvenais pas réellement à m'attacher -ou plutôt, je n'en ressentais pas l'envie. A force de vouloir changer ma nature profonde je m'étais perdue, et l'idée d'accorder ma confiance aux autres entraînait à chaque fois un véritable conflit interne. Je craignais d'être blessée -pour l'éviter, je portais le premier coup. Effrayée à l'idée d'être trahie, j'avais appris à tourner les choses à mon avantage, à me servir des informations auxquelles j'avais vent pour m'assurer une main mise sur les autres ; le tout savamment masqué par un sourire 'sympathique'. J'avais l'art et la manière de faire semblant.
      Et si je ne pouvais faire ainsi, je me contentais de rester distante, méfiante, de peur que les autres ne finissent par comprendre... qu'au fond, je n'étais rien d'autre qu'une faible.

      Quoiqu'il en soit, l'éloignement m'était bénéfique. Loin de la pression familiale, je portais un regard neuf sur ce qui m'entourait réellement, au point de remettre en question ce qui m'était, jusqu'à présent, apparu comme une évidence. Le changement s'effectuait, inévitablement, au gré de mes fréquentations. Le poison s'insinuait dans mes veines, discret, au point que je parvienne presque à accorder plus d'importance aux autres, pour peu qu'ils prouvent en valoir la peine. Presque ».


    5 - Hors-jeu

      COMMENT AVEZ-VOUS DECOUVERT LE FORUM ? Si je ne me trompe pas de fo... je crois que j'y étais inscrite y'a quelques temps =)

      NOMBRE DE LIGNES DE RP EN MOYENNE ? hum. Quelque chose comme une trentaine, je pense.

      EXEMPLE DE RP SUR UN AUTRE FORUM :
      Spoiler:
       

      ***

        Aaaah liberté tant méritée. La Serdaigle en jouissait du mieux qu’elle pouvait. Finie ! La journée était belle et bien finie ! Elle se retint de justesse de lever les bras en l’air pour bénir le ciel.. et préféra prendre une loongue goulée d’air –c’était moins ridicule.. ou plutôt, plus classe- et se mettre en quête de sa sœur aînée, plus par habitude que par réel besoin. Voyons… où pouvait-elle bien se trouver ? Une main agrippa tout à coup sa manche, et quelques mèches de ses cheveux bruns retombèrent devant ses yeux. Sourcils froncés, elle se tourna vers l’opportun.. mais se contenta finalement de lever les yeux aux ciel en entendant les premiers mots de son vis-à-vis.
        - Depuis quand tu fuis les salles de classe, toi ? Sauvée par le gong hein ? Avoue que tu n’avais pas suivi un traitre mot du cours, pour une fois.
        Elle haussa un sourcil amusé, et un brin moqueur.
        - Qu’est-ce qui te permet d’affirmer ça ? Je te signale que je sais toujours tout sur tout, contrairement à toi. Je ne vois pas pourquoi ce serait différent aujourd’hui.

        Elle se dégagea de sa poigne sans lui laisser le temps d’ajouter quoique ce soit et continua sa route. Pas qu’il le dérangeait, même elle avait autre chose à faire.
        Enfin… Bon, certes, elle n’avait absolument rien prévu de faire, mais personne d’autre qu’elle n’était obligé de le savoir, n’est-ce pas ? Bien. C’est sur ces pensées qu’elle se laissa finalement tomber très gracieusement sur l’un fauteuil épais et moelleux de la salle de détente. Ici se mêlaient des élèves de toutes les maisons, et bien que les préjugés restent profondément ancrés dans les esprits de chacun, personne ne songeait à faire de scandale ici. Ils se contentaient généralement que quelques piques pour s’agacer les uns les autres, et de regards noirs, avant de retourner chacun à sa conversation. La Serdaigle lâcha un soupir de contentement. Depuis le temps qu’elle attendait ce moment de répit ! Elle avait atterri là sans vraiment le vouloir, mais ne regrettait pas de s’être laissée guider par ses pas.
        Cette fois, la pièce était quasiment vide.. Elle se laissa glisser un peu plus dans son fauteuil, et se mit inconsciemment à triturer les bordures du patch qui le recouvrait avant de fermer les yeux à moitié.
        Mais la quiétude de sa solitude ne dura pas aussi longtemps qu’elle l’avait pensé...

EXPÉRIENCE RPG : Deux ans '_'

CÉLÉBRITÉ SUR L'AVATAR : Kristen Stewart, puisqu'elle semble dispo <3

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MessageSujet: Re: Scarlegh •• born to raise hell [ENDED].   Jeu 10 Sep 2009 - 17:13

Bienvenue Scarlegh ! Très jolie fiche qui est bien évidemment validée, je n'ai rien à redire :-)

SERPENTARD, 5ÈME ANNÉE

Bon jeu parmi nous !

PS : Déjà inscrite ici auparavant ? Sous quel pseudo ? ^^

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E. Scarlegh Middleton

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MessageSujet: Re: Scarlegh •• born to raise hell [ENDED].   Jeu 10 Sep 2009 - 20:03

Merci ♥

Caitlyn Hopkins. J'ai retrouvé mon ancien moi d'ailleurs '_' => []. Pas mal de similitudes, histoire mis à part -vu que j'ai fait du recyclage de fiche. Hmpf x)
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MessageSujet: Re: Scarlegh •• born to raise hell [ENDED].   Jeu 10 Sep 2009 - 23:20

Ahh oui, je me souviens de Caitlyn ^^ Bon retour parmi nous dans ce cas ! :-)
(Magnifique avatar de Kristen <3)

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Scarlegh •• born to raise hell [ENDED].

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