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 { Moonlight Agony | PV |

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Zéphyr E. Asriel

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Année d'étude : Serdaigle.
Poste : Élève de 6ème année.
Baguette : 25,6cm - bois de charme - plume de phoenix.
Date d'inscription : 29/11/2008

MessageSujet: { Moonlight Agony | PV |   Lun 22 Déc 2008 - 16:37


PV pour Theodore Nott


Insomnia, awake till morning light




    Une heure moins le quart. Du matin. L'imposante bâtisse de Poudlard avait abandonné ses lumières, et seule l'enceinte du château était encore éclairée. En à peine dix minutes, Zéphyr venait de braver deux des articles du règlement de Poudlard, et pas des moindres à vrai dire. Si se trouver en dehors de sa salle commune - passé 21heures - constituait déjà une marque de désobéissance, se rendre dans la forêt interdite sans la présence d'un professeur était encore bien pire. Enfin, la jeune fille n'avait aucune intention de s'y aventurer, à proprement parler. Et non, détrompez vous, Zéph' n'était guère du genre à se tester en traînant aux abords de ce lieu que la plupart jugeaient effrayant. Elle n'avait nullement besoin de cela, et les remix de Blair Witch en pleine nuit ne la tentaient pas vraiment. La jeune sorcière avait seulement besoin de respirer, oppressée entre les quatre murs du dortoir des filles de la tour des Serdaigle. Elle ne trouvait pas le sommeil.
    Ce manège durait depuis de nombreuses nuits déjà, et Zéphyr en était presque venue à regretter les cauchemars. Désormais, c'était des insomnies à répétition, de longues nuits blanches à rester allongée dans son lit à fixer le plafond, le regard perdu. Elle ne savait pourquoi ses pensées la torturaient ces derniers temps. Rien n'avait changé pourtant... Et elle n'avait pas vraiment de raisons de ruminer. Mais cela ne changeait rien. Ses peurs et ses doutes venaient la hanter sans cesse, et elle ne supportait plus cela, elle ne supportait pas de ne pas comprendre. Jusqu'ici, la jeune fille avait supporté les caprices de son sommeil sans trop broncher, mais l'ennui l'avait vite gagnée. Perdre son temps la rendait folle, c'est pourquoi elle décida d'aller faire un tour.


    Ce n'était pas la première fois que Zéphyr s'adonnait à ce genre d'expédition nocturne, et en six années elle avait eut le temps d'élaborer certaines tactiques pour quitter sa maison sans que personne ne se doute de rien. Tout avait commencé par un pari débile avec un Serpentard et une Gryffondor de son âge, lorsqu'elle était en première année. Quitter leur dortoir pour partir explorer les couloirs, et tester le courage de chacun, en les défiant de divers gages, tel était le jeu. Certes on était bien loin du grand frisson, mais l'insouciance et la naïveté de ces gamins de onze ans rendaient leurs exploits terriblement palpitants. Tout cela s'était évidemment terminé dans le bureau de Rusard, où seule la Gryffondor se rendit, les deux autres ayant eu le temps de filer. Zéphyr avait donc acquit toute l'expérience requise pour faire le mur. Cependant, ce soir là, sortir de la Tour ne s'était pourtant pas révélé aussi simple que d'habitude. La fatigue altérait sans aucun doute son sens de l'observation, tout du moins ce fut la seule excuse que Zéph' daigna se trouver.



      « QUI EST-CE ?!!»


      Zéphyr tressaillit et une ombre passa sur son visage. Elle finit par lâcher un soupir lorsqu'elle fut en mesure de poser un nom sur la nouvelle arrivante, et se retourna mollement.


      « Heureuse d'entendre ta voix cristalline Emerson.»


      Rien n’était moins vrai. Seulement, l’esprit borné de la septième année ne sembla pas capter l’ironie de la phrase de Zéphyr, et elle ne releva pas les mots de la sorcière d’un an sa cadette. La grande brune traversa le salon de la maison Serdaigle en de grandes enjambées, semblant prête à bondir pour lui arracher les yeux si elle tentait de sortir. Zéphyr la contempla, immobile, les lèvres pincées afin d’éviter de sortir une éventuelle remarque qu’elle risquerait de regretter.


      « J’PEUX SAVOIR C’QUE TU FAIS ?!»


      Zéphyr arqua les sourcils et se mordit la langue pour retenir les phrases amères qui montaient dans sa gorge. Elle ne supportait déjà pas la préfète des bleus et bronzes en temps normal, et le fait qu’elle lui rugisse dessus de la sorte l’exaspérait au plus haut point. Mais, pas envie de s’énerver ce soir. Se taire était une chose devenue rare, et en général, les élèves parlaient sans cesse, pour ne rien dire. C’était le cas de Lyra Emerson, sans doute une des préfètes les plus prétentieuses que Zéphyr n’ait jamais rencontré. Manque de pot, c’était une Serdaigle, tout comme elle, qui prenait un malin plaisir à fliquer tous ceux qui s’écartaient du règlement. Conservant son mutisme, Zéphyr était prête à subir la leçon de morale de son interlocutrice, et croisa ses bras d'un air las.


      « Quand grandiras-tu Asriel?! Qu'est ce qui se passe, tu te sent importante là, c'est ça ! Mais... »


      Sortir, elle devait à tout prix sortir, partir loin de cette voix de crécelle, qui risquait de lui faire perdre l'ouïe d'ici peu. Oh douce délivrance que d'être rendue sourde, ne serait ce qu'un instant. Peut être pourrait elle partir là, non? Lyra ne s'en rendrait même pas compte, perdue dans son monologue qui ne finirait sûrement jamais.


      « ... Tu comprends, c'est à cause d'élèves comme toi que je n'ai pas le temps de réviser mes A.S.P.I.C. , et tu es contente hein? Jouer la pseudo grande rebelle....»


      Peut être que si elle restait là, à l'écouter déblatérer son petit discours, elle finirait par tomber dans les bras de Morphée? Soudain, la préfète se mit à faire de grands gestes avec ses bras, pour illustrer l'ampleur de la situation... Ou quelque chose de ce genre. S'en était trop. Zéphyr se retourna brusquement vers la porte et l'atteignit en une seconde. L’incantation retentit derrière elle, et les pieds de la jolie blonde s’enroulèrent dans sa cape dans un mouvement ridicule, tandis qu’elle tombait au sol sans pouvoir retenir sa chute. Un grognement de colère lui échappa, alors qu’elle tentait de s’extirper de ce sort, sans grand succès.


      « ... et voilà, tu reconnaîtras que tu l’as cherché....»

      « Locomotor Mortis.»


      Zéphyr avait lancé le sort d’une voix neutre, avant de se relever tant bien que mal, pour quitter la salle à pas feutrés, laissant la sorcière ainsi bloquée au sol.



    Peu importaient les conséquences, Lyra refuserait d’avouer qu’une sixième année l’avait piégée, et ne dénoncerait donc pas la jeune fille. C’était toujours ainsi. C’est donc d’un pas confiant que Zéphyr avait gagné le parc, observant avec une certaine mélancolie la verdure qui avait quitté ses tons de feu pour se couvrir d’une légère couche de neige. Le froid venait mordre ses joues claires et ses jambes à peine couvertes d’une paire de collants noirs, et une légère brise agitait ses mèches dorées. Zéphyr s’attendait à ne rencontrer personne à cette heure tardive, mais elle prit tout de même la peine de s'éloigner des abords du lac, au cas où. Ses pas la guidèrent comme toujours à la lisière de la Forêt Interdite, sans qu'elle n'éprouve l'envie de s'y aventurer. Elle ne sortit pas non plus sa baguette pour éclairer les lieux, et continua de vagabonder de sa démarche féline le long des arbres, perdue dans ses pensées. Si la fatigue creusait légèrement ses joues et avait dessiné des cernes mauves sous ses yeux, elle ne la ressentait pas vraiment, comme si l'énergie refusait de la quitter.
    Un léger bruissement attira son attention, à quelques pas d'elle, et Zéphyr s'arrêta, suspicieuse. Elle ne lança pas le traditionnel "Qui est lààà?" , attendant simplement que la personne sorte de l'ombre. Sa main se porta instinctivement à sa baguette, dans un mouvement imperceptible, et ses sourcils se froncèrent légèrement.


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Theodore Nott

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MessageSujet: Re: { Moonlight Agony | PV |   Mar 23 Déc 2008 - 0:21

Il était tard… Très tard, en fait. Peut-être même trop tard. A moins qu’en fait, il ne soit plutôt trop tôt… Tout dépendait du point de vue duquel on se plaçait. Au moins, une chose était sûre, c’était le matin. Et ça, même s’il faisait encore nuit. Mais qu’est-ce qu’il était donc venu faire dans un coin pareil à une heure pareille ?! Theodore Nott, tu n’es qu’un abruti fini ! Il se passa une main gantée de laine verte sur le visage, d’un geste exaspéré, comme s’il voulait effacer ces pensées de son esprit.

Des images lui revinrent, fugitives, allant et venant dans un ordre décousu. Un couloir vide qui s’enfonçait dans les cachots, désert… Un dortoir aux couleurs vert et argent occupé de grands lits à baldaquin… Le parc vu depuis la grande porte, recouvert de son manteau neigeux… Des ronflements, sonores et bruyants… Un rêve brumeux où il était question de mort… Un réveil nocturne, haletant et couvert de sueur…

Oui, c’était pour tout cela qu’il avait quitté la chaleur réconfortante de sa couette et qu’il s’était glissé hors d’une salle commune au feu mourant, pour tout cela qu’il s’était retrouvé dans un couloir glacé qui courrait dans les entrailles du château, pour tout cela qu’il avait fini par atterrir dans le parc. Il ne devait pas être loin de minuit et il avait eu de la chance, car il n’avait rencontré personne dans les couloirs. Il fallait dire que les préfets descendaient rarement dans les cachots, ce pour quoi on les comprenait parfaitement… Theodore inspira longuement et releva la tête, portant son regard un peu plus loin, vers le lac. De là où il se trouvait, on voyait parfaitement la lune se refléter tel un disque d’argent sur ses eaux noires. Cela permettait au moins de ne pas se perdre en se promenant dans le parc au cœur de la nuit, bien que ça ait aussi un effet négatif : on pouvait vous voir depuis très loin ! Finalement, il fit volte-face et laissa couler son regard sur le manteau neigeux qui recouvrait le parc, cherchant un chemin capable de le dissimuler aux regards indiscrets. Il finit par le trouver et il en prit la direction d’un pas lent qui crissait dans la neige, s’abimant une nouvelle fois dans ses pensées.

L’esprit quelque peu éclaircit par l’air frais d’une nuit d’hiver, il tenta une nouvelle fois de comprendre la raison qui le poussait à refaire sans cesse les mêmes rêves… Des rêves qu’il n’avait plus faits depuis l’âge de ses huit ans, depuis que son père l’avait « convaincu » de les oublier. Qu’est-ce qui les avait réveillés ? Etait-ce possible que ce soit à cause de Drago ? Sans trop savoir pourquoi, il en était presque sûr. Un peu comme si le Serpentard avait été un déclencheur, qu’il avait ouvert une brèche en lui et que cette brèche menaçait maintenant de céder à tout instant. Mais y pouvait-il quoi que ce soit ? Et surtout, devait-il tenter quelque chose ? Son cœur avait envie de crier non, même s’il savait que ça risquait de rendre la suite bien plus difficile. Surtout en des temps si troubles… Mais il avait promis à son ami et donc il était prêt à ne pas résister si cette digue fragile qu’il avait élevée avec le temps décidait de s’effondrer. Surtout que…

Un bruit attira son attention, bien qu’il ne fut pas capable de déterminer de quel genre de son il s’agissait. Revenant à lui, il fut surpris de constater que ses pas l’avaient mené à… la Forêt Interdite ! Comment cela se faisait-il, il ne savait pas. A moins que… Il n’aurait su le dire avec certitude, mais ce lieu ressemblait fort à celui par lequel il était entré dans la forêt afin de rejoindre Drago, quelques temps plus tôt. Etait-il possible que son inconscient l’ait guidé vers là en raison des événements joyeux qu’il y avait vécu ? C’était très probable, mais en l’occurrence, à cet instant précis, il aurait préféré se retrouver ailleurs… Pas qu’il ait eu peur, mais certaines rumeurs sur la forêt avaient de quoi inquiéter. Peut-être pas ces histoires de loup-garous, encore que… L’image de la Lune sur le lac revint à son esprit et il grimaça, hésitant. Il avait surtout pensé à des acromantulas, mais du coup, il ne savait plus que penser… Il n’y avait pas trente-six solutions, il fallait revenir sur ses pas.

Revenant vers le lac, il fut surpris par un bruit… Comme si une quelconque créature s’était déplacée à proximité. Il s’arrêta et écouta, mais plus rien. Il était pourtant sûr de ne pas avoir rêvé ! Et si la créature s’était elle aussi arrêté ? Alors ça voulait dire que… Il se figea sur place. Ce devait forcément être quelqu’un du château, et s’il s’agissait d’un professeur, c’en était fini de lui. Il inspira et s’avança inexorablement vers son destin lorsqu’une silhouette s’offrit à sa vue. C’était bien quelqu’un du château, mais certainement pas un professeur. Un élève, alors ? La faible clarté de la Lune ne lui permit pas d’identifier l’intrus, mais de toute façon, qu’est-ce que cela aurait changé ? Reprenant son pas normal, il dépassa la silhouette et retourna vers le château. Quand…

Il stoppa. Il ferma les yeux en baissant le regard, son esprit fonctionnant à pleine vitesse. Qu’était-il donc en train de faire ? Rentrer au château… Mais pour faire quoi ? Il ne trouverait pas plus le sommeil qu’avant de quitter son dortoir alors à quoi bon essayer… Et si c’était pour attendre dans la salle commune, ça n’en valait pas la peine… Pourquoi ne pas rester ici dans ce cas ? Pourquoi ne pas essayer de faire connaissance avec cette personne ? Que perdrait-il à se comporter comme un être humain normal ? Theodore se retourna donc lentement pour faire face à la personne qu’il avait plantée là. En y faisant un peu plus attention, il pouvait voir qu’il s’agissait d’une jeune fille, mais il était incapable de déterminer sa maison. Il tenta malgré tout un sourire crispé, se doutant que si cette charmante personne avait déterminé la sienne, il se ferait rembarrer sans ménagement.


Bonjour… Drôles d’heure et de lieu pour rencontrer quelqu’un. Par contre, je ne pense pas que tu en auras besoin, je ne suis pas spécialement dangereux.

Son sourire se fit un peu plus franc alors qu’il désignait sa main d’un signe de tête. Il ne l’avait pas vraiment vu, mais il se doutait qu’elle avait du agripper sa baguette. C’était la même idée qui lui avait traversé l’esprit, il était donc logique de penser qu’elle ait agi de même. Seulement voilà, Theodore Nott étant Theodore Nott, lui et les relations sociales, ça faisait quatre… Il ne savait donc pas trop comment entamer une conversation avec une inconnue et était quelque perdu. Il n’avait jamais parlé à grand monde à Poudlard, et en général on venait à lui. La situation le prenait donc au dépourvu… Il tenta quand même de s’en sortir, tant bien que mal, en espérant ne pas avoir l’air trop bête…

Theodore. Je n’arrivai pas à dormir alors voilà… Je ne veux pas te déranger. Je comptais bientôt rentrer de toute façon. C’est qu’il fait froid.

A peine eut-il terminé qu’il se maudit de tous les noms. Pour sûr, il n’avait pas eu l’air bête sur ce coup… Il s’était montré tout simplement lamentable. Un véritable handicapé social. C’était dans des cas pareils qu’il n'avait plus qu'une envie, celle d’être un animagus.
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Zéphyr E. Asriel

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MessageSujet: Re: { Moonlight Agony | PV |   Mer 24 Déc 2008 - 13:13



    Elle qui avait souhaité être tranquille, elle avait tout gagné. Après l’autre pimbêche de sa maison, elle tombait sur quelqu’un à l’extérieur du château, et qui plus est à l’entrée de la Forêt Interdite. Élève ? Professeur ? Créature ? Aucune de ces options ne la réjouissait particulièrement à vrai dire. Non pas qu’elle fut d’humeur taciturne à cette heure tardive, mais plutôt un peu tendue. Comment ne pas l’être me direz vous, et personne n’aurait pu l’en blâmer. Le lieu n’était pas des plus réjouissants, la fatigue la rendait deux fois plus lunatique, et rencontrer quelqu’un ne l’enchantait guère. La main toujours crispée, près de sa poche, elle demeurait parfaitement immobile, à l’affut du moindre son. Les sens aux aguets, elle plissa légèrement les yeux pour tenter de distinguer quelque chose dans la pénombre, mais il n’y avait rien à faire. Soudain, l’individu prit la parole, mais elle resta tout de même sur ses gardes. A ses mots, elle avança de quelques pas, de sa démarche féline, afin de distinguer de lui plus qu’une simple silhouette. Il lui était familier, sans qu’elle ne puisse poser un nom sur son visage. Très certainement un élève d’une année différente de la sienne. Zéphyr le jaugea sans qu’aucune émotion ne traverse son regard aussi brûlant que glacial, car pour elle, à cet instant, il n’était rien d’autre qu’un importun. A la seconde remarque du jeune homme, Zephyr ne put qu’esquisser un sourire en coin, un brin sarcastique. Pas dangereux hein ? C’était certainement ce qu’ils disaient tous.

    « Excuse-moi si je reste perplexe. »

    Elle ne s’excusait nullement, et bien qu’elle renonce à s’emparer de sa baguette, elle restait méfiante. Elle scruta chacun des traits de son visage, mais il lui restait inconnu. Son ton était assez neutre cependant, elle ne cherchait pas à se montrer désagréable, et aucune autre remarque ne lui était venue. Ce n’était peut être pas le meilleur modèle d’amabilité, mais Zéphyr se moquait royalement de faire bonne impression, ou pas. Elle testait ses interlocuteurs à chaque nouvelle rencontre, ne souhaitant plus se faire avoir, comme l’été passé. Elle ne savait guère s’il s’agissait d’un Gryffondor, d’un Poufsouffle ou encore d’un Serpentard, mais elle n’en avait que faire.

    Jamais la jeune fille ne s’était fiée aux réputations des diverses maisons de Poudlard, et bien que la perfidie de son ancien ami l’ait rendu assez hargneuse envers cette dernière maison, elle ne faisait pas de ses élèves une généralité. Tout du moins, c’est ce qu’elle se laissait croire. Depuis la rentrée, elle n’avait encore eu droit à aucune confrontation directe avec les verts et argents, bien que certain lui aient lancé quelques remarques déplaisantes. Non, Zéphyr ne prêta aucune attention à la quelconque maison qu’il pouvait occuper. Elle décida de laisser de côtés ses mauvaises résolutions, pour tenter de faire connaissance, puisque tel semblait le but du sorcier.

    Visiblement, elle avait affaire à un insomniaque, tout comme elle. En même temps, étant donné le froid qui enveloppait les environs, il n’était sûrement pas sorti pour se distraire... Elle acquiesça brièvement lorsqu’il se présenta, histoire de ne pas feindre de nouveau l’indifférence. La plupart des gens prenaient cela pour de la supériorité, mais ceux-ci avaient tout faux. La Serdaigle n’était juste pas du genre extra sociable…

    « Zéphyr. »

    Puis, aux mots qui suivirent, elle ne put retenir un nouveau sourire, bien moins moqueur que le précédent.

    « Un peu de compagnie ne peut pas me faire de mal ! »

    Ouhh c’est vrai c’mensonge ? Eh bien, oui, visiblement. Des mots qu’elle ne s’attendait pas vraiment à prononcer, et elle se sentit soudain bien niaise. Depuis quand avait elle recommencé à se montrer sympathique à l’égard des inconnus ? Apparemment depuis peu, et si ses mots lui semblaient faux, c’était sûrement par manque d’habitude. Puis il ajouta qu’il allait peut être rentrer. Et puis quoi encore. Zéphyr commençait tout juste à se montrer sociable. La jeune fille haussa brièvement les épaules, lorsque son regard bleu se fixa sur un léger éclat, brillant sur la veste du sorcier. Arquant les sourcils, elle détourna rapidement les yeux, ayant reconnu sans peine l’écusson des Serpentards.

    Ne pas s’énerver, ne pas s’énerver ! La jolie blonde laissa son regard se perdre pour éviter d’ajouter une quelconque remarque. Elle avait pourtant décidé de laisser ses vieilles rancoeurs de côté, mais désormais, en face d’un de ces élèves, elle avait du mal à se montrer aussi aimable qu’elle l’aurait souhaité. Bon, pour le moment, il ne s’était montré ni glacial, ni hautain. Peut être devait elle lui laisser une chance après tout, et puis, elle n’était pas certaine qu’il la connaissait, alors…

    Car si le garçon n’avait pas reconnu en elle la personne victime de la confrontation avec Gabriel McCaughan, teigneux Serpy, c’était tant mieux. La plupart des verts et argents s’amusaient follement, avec leur remarque à deux balles à ce sujet, censées rabaisser Zéphyr. Comme si elle en avait quelque chose à cirer, de leur avis… Mais revenons-en à nos moutons, ou plutôt à notre Serpentard. Il ne la jugeait pas, donc, et n’était pas vraiment le stéréotype de sa maison. Zéphyr reporta donc son regard sur lui, l’air de rien.

    « Es-tu sûr de vouloir rentrer ? Nous pouvons toujours tuer le temps à deux. »

    De toute manière, que pouvait elle faire d’autre, excepté retourner dans sa salle commune, avec le risque de rencontrer de nouveau la préfète… Ce qui, entre nous, ne la tentait pas le moins du monde.

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Theodore Nott

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MessageSujet: Re: { Moonlight Agony | PV |   Mer 24 Déc 2008 - 19:24

Theodore était conscient de déranger la sérénité de la jeune fille, bien qu’à sa décharge, il devait signaler qu’il était vu ici le premier. Néanmoins, il n’avait pas envie d’être à l’origine d’une désagréable démangeaison et c’est pour cela qu’il proposait de se retirer, la laissant seule pour profiter d’un instant de paix. D’autant qu’il avait la très nette impression que la jeune fille était tout sauf commode. C’était un fait qu’à une heure pareille il était difficile de se montrer aimable, mais bon, Theodore ne tenait pas particulièrement à essuyer les plâtres. Il en avait un petit peu marre d’être toujours le Serpentard alors s’il pouvait éviter une quelconque confrontation, il le faisait.

Si Theodore avait eut un moyen de connaître les pensées de la jeune fille, il en aurait rit intérieurement. Elle n’était pas extra sociable tandis que lui n’avait jamais véritablement connu les rapports sociaux… Ils étaient faits pour s’entendre. La suite promettait de faire quelques étincelles. Il nota le prénom sous lequel elle se présenta, un nom tout aussi significatif que le sien. Il eut un petit sourire dissimulé en constatant qu’il la qualifiait à la perfection, reflétant cette froideur qu’elle semblait insinuer dans leur conversation. Néanmoins, il révisa bien vite son jugement devant le sourire qui suivit, espérant que peut-être les choses ne se passeraient pas si mal.

Ainsi donc, elle n’était pas contre un peu de compagnie. Theodore était un peu plus rassuré, même s’il pensait toujours qu’elle aurait pu trouver bien meilleure compagnie. Non parce qu’il était Serpentard, mais parce qu’il était Theodore Nott. Cependant, alors qu’il réfléchissait à ce qu’il allait faire, il remarqua une légère tension chez la jeune fille. Il n’avait pourtant rien fait alors… L’écusson. Il n’avait pas vu son regard se poser dessus, mais il se doutait qu’avec la lune et la clarté qui régnait, le reflet d’argent devait être visible. On y était donc, le moment où la révélation arrivait et où, une nouvelle fois, il se retrouverait seul. Il ne lui restait donc qu’à rentrer… Mais une nouvelle remarque de cette fille, Zéphyr, le ramena à leur discussion. Venait-elle de lire dans son esprit ? Il en doutait, mais on ne savait jamais.

Je n’ai pas une profonde envie de rentrer dans notre dortoir. De toute façon, je ne pense pas que je retrouverais le sommeil ce soir. Alors si ça ne te dérange, j’apprécierais en effet de tuer le temps avec toi.

Mais toi, veux-tu vraiment passer du temps avec un Serpentard… Il ajouta cette remarque mentalement, mais il ne la pensait pas moins. Il ne savait pas ce que Zéphyr pouvait reprocher aux Serpentards, mais il savait que ça ne devait pas être volé. Les Serpentards prenaient tant de plaisir à se faire détester des autres que parfois, il avait honte d’en être un. Non pas honte de sa Maison, ça jamais, mais plutôt honte d’être assimilé aux autres crétins qui la constituaient. Mais il lui serait difficile de changer cela parce qu’au final, pour les autres, il restait un Serpentard.

On pourrait marcher tout en discutant non ? Ca nous réchaufferait quelque peu.

Tout en prononçant cette phrase, il l’invita d’un geste de la main à passer à ses côtés, suivant un chemin qui s’éloignait un maximum de la Forêt Interdite. Non pas qu’il avait maintenant peur, mais il préférait ne pas tenter le diable, comme on dit. Il garda le silence un petit moment, puis, ne sachant pas si la jeune fille allait se mettre à parler ou pas, il se décida à se jeter à l’eau.

Alors, Zéphyr, qu’est-ce qui t’a poussé à sortir aussi tard ? Si ce n’est pas indiscret, bien sûr… Du mal à dormir toi aussi ?
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Zéphyr E. Asriel

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MessageSujet: Re: { Moonlight Agony | PV |   Ven 26 Déc 2008 - 0:18



    Zéphyr se maudissait intérieurement d'avoir ainsi réagit à leur rencontre, et s'attendait à tout moment à le voir lui fausser compagnie. Elle l'avait jugé trop rapidement, et sa méfiance devenue quasiment maladive avait de quoi attirer quelques réticences. Remarquant qu'à force de sourire, elle commençait sûrement à avoir l'air crispé, elle tenta de se montrer le plus naturelle possible, ou bien il risquait de croire qu'elle se moquait de lui. Décidément, ce n'était pas gagné, et elle ne savait pas vraiment si elle se montrait convaincante. La présence du serpentard la mettait cependant en confiance - on atteignait décidemment les limites du paradoxal... -, et puis, il n'avait pour l'instant rien du serpent respirant la perfidie, prétentieux, supérieur et... Bref, ce n'était pas les adjectifs qui lui manquaient pour décrire les caractères typiques que l'on s'attendait à rencontrer à l'évocation de cette maison.

    La réponse que le jeune homme donna à sa remarque lui convint parfaitement, et un sourire sincère s'afficha sur les lèvres de la Serdaigle, rendues légèrement vermeilles par le froid. Et bien, il y avait du progrès. Si le blason du vert et argent n'était pas cousu sur sa veste, Zéphyr en aurait même oublié sa vieille rancune. Cela n'avait pas vraiment d'importance, elle s'ennuyait à mourir de toute manière, et au fond, la présence du dénommé Theodore était la bienvenue. Lorsqu'il lui proposa de continuer leur chemin, Zéphir ne put qu'acquiescer, à vrai dire elle n'avait que très rarement connu un froid pareil.


    «Avec plaisir, je t'avouerai qu'entrer en hypothermie ne me tente que moyennement...»


    Zéphyr resta elle même interdite face à ses mots. Si elle commençait à tenter de faire de l'humour, elle pouvait dire adieu à ses bonnes résolutions. L'envie de sympathiser avec l'ennemi se retrouvait confrontée à toutes ses raisons de se méfier des autres, même si ceux ci se montraient des plus aimables. Qu'avait-elle à perdre? Elle savait se défendre.
    C'est ainsi que Zéphyr s'engagea sur le chemin, aux côtés de Theodore, alors que le silence commençait à s'installer entre eux. Elle cherchait un sujet de conversation, mais tout lui semblait déplacé, et puis elle ne tenait pas à tenter le côté Serpentard de la force. C'est avec soulagement qu'elle écouta son 'camarade de route' reprendre la parole, pour relancer la discussion, ou plutôt la lancer d'ailleurs, car jusqu'ici leurs échanges verbaux avaient été assez limités. Elle reporta son regard sur lui à sa question, avant de détourner les yeux, histoire de regarder où elle allait. Du mal à dormir...


    « Si ce n'était que ça! Je ne ferme plus l'oeil de la nuit, et ça fait déjà quelques temps que ça dure... »


    Génial, si elle commençait à s'adresser à lui comme à un psychologue, la conversation allait rapidement devenir monotone. Elle ne voulait pas se plaindre, ce n'était pas la fin du monde, et le sommeil finirait bien par revenir. La jeune fille ne s'inquiétait pas vraiment, et puis, elle finirait par trouver une potion capable de remédier à cela, comme toujours. Haussant les épaules avec désinvolture, Zéphyr passa rapidement une main dans ses cheveux - à elle - pour se donner une contenance, avant de le questionner à son tour.


    « Et toi? Sais-tu ce que tu risques, en dérogeant aux règles de cette manière? »


    Elle avait pris un ton faussement réprobateur et menaçant, donnant à sa voix des intonations rappelant celles d'Ombrage, et son sourire malicieux n'en témoignait que trop bien. Après tout, elle était dans le même cas que le jeune homme, voire même pire. Eh oui, elle doutait fortement qu'il ait lancé un sort de paralysie à un de ses préfets. D'ailleurs, Zéphyr se demandait quelle vengeance sa victime ruminait contre elle à cette heure ci. La dernière fois que la fille des Asriel lui avait jeté un sort, elle avait retrouvé une lettre anonyme dans son dortoir, menaçant de kidnapper sa chouette si jamais elle venait à recommencer. C'était assez mignon en fait, venant d'une grande et sage septième année appartenant à cette maison. Décidemment, attirer les ennuis semblait devenir une manie depuis quelques temps, et elle devait tâcher de remédier à cela.
    Remarquant soudain que leurs pas les avaient de nouveau menés à proximité du château, Zéphyr finit par s'arrêter, alors qu'il lui semblait apercevoir du mouvement près de l'entrée, qui était abondamment éclairée par rapport au reste des façades de la bâtisse. Sans parvenir à voir de qui il s'agissait, élève ou professeur, la jeune fille recula instinctivement.


    « Je crois qu'on ferait mieux de s'éloigner... »


    Le timbre de sa voix était plus bas, et son regard restait fixé sur l'endroit où elle avait cru distinguer quelqu'un. C'était de nouveau une foule de scénarios tous plus invraisemblables les uns que les autres qui se tissaient dans son esprit. Ah, si cette imbécile de préfète avait prévenu Ombrage, elle risquait de le regretter! Et Zéphyr ne manquerait pas d'imagination à ce niveau! Car oui, s'ils se faisaient prendre maintenant, cela risquait de leur coûter très cher. Clignant des yeux afin de vérifier que sa vue n'était pas en train de lui jouer des tours, Zéphyr distinguait désormais sans nulle doute une silhouette, descendant les marches menant à l'entrée du château. Se contentant de jeter un bref regard à Theodore, afin de vérifier que lui aussi voyait quelqu'un sortir du Château, Zéphyr l'attrapa par la manche sans grand ménagement pour l'entraîner à sa suite. Elle n'avait pas pris ses jambes à son coup, mais marchait d'un pas rapide, assez silencieux cependant pour ne pas alerter l'intrus.
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Theodore Nott

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MessageSujet: Re: { Moonlight Agony | PV |   Sam 27 Déc 2008 - 16:26

Devant la réaction de la jeune fille, il est évident que Theodore aurait pu choisir de partir, tant il en avait marre d’être ainsi victime du mépris de tous les élèves de Poudlard qui n’étaient pas des Serpentards auxquels s’ajoutaient aussi quelques élèves de cette même maison. Néanmoins, ce n’était pas ce genre de réactions qui aiderait à changer tout cela et donc il voulait bien laisser sa chance à Zéphyr, lui permettant de lui montrer qu’elle était différente des autres, qu’elle faisait preuve d’un peu plus d’intelligence que la moyenne et qu’elle ne suivait pas le mouvement tel un vulgaire mouton. C’est du moins l’impression qu’elle lui laissait, celle d’une jeune fille qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et encore moins dicter sa conduite. Quelqu’un d’un peu comme lui, en fait…

Lui-même était différent et cela, elle pouvait déjà le voir. En effet, il n’avait pas tiqué en l’entendant donner son prénom et pourtant, ce devait être là quelque chose de très rare dans la Maison de Salazar Serpentard. En effet, de très nombreux élèves de cette Noble Maison crachaient leur venin sur une certaine Zéphyr de Serdaigle en raison de ce qu’elle avait pu faire à l’un de leur camarade. Mais ça, Theodore n’en savait rien parce que ça ne l’intéressait pas. En effet, il n’était pas du genre à copiner avec tous les Verts et Argents et il ne se mêlait donc pas de leurs histoires. Plus il s’en trouvait éloigné, mieux il se portait. De plus, il n’avait jamais appris à véritablement connaitre Gabriel McCaughan, alors pourquoi aurait-il du en vouloir à la Serdaigle pour quelque chose dont il se moquait éperdument ? Il était totalement étranger à cette histoire et, s’il en avait connu les tenants et aboutissants, il aurait même très probablement donné raison à la jeune fille.

Theodore se sentit soulagé de voir Zéphyr accepter son invitation à marcher. En effet, il avait froid au point qu’il aurait pu penser qu’on lui avait lancé un sortilège de désillusion. Bien qu’il porte une lourde cape d’hiver, son écharpe de laine et ses gants, il ressentait la morsure du froid, ce qui était plutôt normal si l’on tenait compte de l’heure tardive. Par contre, il avait beaucoup de mal à comprendre comment faisait la jeune fille à ses côtés. N’était-elle pas frigorifiée, elle qui ne portait que de simples collants ? Un moment, il avait hésité à lui proposer de rentrer, pour qu’elle puisse se réchauffer… Mais pour aller où ? Ils auraient certainement pu rejoindre l’une des salles communes, mais il doutait qu’un Serpentard apprécie de voir leurs cachots occupés ainsi par une Serdaigle… Quant aux Bleus et Bronze, il était tout aussi évident qu’ils voient d’un œil mauvais la présence d’un Vert et Argent. Mais donc, où auraient-ils pu aller ? Theodore doutait fortement de trouver un lieu tranquille dans le château à une heure pareille. En effet, il fallait tenir compte de Peeves qui n’aurait aucun scrupule à les dénoncer… Autant rester à l’extérieur dans de telles conditions.

Le Serpentard eut un petit sourire devant la remarque de Zéphyr. Ainsi, une fois encore, il valait mieux ne pas se fier aux apparences. En effet, derrière son masque un peu froid, la jeune fille semblait cacher quelque chose de différent, un visage certainement plus chaleureux et sympathique. Il l’écouta ensuite répondre à sa question, curieux de savoir ce qui pouvait ainsi perturber le sommeil de la Serdaigle au point qu’elle ne soit plus capable de dormir. Lui-même faisait des rêves dont certains de très troublant, mais il n’en avait pas perdu le sommeil pour autant. Cela voulait donc signifier que Zéphyr cachait des secrets bien douloureux… Mais il doutait de réussir à la faire parler, surtout à un Serpentard lors de leur première rencontre. Il écouta ensuite sa question et ne put s’empêcher d’y sourire. Ainsi, elle s’amusait à lui faire la morale alors qu’elle-même se promenait aussi tardivement dans le parc. Il était amusant d’entendre son ton quelque peu enjoué et c’est sur un ton tout aussi amusé qu’il lui répondit.


Oh, je ne m’inquiète pas pour ce que je risque. Après tout, pour être puni de quelque manière que ce soit, il faudrait que je me fasse prendre. Mais ça, je n’y compte pas trop.

Il posa un regard pétillant sur la jeune fille, un sourire naissant sur ses lèvres. Il était vrai qu’il n’avait guère l’intention de se faire prendre, s’étant déjà suffisamment entraîné pour y parvenir. De toute manière, pour rentrer dans son dortoir, il n’avait qu’à descendre dans les cachots en traversant le Hall. Arrivé là, il connaissait relativement bien le dédale de couloirs pour éviter de se faire avoir. Mais il semblait évident que ce serait une autre paire de manche pour la jeune fille, les Serdaigles ayant leur salle commune loin dans les étages, du moins pour ce qu’il en savait. L’arrêt brutal de Zéphyr le surpris et le tira de ses pensées. Alors qu’il se tournait vers elle, il remarqua qu’elle fixait l’entrée du château, comme si c’était là que se trouvait la cause de son hésitation. Faisant volteface, il scruta à son tour le porche et aperçut ce qui devait être une silhouette, bien qu’à cette distance il ne fut pas capable d’en dire davantage à son sujet. Il allait demander à Zéphyr ce qu’elle en pensait, mais elle le prit de cours, l’attrapant par la manche de sa cape sans véritable douceur tout en l’entraînant derrière elle alors qu’elle s’éloignait du château. Accélérant le pas, il remonta à son niveau, gardant lui aussi le silence.

Dans le même temps, il réfléchissait, essayant d’entrevoir les solutions à leur problème. Si cette silhouette s’avérait être Ombrage, nul doute qu’ils étaient dans de beaux draps. Il savait qu’elle avait quelques affinités avec la Maison de Serpentard, mais il ne savait pas jusqu’à quel point… Puis, ce qui l’inquiétait un peu plus, c’était le cas de Zéphyr. Parce qu’elle, elle n’était pas une Serpentard… Il ne voyait d’ailleurs pas de véritable solution qui pouvait les sortir de là tous les deux. Sauf s’il impliquait un certain Harry Potter, mais il n’était pas particulièrement sûr que cette idée très Serpentard plaise à la jeune fille. Il n’avait donc qu’une solution, avec deux issues possibles. Soit il sauvait sa peau et faisait plonger la jeune fille… Soit c’était l’inverse. S’il devait en arriver là, il lui resterait à choisir. Quand ils furent enfin hors de portée, il reprit la parole, une expression amusée sur le visage.


Au moins comme ça, on a plus à se demander où aller. J’espère juste qu’elle n’aura rien de grave à nous reprocher.
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Zéphyr E. Asriel

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MessageSujet: Re: { Moonlight Agony | PV |   Lun 29 Déc 2008 - 0:27



    La réponse de Theodore déclencha l'arrivée d'un nouveau sourire sur les lèvres de la Serdaigle, ce qui vint rompre la neutralité qu'elle affichait sur son visage. Non pas que la présence du Serpentard ne l'ennuie, mais le froid semblait avoir recouvert chacune des parcelles de sa peau, laissant ses traits un peu plus tendus que d'ordinaire, et son teint un peu plus pâle. Elle ne se plaignait cependant nullement du froid, à vrai dire, au bout d'un temps passé dehors, exposée à cette température glaciale, sa chaleur corporelle semblait s'y être habituée. Mais laissons de côté la physiologie. Elle aurait pu trouver cela étrange, que quelqu'un qu'elle connaissait à peine se montre sociable comme cela, et qui plus est avec elle! C'est vrai, Zéphyr n'était pas vraiment entourée d'une foule d'amis, et mis à part Hayley et quelques autres, il n'y avait pour ainsi dire personne. Se retrouver à discuter avec quelqu'un, qui faisait de l'humour qu'elle trouvait drôle - oui, car l'humour noir résidant dans les moqueries qu'empruntaient les autres à son égard, n'étaient pas vraiment à son goût - relevait assez du miracle. Zéphyr lui répondit, toujours sur le même ton.


    « Et moi non plus, très cher. »


    "Très cher ". Si le garçon avait souhaité gagner sa confiance pour lui faire un sale coup par la suite, c'était presque gagné. Lorsque Zéphyr se permettait une telle familiarité avec ses interlocuteurs, c'était qu'elle ne se sentait plus menacée, ou lorsqu'elle avait un coup dans le nez. Hm, mais ceci est une autre histoire, que je m'abstiendrai de commenter.

    __________________________________


    Ils s'éloignaient donc, d'un pas rapide, du château et de l'étrange silhouette, espérant de tout coeur qu'elle ne les ai pas repéré.
    Zéphyr se tourna soudain vers Theodore, lâchant sa manche. Oui, dans les moments de panique, les bouffées d'adrénaline lui donnaient parfois des mouvements un peu ... rustres on va dire. Elle détourna les yeux en étouffant un léger rire, presque imperceptible, en se rendant compte qu'elle n'y allait pas vraiment avec des pincettes en ce qui concernait le jeune homme. Tout d'abord leur début de conversation un peu électrique, et maintenant ça. Se rendant compte que cela pourrait lui paraître un peu étrange, elle reporta de nouveau son attention sur lui, souriante.


    « Excuse moi si je t'ai brusqué, ce n'était pas mon intention. »


    A vrai dire, ses paroles ne s'appliquaient pas qu'au mouvement qu'elle avait eu envers lui pour l'entraîner à sa suite. Mais également à leur rencontre, car il fallait l'avouer, Zéphyr n'avait pas été ce que l'on pourrait qualifier d'un modèle de douceur. Modèle que les gens s'attendaient souvent à trouver chez les Serdaigle. C'était comme toutes les exceptions, au début cela vous prenait de court, et pour finir vous finissiez par vous y habituer. Non, la sixième année n'était définitivement pas l'élève typique de cette Maison, et ce n'était plus maintenant que ça allait changer. Elle observa les lieux, sans parvenir à distinguer quoique ce soit.

    La jeune fille n'avait pas pris la peine d'éclairer les environs à l'aide d'un sort jusqu'ici, ayant trop peur de se faire repérer, mais elle ne tarda pas à sortir sa baguette en bois de charme. La blondinette se retourna machinalement, pour vérifier que personne ne pourrait être alerté si elle venait à prendre le risque d'éclairer les environs. Certes l'aisance qu'elle présentait pour se déplacer dans l'obscurité avait de quoi surprendre, parfois. Mais là, elle ne savait même pas où ils étaient. Zeph' leva les yeux vers la pluie d'étoiles qui parsemait habituellement le ciel d'une multitude de taches dorées, constatant qu'elles semblaient s'être fait la malle. Génial, vraiment super, dans le genre coïncidence. Elle lâcha un soupir exaspéré, même la nature se liguait contre eux alors? Prononçant l'incantation mentalement, une douce lueur rassurante vint allumer le bout de sa baguette, sans que Zéphyr n'envisage d'augmenter ce faible halo. Ils étaient sûrement assez loin du château, mais elle ne voulait pas tenter le diable. Peut être que la raison pour laquelle si peu de personnes osaient s'aventurer à l'extérieur du château en pleine nuit était tout simplement liée à la peur de se faire prendre. Tout du moins, c'était ce que craignait Zéphyr en sortant, et non pas les personnes mal lunées ou encore les créatures sur lesquelles elle aurait pu tomber. Tout cela était insignifiant aux yeux de la jeune fille, comparé à la réaction d'Ombrage à leur égard.

    Zéphyr leva sa baguette à la hauteur du visage du cinquième année, qui venait de reprendre la parole. Elle l'écarta légèrement, se rendant compte qu'elle l'éblouissait. Encore une mauvaise habitude à perdre. Les mots de Theodore qui suivirent la détendirent légèrement, mais elle restait tout de même nerveuse, et sur ses gardes. Le danger ne venait plus du Serpy' dans son esprit, et ils étaient tous les deux dans le même pétrain. Et c'était sûrement mieux de pouvoir se serrer les coudes. Zéphyr dirigea le léger halo vers le sol, remarquant qu'ils s'étaient éloignés des chemins battus. Elle se tourna pour la énième fois vers Theo', l'air perplexe.


    « Euh... On est où, exactement? »

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