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 Bal de Noël 1995

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Albus Dumbledore
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MessageSujet: Bal de Noël 1995   Mer 24 Déc 2008 - 20:41

Bienvenue, chers élèves, au grand bal annuel organisé pour Nöel.
Tenue de soirée exigée, présence non obligatoire,
bien qu'en général, tout le monde s'y retrouve tout de même.
Mesdemoiselles, sortez vos plus belles robes,
messieurs, vos costumes et vos noeuds papillons !

L'ambiance est aux couleurs rouge, vert et or.
Les murs de l'immense salle on été entièrement tapissés de
draperies rouges et or. D'énormes sapins décorés des mêmes tons
occupent tous les recoins de la salle, la séparant en plusieurs
petits salons privés dotés de fauteuils bordeaux.
La piste de danse est au centre et concentre le plus de monde,
c'est pourquoi elle s'étend sur plus de la moitié de la salle.
Le bar en est tout proche, avec ses quelques tables.
Et pour finir, de la neige artificielle tombe du plafond,
recouvrant peu à peu les sapins.

N'hésitez plus, entrez dans le mouvement, et surtout,
amusez- vous !


{ Le bal s'étendra sur plusieurs jours, c'est à dire environ
jusqu'à la fin des fêtes, environ début janvier.
Postez tous à la suite dans ce sujet. Venez vite ;-) }

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Hayley F. Christen
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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1995   Jeu 25 Déc 2008 - 4:10

    [hj : et bin, j'ouvre le bal xD]

    Il était près de six heures lorsque la jeune femme posa enfin son parchemin et rangea ses livres. Le feu de la salle commune répandait une douce lumière dans la pièce et une agréable chaleur volait de toute part. C'était un sentiment de soulagement qui venait de sortir de la bouche de la demoiselle. Ses devoirs étaient bouclés et, par conséquent, elle était libre pendant une bonne période. Les professeurs n'allaient pas leur donner de nouveaux devoirs, à faire, après tout, c'était les vacances, ou presque. La neige tombait à gros flocons et c'était bientôt Noël. Les cadeaux étaient cachés dans les valises et le bruit des emballages retentissait chaque jour un peu plus. Les quelques personnes ne possédants pas encore de présent se hâtait d'en trouver par quelque manière que ce soit. En ce qui consternait la blondinette, elle n'avait pas énormément de cadeau à offrir. Un pour ces parents, qui n'était pas fameux cette année en raison des quelques problèmes que la famille Christen avait en ce moment. Il y avait bien entendu les deux cadeaux piégés pour les filles et quelques autres trucs par-ci par là. Hayley avait surpris les filles en train de farfouiller dans ces affaires un bon nombre de fois. Enfin, « surpris » n'était pas vraiment le terme exacte. En effet, la jeune femme avait trouvées ses camarades de chambrées couvertes d'une texture verdâtre sur laquelle éclatait de temps en temps des bulles dégageant de la fumée. Un bon petit sortilège avait été suffisant. Après tout, les cadeaux, c'était des surprises. Et une surprise n'en est plus une si on la découvre.
    Bin, c'est logique.
    La p'tite voix ! On t'avait pas entendue depuis un bail et voilà que tu remets ça.
    C'est spécial se soir.
    Ah bon ? Sois la blague était très mauvaise, sois la voix préparait un truc louche. La deuxième possibilité étant la plus crédible, la demoiselle se le va et commença à se diriger vers les dortoirs. Mais un énorme brouhaha retentit la stoppa dans son élan. Les filles étaient entrées, un grand sourire sur les lèvres et chacune avait un paquet sous le bras. Mais ce qui attira l’attention de la Serdaigle, c’était le fait que Fifille à Maman portait deux paquets, étrange. Et puis, à quoi pouvait bien servir tous ces paquets ? En tournant la tête vers le panneau d’affichage qui s’était soudain mit à briller, la jeune femme s’arrêta de respirer.

    Bal de Noël
    Tenue de soirée exigée !!!


    Je t'avais prévenu ...
    Pour la première fois de sa vie, Felize accepta les paroles de la p'tite voix. Difficilement, certes, mais les accepta quand même. Le Bal de Noël. C'était encore un de ces stupides bals pendant lesquels les mecs se bourrent la tronche et vous invitent à danser. Étant donné leur état misérable, ils tombent toutes les trente secondes et n'arrêtent pas de vous marcher sur les pieds. Alors si en plus vous aviez fait l'effort de mettre des talons, les ampoules tiendrons encore et encore. C'était à peu près la vision de la demoiselle sur ce qu'était un bal. Il faut dire qu'elle n'avait pas fréquenté les bonnes personnes aux bons moments, mais tout de même. La deuxième boite de l'une des filles s'expliqua rapidement : soit elle avait acheté une robe à Hayley, soit quelqu'un la lui avait envoyée. La deuxième proposition était plus probable. Mais le fait d'avoir une robe embêtait la blondinette plus qu'autre chose : sans robes, elle pouvait très bien décider de ne pas y aller, n'ayant pas de tenue adéquat. Mais pourquoi s'inquiéter comme ça, la boité était peut-être pour quelqu'un d'autre. Peut être ne contenait-elle pas de robe. Mais la petite voix aiguë de Gros Bébé confirma les soupçons de la demoiselle.

    " Hayley, c’est arrivé pour toi. "
    *Et merde*
    __" Ça vient de qui ? "
    On sait pas, répondit Fifille à Maman. Le hiboux ne nous disait rien et il n’y avait pas de lettre.
    __" Ah … Bon, je vais voir ce que c’est. "
    " Nous on repart, on va faire un tour. "
    __" Pas de problème."

    *Restez-y à votre tour, autant de temps qu’il le faudra*

    La jeune femme prit le paquet des mains de son interlocuteur et monta les marches. Elle espérait fortement que ce ne serait que des livres, oui c'est ça, que des livres. Mais cet espoir disparu de l'esprit de la demoiselle lorsqu'elle ouvrit le paquet. Il contenait une robe d'un bleu clair et qui mettait en valeur les yeux de la blondinette. En la sortant, la robe descendit tout en longueur. Oui, elle était longue. Et sans manches aussi. Ça, c'était pas génial. Plusieurs plis partaient du haut de la toilette et descendaient tout au long de cette dernière. Lorsque Felize essaya la robe, elle était parfaite. La coupe était juste comme il le fallait, ni trop serrée, ni trop large. En jetant un coup d'oeil au fond de la boîte, Hayley remarqua une paire d'escarpin. Bleue bien sûr. Les talons étaient noirs mais toute la forme de la chaussure était d'un bleu royal éclatant. Elles aussi, elles lui allèrent comme des gants. OK, je parle de chaussures puis de gants, mais c'est tout moi ...
    Plus d'excuse pour ne pas aller à ce bal.
    *C'est pas faux ... *
    En prenant tout de même la peine de jeter un sort à la robe afin qu'elle ne se casse pas la margoulette en plein milieu de la salle des fêtes, la demoiselle sortit des dortoirs. Personne. Elle traversa les couloirs, toujours personne. Mais dès que les portes de la Salle des fêtes s'ouvrirent, un vacarme retentit. Tout le château était là. En train de danser ou bien assis aux quelques tables qui parsemaient la pièce. C'était un bal quoi.
    Je sens qu'on va s'éclater ...

    [hj: juste parceque je me suis embêtée à trouver les habits xD [X][X] ]
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Fred Weasley
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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1995   Jeu 25 Déc 2008 - 16:10

Fred et Georges n’étaient pas du genre à aimer aller aux bals habituellement, à part lorsque cela laissait un bon moyen de s’amuser aux dépens des autres ! Mais en l’occurrence, étant donné que tout avait changé dans le comportement de Georges depuis plusieurs semaines, ce dernier avait plus envie que jamais de s’en aller danser avec sa chérie que de faire des farces avec son inséparable de frère. Ce n’était pas spécialement au goût de ce dernier, au contraire, il préférait amplement rester dans la salle commune des Gryffondor plutôt que de devoir se rendre dans la grande salle dans l’espoir de rencontrer quelqu’un avec qui il pourrait parler ! Il n’avait aucune envie de se retrouver dans la grande salle des fêtes à regarder sa copie danser avec sa chérie, cette greluche aux cheveux si bien coiffés qui se pavanait sans cesse devant Georges. Le jeune rouquin fronça les sourcils à cette pensée, voilà qu'il arrivait même à la détester en réflexions, et il se rendit compte que c’était la première fois de sa vie qu’il venait à détester une Gryffondor ! C’était quelque chose de vraiment étrange en y repensant ! Fred soupira encore une fois avant de regarder autour de lui d’un air blasé.

*Je n’ai aucune envie d’aller à cette fête, mais bon, si Georges va sans moi, ça risque de paraître étrange, sans compter que je pourrais toujours espérer trouver quelqu’un à qui faire une farce là-bas non ? Enfin, c’est difficile à imaginer que je puisse faire une farce sans même l’aide de mon frère. Mais bon, toutes les bonnes choses ont une fin après tout non ? *

Fred regarda de l’autre coté de la salle commune, il y avait tout un rassemblement de filles qui étaient en train de parler de la robe qu’elles mettraient à la soirée, celle-ci devait commencer dans à peine quelques heures, et pourtant elles en parlaient comme si c'était dans la minute qui suivait ! Fred n’avait jamais réussi à comprendre comment faisaient les filles pour toujours se sentir aussi joyeuses à l’idée de pouvoir danser et se pavaner dans des habits pour la plupart, très laids et très inconfortables ! C’était bien l’esprit des filles qui était mal tourné, impossible de comprendre comment est-ce qu’elles pouvaient se réjouir de telles choses ? Le jeune rouquin recula légèrement pour s’asseoir sur un fauteuil derrière lui et observer les allées et venues de tout le monde dans le coin, c’était amusant de constater que même les gens qui disaient se moquer éperdument des fêtes prenaient un soin tout particulier à se pomponner et à se préparer. Alors que le jeune sorcier regardait devant lui, il aperçut soudain son visage se dessiner dans l’entrée de la salle commune, ou plus exactement le visage de Georges. Celui-ci se dirigea dans la direction de son jumeau avant de s’arrêter devant lui pour lui décrocher un salut des plus amicales, sans remarquer l’expression d’hostilité qui figurait sur le visage de Fred. Visiblement, l’idée que celui-ci lui en veuille ne l’avait même pas effleuré, apparemment il devait voir sa relation avec sa chérie très bien acceptée par son jumeau ! C’est certainement pour cela qu’il s’adressa à Fred d’une voix si enjouée.


« Et bien frérot ! Qu’est-ce que tu fais là à attendre sans rien faire ? Tu devrais déjà te préparer pour le bal mon cher ! Maman nous a envoyé des tenues pour la soirée, pour une fois qu’elles sont réussies, tu devrais en profiter pour te montrer avec ! Et puis surtout, j’aimerais bien voir mon frère s’amuser autant à la soirée que moi je pense m’y amuser ! »

« Hum. Bien entendu, je vais certainement autant m’amuser que toi, mais je ne sais pas si j’ai bien envie d’y aller en réalité ! On verra bien, de toute manière il reste encore trois heures avant le début de la soirée ! On se retrouvera là-bas je pense, on verra bien ! »

Le jeune sorcier en face de Fred afficha une expression étonnée de voir son frère réagir ainsi, aussi étrangement alors qu’habituellement il était toujours amusé à l’idée d’un bal. Mais un bal sans son jumeau avec qui faire des farces, ce n’était pas réellement un bal ! Quoi qu’il en soit, Fred attendit encore presque deux heures avant de décider de se préparer, puis il monta dans sa chambre avant de passer rapidement une des tenues de soirée envoyées par leur mère, puis de descendre dans la grande salle des fêtes. Il y avait énormément de monde déjà là, c’était plutôt étrange de voir toutes les personnes que l’on croisait tous les jours dans des tenues aussi étranges. Fred avait une apparence assez habituelle, même si le costard envoyé par madame Weasley était assez joli pour donner presque un air sérieux au jumeau. Fred était déjà blasé de constater que la soirée allait être très longue, et il s’appuya donc contre un mur, regardant dans la salle s’il voyait Georges attendant que les évènements deviennent plus intéressants ! C’était assez difficile d’imaginer que cela allait évoluer sur le coup, tout le monde semblait trop intéressé par l’observation des autres, que d’essayer d’animer le bal !
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Hermione Granger
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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1995   Jeu 25 Déc 2008 - 21:22

    Un Bal de Noël ? Hermione en jubilait d’avance. Elle adorait ça. C’était toujours magique, et toutes les barrières entre les élèves semblaient tomber face à la bonne humeur et à l’enthousiasme général. Les décorations étaient toujours à couper le souffle, à un tel point qu’elle avait l’impression d’avoir les yeux pleins d’étoiles durant la soirée entière. Et puis, quelle fille n’aimait pas les bals ? Sortir sa plus belle tenue, passer des heures devant son miroir à se faire belle… Par contre, c’était moins le « truc » des garçons, c’était clair. Il suffisait de voir leur embarras lorsqu’on leur en parlait. Pour eux, c’était plus une corvée qu’autre chose. Bien que ceci ne s’adressait pas à tous. Non, beaucoup aimaient également faire preuve de galanterie et d’élégance. Il y avait-il meilleure façon de fêter Noël ? Hermione savait qu’elle serait intimidée, au départ, comme ce fut le cas l’année dernière. Mais ces souvenirs restaient parmi les plus beaux de sa vie. Sauf qu’elle préférait oublier la toute fin.

    Perdue dans ses souvenirs et allongée sur le ventre sur son lit, Hermione ne se rendit pas tout de suite compte que le temps avançait, la rapprochant de plus en plus vite de « l’heure H ». Lorsque la vague et abstraite idée de se bouger un peu lui traversa le cerveau, elle se leva en un éclair, et secoua la tête, comme pour revenir à la réalité et chasser ses rêveries. Les filles qui partageaient son dortoir entraient toutes en trombe à ce moment précis, jacassant bruyamment. Elles n’étaient que quatre ou cinq, Hermione n’avait pas compté, mais faisaient du bruit comme vingt personnes. Hermione les appréciait, mais souhaitait vraiment qu’elles se taisent un peu, la plupart du temps. Bon, elles n’étaient pas méchantes, juste un peu agaçantes. Après leur avoir adressé un sourire pour les saluer, elle se dirigea vers sa valise, écoutant malgré elle leur conversation.

    « Colin m’a invitée au bal ! Tu t’en rends compte ? »
    « C’est pas vrai ! »
    « Je te jure ! »
    « Et qu’est ce que tu comptes mettre ? »
    « Cette robe-ci. »
    « Wouah ! »


    Un vrai discours d’adolescentes. Dans le genre, Parvati Patil et Lavande Brown faisaient encore mieux. C’était le genre de conversation cliché qu’on pouvait saisir en écoutant des jeunes filles de quinze ans. Hermione fouillait dans sa valise, les deux mains plongées dans son tas de vêtements. Sa robe, que ses parents avaient fait livrer par hibou (chose qu’ils n’avaient vraiment pas l’habitude de faire, compte tenu du fait qu’ils étaient Moldus et préféraient de loin la Poste – ils l’avaient tout de même fait. Et Hermione rit intérieurement en les imaginant faire) devait se trouver tout au fond, emballée dans ce carton rouge et or. Elle ne l’avait sortie qu’une fois, lorsqu’elle l’avait reçue, histoire de l’essayer, et l’avait presque cachée là depuis, jusqu’au jour du bal, afin de résister à la tentation de l’admirer tous les jours. Bien qu’elle ne faisait pas toujours très attention à son apparence (oui, bon, certaines limites quand même) et qu’elle préférait les jeans aux robes moulantes, elle aimait faire sa coquette les jours de fête. Une voix s’adressant à elle interrompit ses mouvements.

    « Et toi Hermione, que vas-tu mettre ce soir ? »
    « Oh, seulement une petite robe que mes parents m’ont envoyée… »

    dit-elle sans leur montrer la robe en question. Elle n’en serait que plus gênée.
    Elles la verraient bien au bal.


    Les filles reprirent leur conversation d’une voix surexcitée, et Hermione sortit le fameux carton brillant. Elle le déposa avec des gestes délicats sur son lit, bien qu’elle sache pertinemment qu’elle ne risquait pas de se briser. Les filles sortirent du dortoir sans s’arrêter de discuter, en lançant au milieu un « A tout à l’heure au bal, Hermione ! ». Tant mieux, elle préférait rester seule. 18 :32. Parfait, il lui restait exactement une heure et vingt-huit minutes pour se préparer, le bal s’ouvrant à 20 heures. Lorsqu’elle n’entendit plus les échos de conversation, elle sortit sa robe. Elle était en satin bleu foncé, dotée de perles dorées au niveau du buste. Elle l’enfila délicatement, s’évalua dans le miroir, et fila dans la minuscule salle de bain (c’était plutôt un petit recoin du dortoir qu’occupaient un évier) pour se maquiller et se coiffer, prenant soin de lisser sa chevelure volumineuse.
    […]

    19 :46. Elle était enfin prête. Hermione ne décollait pas du miroir, fixant son reflet, cherchant le moindre défaut à corriger, la moindre mèche qui partirait de travers, ou la moindre bavure de maquillage qui coulerait sous ses yeux. Enfin, elle sourit. Bien qu’elle appréciait prendre soin d’elle, elle n’avait pas assez de patience pour faire cela plus d’une soirée par an. Oh oui, c’était largement suffisant. Elle saisit son sac en perles assorti à sa tenue et fila à l’extérieur du dortoir. Elle aurait préféré que la salle commune de Gryffondor et même les couloirs soient vides, craignant de rougir à la moindre personne qu’elle croiserait. Par chance, la salle commune ne comptait que deux élèves, tous deux déjà prêts, l’un plongé dans sa lecture d’un bouquin volumineux, l’autre presque assoupi dans le fauteuil, comme s’il souhaitait se reposer avant la soirée. Elle s’échappa sur la pointe des pieds de la salle commune, se faisant la plus discrète possible. Les couloirs, eux, étaient silencieux. On n’entendait que le bruit de ses talons aiguilles claquant sur le sol dallé. Ses chaussures faisaient d’ailleurs un peu trop de bruit à son goût.

    Bon sang, elle aurait bien emprunté la cape d’Invisibilité d’Harry. Elle se ressaisit. Après tout, était-il réellement justifié qu’elle se sente gênée ? Bien au contraire, qu’elle soit fière d’elle. Fière des regards qui se poseraient sur elle. Elle rougirait peut-être face aux plus insistants, mais tant pis. Remontée, le cœur battant de stress et d’excitation, elle accéléra le pas. Dans le grand escalier, les éclats de voix résonnaient. La salle des fêtes était juste à côté de la grande salle, qui se trouvait elle-même aux pieds des escaliers. Hermione se penchait par-dessus la rampe du septième étage. Quelques élèves riaient aux éclats et plaisantaient bruyamment dans le hall. Elle avait hâte de retrouver Ron et Harry, en espérant qu’ils ne soient pas encore réfugiés dans leur dortoir. Non, ils avaient promis d’être là. Ron était plus enthousiaste que l’année dernière, tout de même. Effectivement, cette année, il avait eu droit à une réelle tenue de soirée, élégante et… plus discrète que l’horreur qu’il avait du porter un an plus tôt.

    Elle dévalait les escaliers qui ne firent aucun caprice aujourd’hui. Jour de chance. Elle fut plus vite au niveau des gens qu’elle ne l’aurait voulu. Tant pis, elle y était, elle ne pouvait plus reculant. Se faisant la plus discrète possible, lançant à la volée quelques « Salut » timides à la foule, elle se glissa entre les groupes de gens et rejoint la salle des fêtes. Elle prit une profonde inspiration avant de pousser les portes dorées. Alors, elle entra, fit quelques pas en avant et se stabilisa en une position immobile. Bouche entrouverte, elle contemplant les alentours. Elle ne se souvenait plus de l’immensité de la salle. Ou alors on avait du lancer quelques sorts pour qu’elle paraisse plus spacieuse encore. Elle ne savait plus où donner de la tête, tellement il y avait de choses qu’elle aurait voulu contempler. Là, les fauteuils où quelques élèves buvaient du jus de citrouille. Ici, un énorme sapin d’un vert flamboyant. Elle regardait partout sauf devant elle, bousculant au passage des élèves de toutes maison, s’excusant distraitement. Lorsque ses yeux avaient parcouru au moins dix fois l’entièreté de la salle, observant tous ses moindres détails, elle daigna enfin regarder où elle se trouvait.

    Autour d’elle, il y avait déjà pas mal de monde, mais tout le monde n’était pas encore là. Elle cherchait avidement des yeux quelqu’un qu’elle connaissait. Harry et Ron n’étaient pas encore là. Elle leva les yeux vers l’horloge. 20 :03. Ils auraient pu faire un effort et venir en avance tout de même. On avait dit « rendez-vous à vingt heures ». Bon d’accord, il était vingt heures et trois minutes, et elle ne comptait pas perdre déjà patience. Ses yeux se posèrent sur Fred Weasley, adossé à un mur quelques pas plus loin. Elle sourit. Apparemment, pour lui comme pour beaucoup d’autres, ce n’était pas la soirée rêvée. Elle s’avança vers lui en grandes enjambés légères.

    « Salut, Fred. Tu es très élégant tu sais ! Oh allez, ne fais pas cette tête ! »
    lança-t-elle d’un ton amusé.


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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1995   Jeu 25 Déc 2008 - 22:34

___ « Mais où est –elle ? Je l’avais rangé LA. ..Ou non peut être ici...quel bêtise d’être aussi désordonnée ! TROUVEE ! Je l’ai trouvée ! »
Voila bientôt une heure que Roxanne avait la tête plongée dans sa malle cherchant désespérément sa robe pour le bal. Une robe bouffante, d’un rouge sang, offerte par une amie pour son anniversaire. Le bal de noël, chaque année c’était la même chose, elle l’attendait avec tant d’impatience comme une petite fille. C’était toujours encore plus magique, si l’on peut dire. Même si beaucoup d’élèves grognaient à l’idée de si rendre, toute l’école était présente à chaque fois, et la soirée faisait le bonheur des cinquièmes, sixièmes et septièmes années pour qui la fête continuait plus tard dans les tours. Les élèves en oubliaient très souvent noël en lui-même, passant et repassant avec indifférence devant le grand sapin avec les dizaines de cadeaux à son pied. Les semaines précédent le bal était aussi un grand chao, les garçons étaient trop trouillard pour aller inviter la fille de leur choix, sa en devenait une course. La rouge et or, elle, n’attendait après aucun prétendant, elle le clamait haut et fort ; C’était pour faire la fête comme elle le souhaitait qu’elle se rendait à ce bal seule. Elle ne s’y était rendue accompagnée qu’une seule fois, en quatrième années, avec son meilleur ami. Et depuis elle rêvait secrètement qu’un parfait inconnu l’invite à y aller avec lui. Elle aimait ce qui lui était inconnu, c’était excitant selon elle, un peu comme les bals masqués que donnait sa cousine Alice. Alors que les garçons profitait d’une belle journée d’hiver, toute l’après midi les filles de Poudlard étaient restées terrées dans leurs dortoirs. Et on ne comptait plus le nombre de sort de beauté jetées dans les dortoirs, Ombrage en aurais hurlée de rage. Les filles se livraient, pour certaine, une bataille sans merci pour trouver la plus belle tenu. Et cette année la trouvaille de Roxanne pour la Bal était ces jolies chevalières Moldus. La gente féminine détenaient ce secret, celui de paraitre changée rien que pour quelques heures. « Quelle chaussure avec cette robe ? Pas la même que cette fille ! Il ne veut plus de moi ? Mon maquillage est fichu ! ». Voila les clichées de minette bébêtes que maintenait certaine filles. Au grand dam de beaucoup d’adolescente dont Roxanne et ces amies. Une vois attira l’attention de la Griffondor...qui n’écouta que d’une oreille distraite.
___ « Roxanne, on part cette fois ! Dépêche-toi un peu ! »
Pas grave, elle rattraperait ces amis plus tard, elle n’allait pas y aller en jean, T-shirt et basket ? Roxanne profita du calme fraichement retrouvé de son dortoir, pour aller se changer sans risqué de ressortir avec des bleus. Elle enfila sa robe rouge et ces chevalières noires. Devant son miroir, elle graciât un peut prêt tout les dieux d’être une sorcière et de n’avoir à faire qu’un coup de baguette pour se maquiller et se coiffer. Elle ne c’était jamais beaucoup maquiller et pour ce soir elle ne mit qu’un peu de crayon noir et se boucla les cheveux, les laissant détachés. Roxanne restât encore une ou deux minutes pour vérifier que tout cet effort ne serait pas gâché par un détail. Et une fois encore, elle était la dernière ses amis étaient déjà descendit devant le hall d’entrée. La jeune fille attrapa sa pochette y glissa sa baguette et partie en trombe de la salle commune. En chemin elle salua une demi-douzaine de personne ce qui la retarda un peu plus. Et à vingt heures tapante la brune arriva en haut du grand escalier (c’était un exploit), souriant devant la joyeuse petite anarchie qui régnait dans le hall. Les efforts de ces derniers jours avaient été payant ; Le hall brillait de mille feux avec les deux grand sapins de chaque coté de la grande porte, de la neige tombait du plafond juste devant les portes et même quelques lutins jouaient au dame en haut des escaliers. La brune remarqua que comme elle 4 ans avant, les premières années étaient sur la réserve. Ils formaient tous des petits groupes dans des coins de la salle...
___ « ...Bon, du calme ce n’est qu’un Bal, le même que chaque années...Oui, et puis aucun cavalier à accompagné...
___- Je ne t’avais jamais vu nerveuse Smith...
___- Et ce n’est toujours...pas le cas. »
Elle avait fixé ce garçon d’un regard bleu profond et presque froid pour cacher se minuscule trouble. La Griffondor inspira longuement et se décida à descendre avec précaution l’immense escalier en marbre. Il y avait tellement de monde, qu’elle cherchait désespérément ses amis qui apparemment étaient déjà tous entrée...Que c’est beau l’amitié marmonna Roxanne, vexée que personne ne l’est attendue. Du coin de l’œil, elle aperçut Fred Weasley appuyer contre une colonne, séduisant mais l’air bougon. Cela intrigua la jeune fille qui l’avais toujours vu s’amuser pendant les soirées de Poudlard. Souriant tristement, et voyant qu’il avait tourné la tête vers elle, lui fit une salutation d’un signe de tête puis continua anxieusement son chemin. Elle se dit que Fred lui aurait dit la chose juste pour la déstressée et sourit encore une fois. Roxanne put remarquer qu’Ombrage n’avait rien influencé pour ce Bal, rien quand entendant les pulsations du groupe de rock sur scène, et ne voyant qu'aucune décoration rose n’apparaissait dans cette salle. Elle alla chercher la boisson la plus forte que l’on servait au bar, de la bière au beurre, qu’elle but d’un trait. Elle aperçut les premiers pleures de la soirée, une jeune serdaigle qui courrait vers les toilette, tenir compagnie à Mimi geignarde, pauvre petite...
___« Tu ne danse pas ? »


Dernière édition par Roxanne Smith le Ven 26 Déc 2008 - 13:05, édité 3 fois
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Fred Weasley
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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1995   Ven 26 Déc 2008 - 2:14

Tout le monde commençait à arriver dans la grande salle, c’était assez étonnant de voir à quel point tout le monde se réjouissait de voir cette soirée organisée. Les couples de danseurs se formaient déjà, et Fred s’attendait à voir rapidement arriver Georges et sa Angelina Johnson, cette fille avec qui Fred était allé au bal de l’année passée, difficile d’imaginer que maintenant il ne pouvait même plus la voir en peinture ! Comme quoi la jalousie, si du moins s’en était, pouvait mener à de bien étranges sentiments ! Heureusement le jeune rouquin fut rapidement sortit de sa torpeur et de son agacement par Hermione qui s’approcha de lui pour entamer une discussion. La jeune fille affichait une tenue très jolie qui la changeait assez de ses habituelles tenues sobres lorsqu’elle s’habillait en civil les week end, et pour une fois il semblait qu’elle avait prit grand soin de se pomponner. Mais il aurait plutôt été mal vu par la jeune femme que Fred lui dise sous cette manière, c’était un peu…. Brute de forme dirons-nous ! Lorsque Hermione parla de l’expression affichée par le rouquin, celui-ci ne put s’empêcher de faire un sourire en réplique, c’était vrai qu’il avait tendance à montrer ses sentiments assez ouvertement, du moins c’était ce que croyait la moitié des élèves du château, mais en réalité, habituellement même lorsque les jumeaux étaient d’humeur sombre, ils montraient une expression de plus aimable. Fred se remit plus droit, dirigeant son regard dans celui de la jeune fille, puis il répliqua d’une voix enjouée qui contrastait totalement avec son expression précédente.

« Elégant ? Je ne sais pas si c’est exactement le mot, mais je t’en remercie en tout cas ! On peut dire que toi aussi tu es à ton avantage, non pas qu’habituellement tu es mal habillée, mais nous dirons simplement que tu es remarquablement bien présentée ce soir ! Et puis, j’avoue que je faisais une drôle de tête, disons simplement que j’attendais Georges, et toi donc ? Tu attends Harry et mon petit frère ? On dit toujours que ce sont les filles qui sont longues à s'habiller, mais en fait les garçons sont encore pires, regarde Georges, il a commencé à s'habiller il y a plus de 3 heures, et il est toujours en haut ! »

Compliment à la manière de Fred ? Difficile à dire, mais effectivement, c’était sensé être un compliment pour l’amie de son petit frère. Même s’il aimait bien charrier la jeune femme, il appréciait tout de même sa présence, et puis il fallait l’avouer, même si les jumeaux ne s’intéressaient pas aux filles (enfin surtout Fred en ce moment étant donné que Georges passait son temps avec sa chérie) ils savaient tout de même faire des compliments aux jeunes femmes qui le méritaient, et en l’occurrence, c’était le cas d’Hermione ! La voir ainsi détendue et souriante pour une fois changeait de son expression habituellement lorsqu’elle réprimait les jumeaux, ou lorsqu’elle travaillait sur ses BUSE. Si seulement elle agissait et se comportait de la sorte plus souvent ! Ce serait tellement plus simple, mais bien évidemment, les filles adoraient les choses compliquées, alors pourquoi se faciliter la vie lorsqu’on pouvait faire plus difficile ? Cela dit, les jumeaux aussi excellaient dans cet art, compliquer les choses lorsqu’il ne fallait pas, par exemple pourquoi Fred avait jugé bon de signaler à Hermione que Georges était encore en haut en train de s’habiller alors que ce n’était pas le cas ? Si Hermione était un peu éveillée, et venant d’elle, difficile de penser le contraire, elle remarquerait très rapidement que le jeune rouquin avait choisi de passer sa soirée en tête à tête avec la jolie Angelina plutôt qu’avec son jumeau. Mais Fred supportait toujours aussi mal l’idée d’être repoussé par sa copie pour une fille comme elle, il préférait donc encore jouer les naïfs en espérant seulement que Hermione ne relève pas le mensonge. Quoique, si elle le faisait, cela lui permettrait peut-être de ne pas avoir à jouer les surpris toute la soirée de ne pas voir venir Georges. Après quelques secondes de silence, le jeune homme reprit la parole, regardant tantôt Hermione, tantôt les personnes qui entraient dans la pièce en souriant, des expressions si joyeuses affichées au visage.

« Et sinon Hermione, qu’est-ce que tu racontes donc de beau ? On peut avouer que je n’ai pas trop eu l’occasion de parler sérieusement avec toi ces derniers temps. Sans compter en même temps que Georges et moi on travaille beaucoup sur nos inventions en ce moment, et que toi tu révises tes BUSE je crois non ? Mais tu sais ce que j’en pense hum ? Tu ne crois pas que des fois tu devrais un peu lâcher tes livres pour passer des après-midi avec tes amis ? J’espère au moins que tu comptes bien t’amuser ce soir ? »

Discuter sérieusement avec Fred c’était impossible, mais en même temps, lui parler signifiait obligatoirement avoir une discussion étrange avec lui. Fred essayait de détourner l’attention de Hermione sur l’absence de Georges, mais en même temps ce n’était pas si difficile, elle n’avait jamais trop parlé aux jumeaux à part pour leur faire la morale. C’était pourquoi il avait orienté la conversation sur les inventions qu’il savait bien que Hermione désapprouvait. A ce moment, alors qu’il regardait les personnes qui arrivaient, Fred aperçut une jeune Gryffondor, d’un an plus jeune que lui, Roxanne s’il se souvenait bien de son prénom, le saluer, et il lui répondit d’un geste de la main avant de reporter son attention sur Hermione.
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Flora Ryana
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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1995   Ven 26 Déc 2008 - 2:48

    Flora se réveilla en sursaut, cette journée l’avait épuisée car à peine c’était elle laissée tomber, sur son lit à baldaquin doré aux draps blanc cassé et aux rideaux jaune d’or, elle était tombée de sommeil dans les bras de Morphée, sans s’en rendre vraiment compte, et avait fait un rêve splendide. Elle était dans un paysage enneigé, avec des stalactites qui descendaient des arbres dont les feuilles étaient restées attachées aux branches et qui maintenant étaient recouverte d’un petit voile givré. La jeune blonde était là, en train de faire du patin à glace sur un lac glacé, elle était habillée avec une robe bleu ciel et effectuait des pirouette comme les pro du patinage artistique, pourtant, elle n’en était pas une. C’est alors que Maxime, un jeune homme du même âge que Flora, et qu’elle avait rencontré pendant les vacances arriva par derrière l’arbre enneigé puis alla s’assoire sur une pierre après l’avoir balayée de la neige qui l’a recouvrait. La jeune Flora mit quelques minutes avant de se rendre compte de l’arrivée du nouveau venu. Quand ce fut enfin le cas, elle s’approcha du bord de la piste naturelle et le jeune homme se leva de sa pierre et s’approcha de Flora. Cette dernière lui tendit la main pour qu’il la rejoigne sur la glace et dès qu’il posa les pieds sur le lac, des patins à glace remplacèrent ses chaussures comme par magie. La jeune fille était tombée amoureuse du beau jeune homme durant les vacances, il avait les cheveux châtains et bouclés, et ses yeux étaient de couleurs noisette, Flora trouvait qu’il avait une tête d’ange…
    Cette dernière sortit sa baguette magique de sa manche et utilisa le sortilège « Musica » qu’elle avait découvert et appris dans un livre de magie de niveau trois, mais qui n’était apparemment pas appris à Poudlard. Dès qu’elle eut prononcé cette formule, de la musique se fit entendre. La jeune fille reconnu la chanson « Love Story » de Taylor Swift, et se mit à glisser sur la glace, au rythme et sur le thème de la musique puis Maxime se lança à son tour dès le quatrième vers de la chanson. C’était vraiment mignon, les deux adolescents en train de danser sur la glace, et Flora en train de chanter, et elle chantait merveilleusement bien cette chanson. A la fin de cette musique, les deux adolescents se rapprochèrent l’un de l’autre et…
    « Flora !! »
    L’interpellée se réveilla en sursaut puis soupira en se rendant compte que ce n’était qu’un rêve. Puis elle se retourna vers la personne qui l’avait appelée et lui lança un regard noir de chez noir.
    « Sarah… Tu as de la chance que je soit de bonne humeur parce que j’ai fais un rêve merveilleux… Parce que sinon, tu aurais passée un sale mauvais quart d’heure… En attendant, tu vas juste manger des plumes ! »
    Termina-t-elle en prenant son cousin, en se levant et en débutant une (mémorable) bataille de polochons. Dans cette bataille, les deux jeunes amies faillirent casser un vase mais Flora (et ses réflexes hors du commun) arrêta sa chute grâce au sortilège « aresto momentum » qu’elle connaissait grâce à Dumbledore qui l’avait utilisé lors d’un match de Quidditch, lors de la première année de collège de Flora
    Sarah s’arrêta tout à coup (et se pris un oreiller en plein dans le ventre *heureusement qu’ils ne sont pas durs !*) puis après avoir repris ses esprits, elle s’exclama :
    « Hé Flora ! C’est pas le tout, mais je te réveillait parce que apparemment, tu as encore oublié le bal de Noël !
    -Quoi ?! C’est aujourd’hui ?
    -Ce soir même ! Mais comment tu fais ? Tu l’oublies chaque année ! C’est le premier truc dont je me souviens moi !
    -Mince ! Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir mettre ? Et tu n’aurais pas pû me prévenir plus tôt cette année ?
    -Comment voulais tu que je sache que tu allais encore oublier ! Je suis pas devin moi c’est pas de ma faute !
    -Euh… S. ? Je crois qu’on dirait deux personnes qui s’engueulent à moitié à cause d’un anniversaire de rencontre oublié…
    -Morte de rire tu as raison !
    -Dis… Tu as déjà ta robe toi ?
    -Quelle question ! Je ne m’appelle pas Flora moi !
    -To’ J’suis dans la bouse de dragon… »
    Aussitôt après avoir prononcé cette délicate parole, la jeune fille se jeta sur sa malle à vêtement et, en se souvenant qu’elle avait mit ses robes de bal tout au fond, la jeune fille soupira puis dit :« Défaitlamalle » C’était le contre sort du sortilège « Faitlamalle », il fallait faire très attention de ne pas dire « Défaitlamal » ou « Faitlamal » sinon on pouvait avoir de… mauvaises surprises.
    Après avoir prononcé la formule magique, la malle de Flora se dérangea correctement et chaque vêtement allèrent se poser, bien pliés, bien rangés, sur le lit, en lévitant. Quand les robes de bal se posèrent à leur tour, Flora les regarda puis en sélectionna deux de vue.
    « Sarah ! Je ne sais pas laquelle choisir !! Help me please !!!
    -Hum… J’adore la bleue, même si la rose est splendide aussi… Le tissu de la rose est vraiment adorable, c’est du velours ? Mais celui de la robe bleue est génial, il est tout lisse et tout doux, et il brille à moitié…
    -C’est du satin… Je crois que je vais prendre celle-ci, je l’adore ! Merci Sarah !
    -Bah, de rien ! »
    Flora prit donc la robe bleue dans ses bras puis repris sa baguette magique qu’elle avait posée sur le lit et prononça le sortilège « Faitlamalle ! » et les vêtements se replièrent tous, correctement, dans la malle qui se referma en douceur, et Flora se jeta sur son lit avec la robe, ferma les rideaux… Puis les rouvrit trente secondes après, habillée de sa robe longue, bleue, dont le haut était un magnifique bustier et la jupe était légèrement plissée, c'était vraiment une belle robe qui allait à ravir à la jolie Flora. Sarah l’aida à fermer sa fermeture dans le dos puis Flora utilisa le sortilège d’attraction pour prendre un miroir. Il n’y avait pas a dire, si la magie n’existait pas, Flora serait vraiment embête !
    La jeune fille se maquilla avec du bleu sur les yeux, du rouge à lèvre rouge (pas trop pétant quand même !) puis du eye-liner. Elle mit un bracelet en argent et des boucles d’oreilles assorties et se peigna les cheveux de manière à ce que ses jolies boucles blondes retombent correctement. Pendant se temps là, Sarah c’était préparée de son côté, et quand Flora se retourna, sa meilleure amie s’exclama :
    « Flora ! Tu ressembles à une princesse, tu es trop bien comme ça !
    -Arrête de raconter des bêtises… Mais toi tu es merveilleuse Sarah ! Resplendissante !
    -Arrête… »
    Soupira la seconde Poufsoufflienne… Puis après un petit silence où les deux amies essayaient de se persuader mutuellement qu’elles étaient la plus belle, elle s’arrêtèrent et s’écrièrent ensemble : « ON EST LES PLUS BELLES ! » Puis elles se mirent à rire.
    Les deux amies descendirent dans la grande salle sous les regards impressionnés de leurs camarades (surtout les garçons qui n’étaient vraiment pas habitués à les voir vêtues de cette manière.) Puis en souriant et en saluant quelques ami(e)s au passage, les deux jeunes filles continuèrent leur chemin pour sortir de la grande salle. Elles saluèrent la peinture de la mariée qui leurs firent d’immense compliment sur leur magnificence (pour être très modeste xD) puis elles continuèrent leur chemin vers le hall. Flora passa sa tête dans l’entrebâillement de la porte pour voir si il y avait beaucoup de monde, prise d’un soudain trac à être vue vêtue ainsi, puis Sarah l’entraîna par la main jusqu’à la grande salle où enfin elle l’a laissa tranquille pour aller voir des amis qu’elle venait de voir. Aussi, Flora se retrouva seule dans son coin, ne reconnaissant personne. Elle alla donc s’installer sur l’un des bancs qui avaient été poussés sur les bords de la salle et regarda les personnes danser avec un regard mélancolique. Puis, reprenant ses esprits, elle afficha un joli sourire, que seule elle savait faire, et croisa les doigts pour que quelqu’un, n’importe qui, vienne lui adresser la parole car elle ne souhaitait pas passer toute la soirée assise là, à côté du mur et d’une place vide qui, en tout cas elle l’espérait, ne le serait plus très longtemps.

    [Je préviens juste comme ça que les suivants ne feront pas autant de mots ^^'

    Tenue de Flora => [X] ]


Dernière édition par Flora Ryana le Ven 26 Déc 2008 - 19:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1995   Ven 26 Déc 2008 - 19:51

Theodore Nott allait au bal de Noël. La personne pour qui cette phrase sonnait le plus étrangement était sans nul doute Theodore Nott lui-même. En effet, depuis qu’il était tout petit, les seules véritables fêtes auxquelles il avait eu la chance d’assister étaient celles que l’on donnait dans l’enceinte du château de Poudlard. Autant dire qu’il en avait une expérience des plus limitées. Cet état de fait pouvait intriguer bon nombre de personnes, mais c’était souvent du au fait qu’elles ne connaissaient rien de la vie du jeune homme. En effet, son père, un Mangemort notoire bien que pas encore reconnu ouvertement comme tel, l’avait élevé dans le but d’en faire son successeur. Il avait donc bien pris soin de lui apprendre le strict nécessaire et le comportement en société n’en faisait pas partie – encore qu’aux yeux de Theodore, cela aurait du constituer la priorité dans son enseignement. Le jeune homme avait néanmoins eu un peu de chance dans son malheur, car du temps où sa mère avait vécu à ses côtés, il avait pu bénéficier d’une éducation digne de son rang, celle d’un véritable gentleman. Certes, le seul véritable soucis était qu’à cette époque, il n’était âgé que de huit ans… Mais on avait beau dire, il y a des choses qui restent et la danse en faisait partie : c’était un peu comme le vélo, ça ne s’oublie pas. Du moins, c’est ce que le jeune Serpentard espérait au fond de lui…

Depuis cette instructive conversation que Theodore avait eu son ami et frère, le Serpentard adulé et honni, Drago Malefoy, il avait passé du temps à revoir ces quelques bases qu’on lui avait donné durant sa tendre enfance. Il pensait que cela suffirait amplement pour qu’il ne se voie pas humilier en public, ce que ne se gêneraient pas de faire certains élèves de la Noble Maison de Salazar Serpentard s’il leur en donnait l’occasion. En effet, il fallait signaler que ces derniers avaient récemment pris l’habitude de montrer durant de grandes et éloquentes démonstrations une haine grandissante à l’héritier des Nott. Il ne fallait pas être sorcier pour en comprendre la raison : ils ressentaient à son égard une jalousie maladive du fait de l’entente cordiale qui régnait entre lui et le Prince des Serpentards. Peut-être même avaient-ils compris que c’était bien plus qu’une simple entente et il était certain qu’il leur était impossible de comprendre pourquoi Drago Malefoy avait choisi le solitaire Theodore Nott plutôt que n’importe lequel de ces « véritables » Serpentards. Souhaitant éviter de jeter de l’huile sur le feu, le jeune homme avait alors passé son temps à revoir tout ce qu’il était susceptible de faire à cette soirée. Autant pour lui que pour son éventuelle cavalière…

Eventuelle. Oui, telle était le bon mot. Non pas qu’il n’ait pas eu envie d’inviter quelqu’un, mais plutôt que, malgré les conseils de son ami, il n’ait pas eu le courage suffisant de le faire. Il se sentait un peu ridicule et lamentable, car avec le temps il avait compris qu’il aurait bien eu envie d’inviter une certaine Serdaigle. Il espérait toutefois la revoir une fois au bal, bien qu’il n’ait aucune idée de la manière dont il s’y prendrait alors.
Mais assez réfléchi, il est temps. En effet, l’heure approchait et il ne s’était encore pas préparé. Se levant de son lit, il regarda une dernière fois sa tenue de soirée avant de s’emparer d’une serviette et de filer vers la salle de bain. Il y passa un certain temps, profitant de la chaleur de l’eau afin de se détendre un minimum avant de sortir de la douche et de se sécher d’un simple sortilège. Toutefois, la plus grande difficulté était maintenant de parvenir à se coiffer un minimum correctement, mais il avait beau faire, ça ne menait à rien. Il fit donc de son mieux pour qu’ils aient l’air un peu moins en bataille que d’habitude et repassa dans leur dortoir, prêt à s’habiller. Il revêtit alors sa robe de soirée achetée l’année précédente sur le Chemin de Traverse, décidé de s’habiller à la mode des sorciers plutôt qu’à celle des Moldus – ce qui aurait été du plus mauvais goût. Il s’agissait d’une robe de velours noir aux reflets bleutés, assortie de manière presque naturelle à la couleur de ses yeux. Bien évidemment, comme pour toute robe de sorcier, elle se constituait d’un pantalon et d’une robe assortis, mais aussi d’une chemise d’un blanc immaculé. Il portait là-dessus une cravate de la même couleur que le reste. Avant de quitter leur chambre, Theodore s’admira un moment dans la glace, particulièrement fier de ce qu’il voyait. On avait beau dire que les Serpentards étaient arrogants, mais avec ce qu’il voyait, il trouvait qu’il y avait matière à l’être : il était en effet plutôt pas mal. Un sourire naissant sur son visage, il quitta la salle commune des Serpentards.

*** ***


La Grande Salle était bondée et de très nombreux élèves s’y trouvaient déjà. Il eut un instant de recul, n’ayant pas réellement l’envie d’affronter une telle foule, mais des bruits de pas derrière lui indiquèrent que d’autres élèves arrivaient et il ne pouvait donc plus fuir. Résolu, les points serrés, il s’avança dans la Salle, perçant la foule tel un brise-glace dans la banquise, cherchant un coin un peu à l’écart. De là, il avait ainsi tout loisir pour observer, cherchant un visage connu, histoire de ne pas jouer la potiche toute la soirée. Il reconnut bien quelques Serpentards, mais à ses yeux bal de Noël ne rimait pas avec Serpentard. Il regarda un peu plus loin, dépassant un groupe de Poufsouffles puis un Gryffondor qu’il reconnut comme l’un de ces idiots de Weasley avant de voir… Il en eut le souffle coupé. Etait-ce véritablement celle à qui il pensait ? Une magnifique jeune fille vêtue d’une splendide robe bleue attendait, seule. Il décida de s’approcher afin de vérifier s’il avait vraiment raison. Arrivé devant la jeune fille, il ne put s’empêcher d’afficher un grand sourire.

Hayley…

S’inclinant devant elle, avec une grâce et une délicatesse qu’on ne lui connaissait pas, vestiges de son éducation raffinée, Theodore tendit sa main, attendant de recevoir celle de la jeune fille en retour, la caressant des lèvres dans un délicat baisemain. Il se redressa tout aussi gracieusement, croisant son regard rieur avec celui de la Serdaigle.

Tu es magnifique… Permettrais-tu… Permettrais-tu à l’humble Serpentard que je suis de… De passer un peu de temps en ta charmante compagnie ?
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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1995   Ven 26 Déc 2008 - 21:42



    La salle était époustouflante. Les murs, tapissés d'un rouge doux parsemé de courbes or. Les immenses sapins d'un vert éclatant sont décorés de boules couleur feu et la neige blanche qui tombait dans toute la salle recouvrait les plantes de leur aimable couverture immaculée. La piste de danse était tout aussi impressionnant, tant de sa taille que par le nombre de personne qu'elle contenait et qu'elle pourrait encore contenir. Les quelques tables qui parsemaient la pièce étaient elles aussi recouvertes d'un léger rideau couleur crème et les petits sièges de velours bordeaux. Du côté de la piste, il y avait un bar sur lequel se pressaient déjà quelques élèves repartant avec deux ou trois verres dans chaque main. La chose la plus étonnante, était sûrement le fait que les élèves des différentes maisons ne se mélangeaient pas, ou très peut. Quelques Serdaigles papotaient avec des Poufsouffles et une poignée de Gryffondor parlaient, assez bruyamment d'ailleurs, avec des bleus et bronze. Mais les Serpentard, eux, ne se mélangeaient pas. Ce devait encore être une de ces histoires de sang pur. Quelle chose stupide. Soit-disant, les fils de sorciers étaient plus doués question magie que les enfants de moldus. Une idiotie de plus. Après tout, la blondinette était plus douée en magie que certains « sang-pur ». Elle maîtrisait des sorts de cinquième années et réussissait, une fois sur trois, quelques sorts de sixième année. Il fallait avouer que son professeur était génial, après tout, ce sont les grands sorciers qui forment les grands élèves et pas l'inverse. Et en l'occurrence, son amie était une grande sorcières et ouais.
    Des grands
    « Et poussez pas !! » retentirent aux oreilles de la blondinette ce qui la fit s'avancer afin de laisser le passage aux personnes qui essayaient de rentrer. Un groupe de Poufsouffle entrèrent et bousculèrent quelque peu la demoiselle qui s'éloignant un peu plus de l'entrer afin de ne pas se faire reverser pas un amas d'élèves. Déjà qu'elle ne mouvait pas vraiment parfaitement, alors en plus si quelqu'un la pousse. La chute avait plus de chance d'arriver.
    Et pis, quelle idée aussi de se ramener avec des chaussures pareilles ? Je veux dire c'est ...
    « Hayley ... »

    Cette voix ... Ou, là, là ...
    Descend la pression, tu vas exploser.
    En effet la demoiselle était passé de son doux teint crème à un rouge assez vif. Mais lorsqu'elle se retourna pour faire face à son Serpentard - et oui, son - la pression était déjà tombée et son visage était clair. Enfin, si on ne comptait pas la présence de la couleur églantine qui parsemait le haut de ses joues. Le jeune homme s'inclina et tendit sa main à Felize qui ne put faire autre chose de lui tendre la sienne en devenant un peu plus rose. Le baisemain qui suivi donna vraiment de la couleur, et pas que sur les pommettes cette fois-ci.
    Allez, reprend toi.
    Comme le dit la petite voix, la blondinette retrouva ses deux petites taches discrète avant que Theodore ne puisse se redresser.

    « Tu es magnifique... Permettrais-tu... Permettrais-tu à l'humble Serpentard que je suis de... De passer un peu de temps en ta charmante compagnie ? »



    Bien entendu qu'il le peut. Hein il le peut ?
    Bien entendu qu'il le pouvait. Contrairement à la plupart des garçons qui se trouvaient dans cette salle, le Serpentard ne s'était pas habillé d'un costume « à la façon moldue », mais d'une robe de sorcier de velours noirs parsemé de reflets bleutés. Une chemise blanche faisait ressortir le tout. Et ce qui le sortait encore du lot, lui, il n'avait pas de badge de maison à l'encontre de quelques verts et argents non loin de là. Il était encore plus mignon qu'à la bibliothèque. Ses cheveux, apparemment aplatit sans succès, partaient un peu dans tous les sens, mais cela donnait au jeune homme un aspect ... comment dire ...
    Rebelle ?
    Peut-être. Oui, ce devait être ça.

    __" Et bien, d'abord merci et puis, bien sûr. "

    Un sourire apparu sur la bouche d'Hayley. Elle-même n'avait pas très bien compris ce qu'elle venait de dire et espérait que cela suffisait. Elle n'arrivait pas à détacher ses yeux de ceux de Theodore. Enfin, jusqu'à ce qu'il la regarde. À ce moment elle regardait ses chaussures.
    Un autre groupe d'élèves la firent trébucher et elle fonça légèrement dans le garçon qui se tenait devant elle. Et bin voilà, pour rougir, il n'y avait rien de mieux. En se redressant, elle croisa le regard du Serpentard et le temps s'arrêta un moment. Moment qui ne dura pas longtemps en raison d'un cri poussé juste dernière eux.

    « Et les deux là, c'est pour aujourd'hui ou pour demain ? »


    La blondinette se décala légèrement et montra une table libre d'un signe de tête.

    __" Je crois qu'on gène un peu le passage", dit-elle d'une voix mélangeant amusement et timidité." On va s'asseoir ? "

    Sans même attendre la réponse de celui qui venait de devenir son cavalier elle se dirigea vers la table et s'assit. Elle avait été élevée dans ce que les gens appelaient la haute société. Et maintenant elle comprenait quelles répercussions cela avait dans son comportement : elle était droite et fière et ne parlait pas. Enfin, jusqu'à ce que la petite voix s'en elle et qu'elle la réveille.
    Et dis donc, c'est une chance en or que tu as là. Alors fais pas l'idiote et parle.
    D'accord, mais pour dire quoi ? Plusieurs idées farfelue lui traversèrent la tête. Mais aucune ne paraissait vraiment valable. Finalement, afin de stopper ce silence gêné, la demoiselle sortit une des idées qui lui paraissait la moins idiote.

    __"Alors ... À part ton nom, ta maison et ton âge, je ne connais pas vraiment de choses sur toi ... Je t'écoute ", ajouta-t-elle avec un sourire." Si cela ne te gène pas bien sûr. "
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Drago Malefoy
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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1995   Sam 27 Déc 2008 - 15:42

Drago était allongé dans son grand lit a baldaquin, regardant le plafond d'un air absent et de manière pensive. Il venait de recevoir une lettre de son propre père, fait extrêmement rare, qui lui disait que tout allais bien au manoir, que tout était parfait et qu'il regrettait que son fils ne soit pas présent en ce réveillon de noël .. Bien sur, le Serpentard savait que tout cela était faux, que tout n'allait pas si bien que pouvait le dire son père dans sa lettre, et que si tout allait parfaitement, il lui aurai demandé de le rejoindre, lui et sa mère, au manoir Malefoy pour y passer les vacances de Noël. Mais bon, que voulez vous, Lucius Malefoy a beaucoup a faire depuis qu'un certain Mage noir est revenu parmi nous, et malheureusement il ne peut pas en faire autrement. Drago n'avait donc pas vraiment envie d'aller au bal ce soir, cette lettre lui ayant un peu plombé le moral pour la soirée, il aurai préféré rester là, dans son lit, a regarder le plafond ou alors sur le rebord de la grande fenêtre de la chambre, a regarder les étoiles, mais son absence au bal serait des plus remarqué, surtout chez les Serpentards, et son père lui avait dit d'y aller dans sa lettre, disant que cela lui ferai le plus grand des biens. Le Fils Malefoy leva les yeux au ciel, c'était vraiment n'importe quoi ! Il ne savait pas ce qu'il ressentait en ce moment, il ne savait pas tout les événements récents que avaient bousculés sa vie depuis peu, il ne savait en rien ce qu'il subissait entouré de tous ces crétins qui se disent "partisans du Mage noir" ! Comment voulez vous oublier tout ça en allant a une simple soirée remplis de dégénérés ? Drago se massa les tempes, s'énerver ne servait a rien, et cela lui faisait plus de tord qu'autre chose. Il tourna la tête alors, posant son regard sur Theodore Nott qui sortait de la salle de bain. Et bien, il avait l'air plutôt pressé d'y aller a cette soirée, et cette pensée fit sourire l'héritier Malefoy. Au moins lui, il allait s'amuser, et tant mieux ! Il ferma les yeux, quelques minutes, puis, lorsqu'il les ré-ouvrit, il tomba sur une vision de son ami, s'admirant dans le miroir de la chambre, habillé de sa belle tenue de soirée noire. Discrètement, Drago en rit, tellement s'était surprenant de le voir ainsi et drôle aussi, on aurait dit qu'il se découvrais après des années sans même savoir a quoi il ressemblait ! Décidément, il avait bien changé le Theo en si peu de temps, et cela rendit Drago plus que ravie ..

Enfin, le fils Nott sortit de la chambre, sans même un regard, un mot a Drago, qui ne s'en rendit même pas compte non plus, replongé dans sa méditation. S'il passait la soirée avec son ami, cela pourrait la rendre moins .. Lassante non ? Cette pensée fit a nouveau sourire le fils Malefoy, non, il ne pouvait pas passer la soirée avec Theo, pour la simple et bonne raison que celui ci avait certainement beaucoup mieux a faire que de l'avoir dans les pattes toute la soirée ! Le sourire toujours suspendu a ses lèvres, il se leva enfin, et se dirigea vers la salle de bain. Là, il se déshabilla et entra dans la douche ou il fit couler l'eau, se lavant et se shampouinant avec soin, restant là près d'un quart d'heure sous la cascade d'eau brulante, avant de sortir et de se sécher a l'aide d'une serviette moelleuse et cotonneuse. Il aurait pu le faire a l'aide de sa baguette, un simple sort facile a lancer et Op ! Le tour était joué, mais Drago n'aimait pas se sécher de cette manière, il préférerai la méthode manuelle, profitant ainsi de la douceur de la serviette, qui apaisait sa peau, après la chaleur de l'eau, sous la douche. Ensuite, une fois totalement sec, il sortit de la salle d'eau, pour entrer dans la chambre, vide, et fouilla dans sa malle de vêtement avant d'en sortir une magnifique tenue de soirée toute de soie noire et brillante, ainsi qu'une chemise blanche et une cravate argentée. Il mis d'abord sa chemise, la boutonnant avec soin, avant d'enfiler le pantalon et la robe de soirée, qui descendait presque jusqu'à ses pieds, puis, il noua sa cravate, avec grande attention, comme a son eternelle habitude. Enfin, il sortit de la malle une cape de la même soie que la robe, et au col de fourrure, aussi noire que le reste de la tenue. Il la mis sur ses épaules, les recouvrant ainsi, et descendant jusqu'au niveau de ses cuisses. Ainsi habillé, il se dirigea vers la salle d'eau a nouveau, pour s'y coiffer, puis, revint dans la chambre a nouveau, ou il sortit du tiroir de sa table de chevet une broche d'argent, représentant deux serpents emmêlés, qu'il accrocha a sa robe, et qui n'était autre qu'un symbole de sa famille. Enfin, il sortit de sa chambre, se retrouvant dans la salle commune vide de toute vie apparente.

Il traversa donc la salle des Serpentards, s'arrêtant au passage devant la cheminée allumée, regardant l'heure qu'affichait l'énorme horloge. Le Bal était commencé depuis plus de trois quart d'heure, et bien entendu, tout les crétins du collège devaient y être depuis bel lurette ! Levant les yeux au ciel, il pris la direction des cachots d'un pas lent montra sa faible envie d'y aller, et faisant claquer les talonnettes de ses chaussures, cirées et brillantes, au sol. Arrivé aux escaliers qui étaient le seul accès cachots/Hall, une voix l'interpella et l'arrêta dans sa progression, une voix trainante et familière, juste derrière lui :


Le bal a commencé depuis longtemps Drago ..

Le fils Malefoy se retourna, scrutant l'obscurité des cachots, avant d'enfin apercevoir l'homme dont il avait reconnu la voix. C'était Rogue, Severus Rogue, maitre des potions et ami de sa famille qui s'avançait vers lui d'un pas rapide et sur :


Je le sais bien ..

Rogue le dévisagea un long instant de son air de supériorité typiquement Serpentard, fixant le fils Malefoy droit dans les yeux qui soutenait le regard du professeur, avant que celui ci ne réplique enfin :

Allez y Drago .. Vos camarades de maison parlent déjà beaucoup de votre absence
..

Bien professeur ..

Tournant les talons sans un mot ou un signe de tête au professeur des potions, Drago s'éloigna de Rogue, montant les escaliers qui donnaient sur le grand Hall de l'école, avant de s'approcher des portes fermées de la Grande Salle. Là, il pris une grande inspiration, sachant ce qui l'attendait a l'intérieur, a savoir ennuie et lassitude, puis, il poussa les portes, franchissant ainsi le seuil de celles ci, et arrivant dans la salle, re-décorée a l'occasion du bal de noël. Tout le monde parlait, chantait, s'amusait, dansait, et quand Drago entra, beaucoup de têtes se tournèrent vers lui, pour la plupart d'entre elles étaient des Serpentards. Mais le fils Malefoy avait l'habitude de tout ça, et sans y prêter attention, il s'avança, de son allure noble et fière, s'engouffrant dans la jungle d'élèves insupportable déjà aux oreilles du "Prince des Serpentards". Il repéra enfin, au bout d'un certain temps, un espace de sièges libre, ou il s'empressa de se diriger, s'asseyant avec grâce et attendant. Il observait la scène qui se déroulait devant ses yeux, les élèves réjouit, heureux, s'amusant, insouciant. La décoration avait été refaite, les immenses sapin étaient décorés de rouge et d'or et une fine neige magique tombait du plafond enchanté de la Grande Salle, recouvrant les arbres de noël d'une fine pellicule blanche et scintillante. C'était assez magique il fallait se l'avouer, mais n'était ce pas là la fameuse magie de noël ? Rendre tout magique et merveilleux aux yeux des gens qui ont le cœur pur même si la tristesse et la peine est en eux ? Drago fronça les sourcils, il devenait un peu trop sentimental a son gout, il fallait arrêter la avant d'éclater au grand jour voyons ! Soupirant, son regard se posa sur un ensemble de tables un peu plus loin ou était assis Theo en compagnie d'une jeune fille a la chevelure blonde et soyeuse. Intensifiant son regard, il compris que cette fille était la fameuse Serdaigle dont son ami ne cessait de lui parler depuis qu'il l'avait rencontré dans la bibliothèque de l'école. Ainsi donc il avait osé l'inviter ! Cette vision réjouit le fils Malefoy, heureux pour son ami, qui, il le pensait, le méritait plus que quiconque dans cette pièce.

Enfin, il finit par détourner son visage de son ami, préférant le laisser faire ce qu'il avait a faire, et il regarda le plafond, d'où tombait la merveilleuse poudre blanche, pensif, comme souvent ses derniers temps ..

_________________


Drago Lucius Cygnus Malefoy
~Frozen & Dark Prince~
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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1995   Dim 28 Déc 2008 - 2:26

    ..: F-B :..

    La tension était presque palpable dans les couloirs du château. Aujourd'hui avait lieu le bal de Noël de cette année 95, et quelques élèves se retrouvaient encore sans cavalier, ou cavalière. Même dans la Salle commune des Serdaigles, l'atmosphère paisible et calme, adaptée à un lieu d'étude, avait laissé place, ces derniers jours, à l'excitation des élèves. Et pour cette raison, depuis quelques jours, Kaith fuyait littéralement cette pièce. Elle lui préférait le calme de la bibliothèque, lieu presque abandonné ces derniers temps, ne parlant qu'à quelques personnes afin d'éviter de se retrouver confrontée à l'une des conversations les plus prisées en ce moment. Fait étrange n’est-ce pas ? Outre son tempérament studieux, la jeune femme était pourtant habituellement une joyeuse fêtarde lorsque l’occasion s’y prêtait.

    Et pour cause. L’annonce d’un Bal avait plut à sa mère. La lettre n’avait même pas tardé, accompagnée de ses sempiternelles recommandations. « Trouve-toi un cavalier digne de ce titre, de sang-pur de préférence ». « Habille-toi décemment surtout, et tache de nous faire honneur pour une fois ». Et elle en passait. Bien que d’accord avec la plupart de ces préceptes, dans le fond, le « conflit » qui l’opposait à sa mère l’empêchait de suivre ses conseils. Résultat ? Elle avait failli tout le contraire. Mais honnêtement, elle aurait été la perdante, à se trimballer dans une salle bondée, mal fagotée et mal accompagnée. Alors elle s’était réfugiée dans ses livres, et un silence obstiné face aux questions de son frère. Malgré tout, Tantale ne lui avait pas laissé le choix. Qu’elle y aille seule s’y elle le souhaitait lui importait peu, mais si lui faisait l’effort de s’y rendre, elle assiterait également à la fête.

    Encore installée à une table de la Bibliothèque, la jeune fille jeta un coup d'oeil à sa montre et se mordit la lèvre inférieure. Si elle ne se dépêchait pas, elle serait d’ailleurs en retard. Et son frère viendrait de toute façon la trainer par la peau du coup. Elle soupira, rangea rapidement les livres qu'elle avait empruntés et prit la direction de son Dortoir...

    Les voix surexcitées l’agressèrent. Peut-être parce qu’elle ne participait pas à la conversation ? Ou tout simplement parce que cette fois, elle n’était pas d’humeur. Les lettres de Sélène étaient rares, mais la laissaient à tous les coups nostalgique ou amère. Très, très mauvais en temps de fêtes.

    -
    Oh Kaith ! On a failli croire que cette fois tu ne viendrais pas. T'es en retard là, d'ailleurs. Tu devrais te presser un peu.

    Elle se contenta de baragouiner quelques phrases vagues dans son inexistante barbe, sans répondre à l’état d’exaltation de sa camarade.

    -
    Et donc ? Quelle magnifique tenue as-tu prévue pour ce soir ? Attends, ne me dis rien. Je parie que c’est celle que…

    ‘La laisser jacasser seule et attendre que ça passe’, fut la décision de Caitlyn sur le moment. Ce qui ne manquait pas de la consterner pour autant. En temps normal, elle se serait prêtée au jeu avec plaisir… Avait-elle donc l’air aussi cruche à chaque occasion pareille ? Vu de l’extérieur, c’était presque vexant.

    -
    Alors ?

    Non, forcément elle avait plus de retenue.

    Ou pas.

    -
    Non mais. Dis-moi, je parle toute seule là ou quoi ?

    Trêve de réflexions inutiles. La question que lui avait posé sa compagne de dortoir un instant plus tôt n’était, en fait, pas si bête. Qu’allait-elle porter ? Elle n’avait rien eu le temps de prévoir, au final. A ce moment là, deux doigts entrèrent dans son champ de vision, et claquèrent l’un contre l’autre dans le but de la tirer de sa rêverie. Elle sursauta ; se retourna d’un bloc vers la propriétaire des doigts en question, sourcils froncés. Mais qu’est-ce qu’elle voulait encore celle-là ? Elle semblait attendre une réponse. Mais à quoi ? La Serdaigle n’avait pas suivi un traitre mot de son discours.

    - Désolée. Mais j’ai vraiment pas l’temps, là.

    Coupant court à la discussion, elle en retourna à ses occupations premières à savoir… dévaliser sa malle à la recherche de quelque chose de ‘portable’.

    -
    Tiens, parait qu’c’est pour toi.

    Un carton lui atterrit dessus sans délicatesse aucune, ce de quoi elle ne se formalisa pas. Au contraire, elle déchiqueta l’enrobage du paquet à la va-vite, croisant les doigts pour qu’il s’agisse bel et bien de ce qu’elle pensait.

    -
    Yes !

    Elle s’était levée d’un coup, sans pouvoir cacher son soulagement. Une robe. La carte qui l’accompagnait la renseigna sur l’identité de son envoyeur, dont elle se doutait déjà. Tantale. Décidément celui-là, dès qu’il avait une idée en tête… Mais le sourire qui lui mangeait les lèvres attestait que tout compte fait, son frangin n’avait pas eu tort d’insister à ce point. Immédiatement, plusieurs visages s’agglutinèrent autour d’elle pour apercevoir ce qu’elle tenait. Elle masqua l’objet de leur intérêt à leur vue, un air taquin sur le visage.

    -
    Vous la verrez bien assez tôt, fanfaronna-t-elle en réquisitionnant la salle de bain, sans s’inquiéter des répliques exagérément outrées de ses camarades.

    Elles ne lui en voudraient pas, de toute façon. Alors qu’elle adoptait enfin son comportement habituel.

    Mi-longue, la robe que lui avait choisi son frère lui retombait sur les genoux ; se resserrait sous la poitrine pour s’évaser sur tout le bas. Elle était d’un gris proche de la couleur de ses yeux, faite d’un tissu à la texture soyeuse et recouvert d’un voile léger. Simple, mais classe… Et probablement pas donnée au vu de la qualité du tissu. Merci grand-frère.

    ..: Fin Flash-back :..

    - Je sais encore marcher tu sais ?

    Le coup d'oeil qu'elle reçu en échange rappela à Caitlyn que pour cette fois, elle ferait mieux de se taire. L’air boudeur, elle se résolut à se laisser trainer par son frère aîné. Sa main solidement callée dans celle, plus large, de Tantale, elle pressa un peu le pas pour éviter de trébucher. Pourquoi était-il si pressé ? Ses talons hauts claquaient sur le sol, et bien que superbes, ses chaussures hautes étaient également très inconfortables. Elle soupçonnait son frère de le savoir. Et de les avoir peut-être même choisies dans cet optique précis. Parce qu’avec lui, rien n’était entièrement gratuit. Après tout, son comportement avait tout de même forcé le jeune homme à lui choisir lui-même une tenue complète. Pour cette raison, elle préféra ne rien ajouter. Il n’y avait qu’à croiser de nouveau son regard rouge pour comprendre qu’elle ‘le lui revaudrait’ tôt ou tard. Et puis elle l’avait sacrément mis en retard : plus d’une demi-heure qu’il l’attendait à l’entrée de sa salle Commune.

    Enfin, la Grande Salle était en vue. Une multitude d’éclats de rires résonna à ses oreilles, mêlant des tons de voix plus ou moins connus en un brouhaha assourdissant. Les couples se formaient ou se retrouvaient tout autour d’elle, fait auquel elle ne s’intéressa guère : elle, n’attendait personne, et n’était attendue par personne. A la place, Kaith s’émerveilla plutôt sur le décor. Plutôt qu’un environnement froid, semblable à celui de l’extérieur, la pièce avait été aménagée de manière à sembler chaleureuse. Le choix des couleurs, la présence de plusieurs fauteuils créant des espaces presque intimes y étaient pour beaucoup. La neige n’avait pas pour autan tété supprimée de l’équation, au contraire. Et les… Aoutch !

    Ça, ça, vraiment. C’était malin. Sur le coup, sa main se détacha de celle de Tantale, et se porta directement à son nez tandis qu’elle levait les yeux sur la malheureuse victime de sa maladresse, tout en se répandant en excuses. Blond, le jeune homme sur l’épaule de qui elle venait de se cogner avait un regard rêveur. Mais son frère ne lui laissa pas le temps de faire plus. Il l’attira vers lui par le poignet, sans pour autant la regarder. Caitlyn lui répondit par un regard inquisiteur.

    - J’espère que as prévu quelqu'un avec qui passer la soirée. Pas que ça m’aurait déplu de rester en ta compagnie, bien sûr, mais j’ai des projets. Il faut bien que je profite au maximum de mon dernier Noël à Poudlard.

    Aucun réel regret dans le ton employé, Tantale n'était pas un sentimental. Il s'était même fait rayeur. Et elle le savait, le fait qu'il s'agisse de sa dernière année au chateau n'allumait pas une pointe de regrets ou de nostalgie en lui. Une lueur prédatrice dans son regard attira l’attention de la jeune fille, et elle suivit la direction qu’il fixait. Oh. Evidemment. Il avait déjà repéré celle qui deviendrait certainement sa cavalière pour ce soir. Kaith s’humidifia les lèvres, encaissant sans un mot. Puis, sourcils froncés, elle se retourna vers lui.

    - Et l’intérêt de ma présence était…. ?

    Le regard carmin se stabilisa dans ses propres pupilles. Amusé.

    - L’intérêt ? Te forcer à venir était ma seule préoccupation. Justement parce que toi, tu voulais me faire croire que tu aurais préféré ne pas te rendre à cette soirée. Maintenant.. Ce que tu fais de ton temps à partir de là, je m’en soucierai plutôt demain, si tu permets.

    Mais il n’avait que faire de sa permission. La preuve fut son départ, alors qu’elle n’avait même pas eu le temps de dire quoique ce soit. Mais cette attitude de la part de son frère n’était pas étonnante… Et au fond, elle savait parfaitement qu’elle aurait regretté d’avoir loupé la soirée. Même si en contre partie, elle était condamnée à trouver une quelconque occupation pseudo-intéressante pour combler les prochaines heures. Bon. Un rapide passage au bar ne pourrait pas lui faire de mal.
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Theodore Nott

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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1995   Dim 28 Déc 2008 - 3:43

A l’extérieur, Theodore semblait plutôt calme et détendu, si l’on faisait exception de la petite rougeur qui enflammait ses joues, mais à l’intérieur c’était une toute autre histoire. Il se trouvait confronté à un déchainement de sentiments divers et variés et avait bien du mal à y faire face. Mais le pire dans toute cette histoire, c’est que plus il se montrait galant, plus son état de stress empirait. En effet, c’était bien joli de jouer le parfait gentleman en effectuant un parfait baisemain, mais en aucun cas ce n’était bon pour ses nerfs… Cette vérité semblait tout autant pouvoir être appliquée à la jeune fille, tel que le prouvait le ton rouge que prirent ses joues à l’arrivée du Serpentard. Néanmoins, malgré la gêne qu’ils ressentaient tous les deux, ils semblaient prendre autant de plaisir l’un que l’autre à se retrouver ensemble. Aussi, Theodore ne put qu’offrir son plus magnifique sourire à sa désormais cavalière lorsqu’elle lui donna l’autorisation de rester à ses côtés.

Mais voilà qu’Hayley s’avançait vers lui sans qu’il ne comprenne ce qui se passait… Du moins jusqu’à ce qu’elle le heurte, bousculée par un groupe d’élèves. La rattrapant aussi délicatement qu’il le put, Theodore lança un regard noir en direction des malotrus qui ne s’étaient même pas excusés. S’ils ne s’étaient pas rapidement éloignés, nul doute qu’il leur aurait fait regretter leur manque de tact. Il fallait réellement manquer d’éducation pour se comporter de la sorte ! Ce devait certainement être l’un de ces maudits Gryffondors… Le jeune homme reporta néanmoins son attention vers sa cavalière lorsque cette dernière se redressa, croisant leurs deux regards dans une sorte de lien hypnotique. Theodore aurait pu rester ainsi des heures durant si elle n’avait pas rompu le contact, poussée par une exclamation lancée dans la foule… Exclamation que le Serpentard supposa destinée à quelqu’un d’autre…

Finalement, coupant court à un instant de gêne, Hayley désigna une table libre située un peu plus loin et l’invita à s’asseoir en sa compagnie. Comme il n’avait aucune raison de refuser, et bien que les paroles échangées avec Drago quelques temps plus tôt résonnaient encore dans sa tête, il l’y suivit et s’installa sur la chaise située juste à côté de celle de la jeune Serdaigle. Ils restèrent là quelques instants, dans une sorte de silence gêné et le Serpentard chercha de quoi entamer une conversation sans aborder de sujets fâcheux. Ce n’était pas très facile en soi, mais en cette nuit de fête, il ne voulait rien gâcher… Tout en réfléchissant, il observa discrètement les alentours et repéra, un peu plus loin, installé à l’une des tables, seul, son ami et frère, le Serpentard Drago Malefoy. Du coin de l’œil, il l’aperçu détourner le regard, d’un air à la fois pensif et… Il ne savait quoi d’autre. Toutefois, il lui semblait que Drago aurait largement préféré être ailleurs en cet instant et il le comprenait parfaitement, néanmoins il aurait aimé que le garçon partage son bonheur, qu’au moins en ce jour il se montre lui aussi heureux, comme il l’avait été dans la Forêt Interdite…

Interdit, il le fut lui aussi lorsque Hayley s’adressa à lui. Ainsi donc, elle voulait qu’il lui parle de lui, de ce qu’était sa vie… Lui qui avait voulu éviter les sujets fâcheux, le voilà servi. Certes, si cela le gênait, elle lui proposait de ne rien dire… Mais de quoi aurait-il eu l’air en ne parlant pas ? Qu’est-ce que la jeune fille aurait alors imaginé ? D’un autre côté, en y regardant de plus près, elle ne pouvait pas imaginer de choses pires que l’était la vérité… Néanmoins, Theodore ne savait pas plus quoi dire. Parler de sa mère ne lui semblait pas approprié dans cette atmosphère festive. D’autant qu’il n’avait pas encore vraiment envie d’aborder un sujet si important avec la jeune fille. Plus tard, peut-être, mais là c’était beaucoup trop précipité. Quant au sujet de son père, il était tout aussi délicat et aurait plutôt fait fuir sa cavalière qu’autre chose. Son ascendance noble alors, et la richesse de sa famille ? Oui, c’était les meilleurs sujets si l’on avait envie de paraître imbu de sa personne et par la même occasion vantard… Décidément, sa famille ne se prêtait pas véritablement à de tels exercices. Encore que… Bien sûr ! Il y avait une partie de sa famille dont il pouvait parler sans problème. Un membre de sa famille pour qui il éprouvait un véritable attachement. Son frère.


Voilà une question proposant un vaste champ de réponse ! Eh bien que dire ! Ma vie est ici à Poudlard, aussi c’est peut-être là ce qu’il y a de plus important à dire. Comme je te l’avais dit, nous ne sommes guère appréciés par les autres, c’est pour ça qu’on se renferme souvent sur nous même. Mais je te mentirais si je te disais que la compagnie des Serpentards est une chose agréable.

Il eut un petit sourire moqueur en jetant un regard dans une direction où un groupe de Vert et Argent discutait vivement, débattant sans doute d’un de ses sujets propres à leur maison et qui ne présentait guère d’intérêt réel. Peut-être même en était-il au centrer, étant donné que ces derniers temps, on prenait grand plaisir à parler dans son dos. Jalousie quand tu nous tiens…

Pourtant, parmi toutes ces mauvaises langues, j’ai trouvé quelqu’un en qui j’ai entièrement confiance. C’est rare chez un Serpentard ça. Mais lui, il est différent au même titre que moi, je pense être différent de ce que l’on imagine être un Serpentard. Je ne doute pas que tu le connaisses, mais si je devais te demander ne serait-ce qu’une chose, c’est encore une fois de ne pas te fier au badge ni aux rumeurs. Celui dont je te parle, c’est Drago Malefoy. Il est comme un frère pour moi, le seul être capable de me comprendre.

Il jeta un œil en direction de son ami avant de revenir à sa cavalière. Il ne savait pas ce qu’elle savait de Drago, mais il en aurait mit sa main à couper qu’elle ne le voyait pas différemment des autres. Il espérait toutefois qu’elle soit capable de faire un effort et d’accepter de revoir son jugement à son égard, comme il espérait que son ami se montre le plus amical possible en de telles circonstances. Du moins, autant qu’il lui était possible de l’être.

Peut-être pourrais-je te le présenter ? A moins que tu n’ais prévu autre chose…
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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1995   Dim 28 Déc 2008 - 4:05

Charity eut droit à ces récits incessant tout au long de la journée : " Ma robe est-elle assez décolletée? Dois-je m’appliquer un peu plus de maquillage? Avez-vous vu mes chaussures? Est-ce que ma robe est jolie? Comment me trouvez-vous? Comment sont mes cheveux? " Et bla bla bla… Quelle bande de folles hystériques. Franchement, comment pouvait-on s’égosiller de la sorte pour un simple bal de noël? Même son oreiller, férocement appuyé contre ses oreilles, n’avait réussit à faire taire ses Serpentard un peu trop excitées. Quel soulagement ce fut lorsqu’elles quittèrent le dortoir pour aller dans la salle commune! Une fois que cette bande de dindes fût partit, la blonde balança mollement ses couvertures vers la gauche. Sa trousse pour le bain sous son bras, elle alla prendre une bonne douche bien chaude. Quel genre de femme se préparerait avec autant de lenteur pour un évènement aussi primordial que celui-ci? Charity Londrigus, bien sûr! Une idée extrêmement maligne. Alors qu’elles c’étaient toutes entretuées pour les douches, la blonde, elle, en profitait largement et librement! Il n’y avait plus âme qui vive. Une serviette sur la tête, la Londrigus prit place à la coiffeuse. D’un coup de baguette, elle pratiqua un sort de lévitation sur un séchoir et le mit en marche. Le temps qu’il assèche sa chevelure de blé, la demoiselle appliqua une unique couche de brillant à lèvre. Inutile d’avoir trois pouces de couleur dans le visage. Le naturel reflétait toujours la véritable beauté. Sa grand-mère lui avait répété ceci des millions de fois. Natanielle ne souhaitait pas voir sa petite-fille devenir une nunuche superficielle, dont le seul souci réside à être parfaite vingt-quatre heures sur vingt-quatre! Accepter son apparence est un exploit en tant que femme. Bref, une fois le séchoir en arrêt, la Londrigus se glissa dans sa robe.

Bien qu’elle n’aime pas le maquillage et les bijoux criards, Charity avait un faible pour les belles robes. Soit, la sienne se perdait dans un noir profond et uni. Deux bretelles en guise de soutient, un léger décolleter et une finition ample. Le coté bouffant faisait ressortir son goût pour les robes d’époque. Qu’en à la couleur, elle contrastait parfaitement avec la blancheur de sa peau et sa blondeur. Un dernier détail devait être réglé. Son collier. Après de multiples choix, elle décida d’arborer une simple bande de tissu, très mince, noué derrière son cou. Ses cheveux tombaient gracieusement le long de son dos, s’arrêtant à la hauteur de ses fesses. Donc, talons noirs aux pieds, la Serpentard descendit les marches du dortoir. Quelques têtes se tournèrent à son passage, mais comme d’habitude, elle ne leur accorda aucune attention. Certes, pour une personne taciturne comme elle, il était difficile de l’imaginer au bal. Quoiqu’il en soit, ça robe lui sied à ravir! Nul n’aurait pu dire le contraire. Une fois proche de la grande salle, Charity hésita. À bien y penser, que ferait-elle là-bas? Elle ne parlerait à personne, et, personne ne lui parlerait. Bien sûr, elle pouvait profiter de la musique et de l’ambiance. Voir tout le monde vêtu de leurs plus beaux habits était amusant également. Dans une bonne inspiration, elle pénétra dans la salle.

Émerveillée par la splendeur du décor, la jeune fille poussa une petite exclamation de ravissement. Dumbledore et les autres professeurs avaient mit du cœur à l’ouvrage! Ils avaient le chic pour décorer. Timide, la blonde se faufila dans la foulée et s’égara dans un coin. Il n’y avait pas beaucoup de Serpentard pour l’instant. Malheureusement, Charity reconnu son ennemi de naissance ainsi que Nott. La belle était convaincue qu’elle n’échapperait pas aux sarcasmes de Drago face à sa robe ou encore à ses cheveux. Bien qu’elle s’en moque, elle pourrait s’en passer ce soir. Et puis, oh! Surprise de taille. Le rouquin? Seul adossé sur un mur sans son éternel clone à ses côtés. La gorge sèche, Charity alla discrètement vers le bar pour commander une bière au beurre. Rien de meilleur pour se détendre. Car, oui, elle était un peu tendue. Être ici avec autant de gens…Et si elle pétait un plomb? Si jamais elle s’énervait contre quelqu’un et que cela dégénérait.

" Soit positive Charity… "»

Se murmura-t-elle les yeux fixés dans son verre givré. Ça ne pouvait pas obligatoirement finir en désastre. Allez! Un peu de nerfs! Charity tenait fermement sa coupe et jeta un dernier regard au blond prétentieux. Quoiqu’ils en disent, aussi têtues étaient-ils, ils avaient la même vie. Les mêmes problèmes. La même douleur en eux. Énervant non? Bien que sa conscience lui interdise de bouger, la blonde se trouva à ses côtés en un rien de temps, une coupe pleine de bière au beurre dans sa main libre. Elle déposa le verre devant lui.

" Le Prince ne s’amuse pas? "

Sa remarque était pleine de sarcasme. Ce titre l’agaçait et elle le savait bien. D’ailleurs, son petit sourire malicieux en était la preuve. Déposant sa propre coupe, elle glissa ses mains derrière le bas de sa robe pour s’asseoir convenablement. Elle-même n’avait pas l’air très égayée par la soirée.

" Qu’est-ce qui te préoccupe à ce point Dragounet? Tu devrais sourire un peu, c'est toi notre préfet en chef, non?"
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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1995   Dim 28 Déc 2008 - 8:29

L'excitation. Cette sensation électrisante qui se promenait dans les couloirs de Poudlard depuis plusieurs heures. Une mélodie qui aux yeux de tous annonçait quelques choses de mémorables et réjouissantes, le bal de Noël. Un moment inoubliable. À vrai dire, cette fameuse soirée était celle que tout élève de Poudlard attendait avec impatience. Enfin, beaucoup des élèves attendaient ce moment. Dans le cas de Devis, il fuyait cette fameuse soirée comme la peste. Journée de maladresse et de malchance. L'année dernière, il s’était ridiculisé en marchant mille une fois sur les pieds d'une partenaire d'occasion. Il s’était renversé une mer de jus de fruits sur son smoking blanc et bégayait comme un retardé devant toutes les filles qui l'abordaient. Elles étaient toutes belles et ça l'intimidait énormément. Cela n'était que l'année dernière. L'année d'avant ça avait été presque pire. L'envie de passer encore pour idiot cette année ne l’enchantait guère. Les mauvaises expériences passées le dissuadaient de mettre un pied dans la grande salle de fête. Il imaginait déjà la première bêtise qu'il ferait. Dire qu'il s'était préparé toute l'année.

Le nez dans ces bouquins de magie, il était seul dans un coin de la bibliothèque et lisait avec difficulté les sorts qui défilaient sous son nez. Apprendre des sorts était beaucoup plus plaisant qu'aller à cette fête. Néanmoins, il avait beaucoup de misère à se concentrer. Les pas et les cris d'élève surexcité se faisant entendre jusqu'au fin fond de la bibliothèque. Ça le mettait sur les nerfs et l'empêchait de se concentrer sur un mot. Au final, il ferma son livre sauvagement et le lança sur une table. Ce qui fit un tel vacarme qu'un bibliothécaire se fit sentir sur sa droite et le toisa d'un regard inquisiteur.

« Tout va bien, jeune homme? »demanda le monsieur.

« Biensûre que oui! »dit Devis d'une voix qui cachait l'émotion. « Sinon j'aurais pas balancé un livre au bout d'une table et claquer un livre aussi fort!» ajouta-t-il sur un ton qui dépassait minimal lorsque s'adressait à un adulte.« JE VAIS TRÈS BIEN, MERCI! »Cria-t-il en renversant sa chaise avant de quitter la bibliothèque d'un pas lourd.

Le bibliothécaire resta un moment choqué par cette réaction. Cependant, il fit mine de rien sachant que ce soir c'était le bal et que plusieurs élèves allaient se comporter ainsi. Il valait mieux laissé passé s'il ne voulait pas une confrontation. Devis quitta la place en rongeant son froc! Il ne savait tout simplement quoi faire. S'il n'allait au bal, que ferait-il? Il lirait des bouquins en sachant que c'était le soir rêvé pour faire des avances à une fille? Bang! Un coup d'épaule le ramena à la réalité.

« Yo, ça va!? T'’as pas l'air dans ton assiette... »dit Peter.

« Ce n’est pas le moment, Pet... »répondu Devis d'une voix nerveuse.

« Oh! Dites-moi pas que notre cher Devis compte se pogner le beigne pendant qu'on fait la fête au bal? » Demanda Peter en se postant devant son ami qui tentait de se sauver.

« Peter, j'ai... »

« Ferme-la et viens d'habiller. Le bal est dans une heure à peine et t'es encore en habit de sorcier. Sans oublier que les belles filles qui va avoir... En plus, il a un paquet sur ton lit... »

« A bon... Je suppose que mes parents ont pensé à moi...»murmura-t-il pour lui-même.Bon! OK t'as gagné, sauf qu’on se fait petit. Je ne tiens pas à me ridiculiser devant une fille une autre année. »

« D'acodac! » dit Peter en riant.

[...]

20:00. Le moment était venu. Une heure c'était écoulé depuis sa rencontre avec Peter qui l'avait laissé en plan pour s'en aller avec sa cavalière de ce soir. Une surprise à laquelle Devis ne s'attendait pas. Cette fille en question faisait partie de la maison de Serdaigle et était en 5e année. Devis ne la connaissait pas personnellement, mais elle était forte jolie. Peter avait fait un très bon choix et ça l'inquiétait un peu... Il devait vraiment être laid pour qu'aucune fille ne daigne l'inviter. De plus, la sensation d'être fort stupide de ne pas avoir pensé en inviter une lui piquait le long du cou. Mais, il fallait penser qu'il ne comptait pas venir avant la rencontre avec Peter. Celui qui lui avait proposé de venir et qui le laissait seul devant les grandes portes du bal. À croire que la malchance lui préparait de belles choses à cette soirée.

Posté à la porte, il jouait avec sa cravate noire. Dans un complet noir, il avait l'air d'un vrai homme d'affaires sans valise. Les cheveux arrangés d'une façon pour que ces yeux vert pâle soient mis en valeur. Le hic était son stress et la peur de se ridiculiser qui ne lui donnait pas l'éclat physique. Son regard était celui d'un peureux. Ces mains étaient moites et tremblaient légèrement. Il suait à la grosse goutte... Les signes d'un jeune homme sûr le point d'une crise de panique! La musique et l'air étouffant, le poussèrent sur les côtés des marches où il prit de grandes respirations. Il était tenu de le faire pour sa fierté! Il n'était pas une moumoune! Il fit un long soupire et s'essuya le front avec un mouchoir avant de se mettre en mode « attaque ». Son plus beau sourire sur les lèvres et le regard flamboyant, il passa la grande porte d'un pas assuré.

Il se posta en plein milieu de la porte et regarda le tout. Ce qu'il vit le laissa sidéré! Les filles, les couleurs, la musique, l'ambiance... Ouf! C'était à couper le souffle. Les frissons d'excitation lui grimpèrent le long de son échine et réveillèrent ces sens. Ce soir, il ferait, plutôt il était dans l’obligation de faire bonne figure! À vrai dire, malgré le fait qu'il avait évité l'évènement numéro un de toute la journée. Il s’était préparé à l'éventualité qu'il aille. Avant aujourd'hui, il avait dansé, préparé des sorts et pratiqué des discours derrière sa glace, comme jamais. Seulement, en arrivant au fameux jour, les mauvais souvenirs avaient pris le dessus et il avait changé d'idée. Maintenant, le moment devait être un bien mémorable.

Dès son premier pas, son courage en prit un coup quand il vit une magnifique blonde dans une robe grise. Sans oublier une Gryffondor qu'il connaissait que trop bien de renommée qui piqua son regard au vif, Hermione. D'ailleurs, il en vit plusieurs qui le firent suer un peu. Leur simple présence lui envoyait des chocs électriques dans le corps!

*Je n’ai aucune chance...* songea-t-il.

Le regard beaucoup moins lumineux qu'à son entrée, il se fraya un chemin dans la foule et se dirigea vers le bar. S'hydrater d'un « grand » verre d'eau ne lui ferait pas de tort. Il venait de passer la pire minute de sa vie et avait vidé tout liquide dans son corps. Un bon verre lui redonnerait du courage. Il l'espérait à vrai dire. Le jeune Blake n'avait aucunement envie de tomber dans les pommes parce qu'il n'avait pu d'eau dans le corps ou parce que son courage avait pris ces jambes à son cou. Bien accoté sur le comptoir du « bar », il se commanda un grand verre d'eau qu'il but dans une gorgée. Lorsqu'il déposa son verre, il se retourna pour voir qui serait digne de faire un pas de danse avec sa personne. Or, il eut la bonne surprise de voir approcher la jeune femme en robe grise dans sa direction... Une personne qu'il avait déjà vue dans un de ces cours... Sauf qu'il ne plaçait pas le nom. Peu importe... Elle semblait venir dans sa direction. Que faire... Elle était si belle! Les mots le manquèrent et il ne sut que dire qu'une phrase insignifiante quand elle fut assez proche de sa personne.


« Tu te plais on dirait...Caitlyn»

Il se surprit lui-même en se remémorant le nom de la jeune Serdaigle. Le vrai lui c'était enfin montré. La soirée allait enfin débuter, dans le bon sens ou le mauvais?
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Zéphyr E. Asriel

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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1995   Dim 28 Déc 2008 - 14:07



      « Alors, qu’en pensez vous ?»


      Tour des Serdaigle, vingt heures trente. Ou l’heure à laquelle Lyra Emerson, préfète respectée de sa maison – ou pas, d’ailleurs -, faisait l’honneur à ses camarades de leur dévoiler sa tenue de bal en exclusivité. Tout le monde se confondait en compliments, tous moins sincères les uns que les autres. Mais qui avait envie d’entacher la bonne humeur de la prétentieuse ? Mise à part Zéphyr, bien entendu. Personne n’osait avouer à la grande brune qu’elle aurait encore mieux fait d’y aller en habits de tous les jours. Une couche de taffetas mauve semblait avoir engloutie la septième année, qui ressemblait assez à une guimauve géante. En entendant les exclamations de tous les bleus et bronzes, Zéph’ finit par sortir elle aussi de son dortoir, histoire de constater les dégâts par elle-même. Les Serdaigle ne savaient pas mentir, mais visiblement, Lyra était tellement absorbée par la contemplation de sa petite personne qu’elle ne remarquait pas à quel point leurs remarques sonnaient faux. La blondinette haussa les sourcils en détaillant la tenue de la jeune fille. Chaque année, c’était pire.

      « Alors ? C’est bien comme ça, non ? »

      Elle posa la question pour la énième fois, et c’est avec moins de conviction que ses amies lui répondirent. Même les quelques tableaux présents dans la Salle commune des Serdaigle, d’habitude si bavard, semblèrent préférer s’abstenir de commentaire. Zéphyr surprit même un groupe de moine, qui s’étaient regroupés derrière le même cadre, rire dans leur barbe. La préfète porta son regard sur Zéphyr, un sourire narquois aux lèvres, en voyant qu’elle n’avait toujours pas enfilé sa robe.


      « J’espère que tu ne comptes pas t’y rendre dans cette tenue Asriel, ce serait vraiment indigne, de la part d’une descendante de Rowena Serdaigle. »


      La sixième année sentit sa mâchoire se décrocher en entendant sa dernière remarque. Toujours le même refrain. Quand penserait-elle enfin à renouveler ses beaux discours moralistes?

      « Je peux te retourner le compliment.»

      Zéphyr lui décocha un grand sourire, mais visiblement, la préfète ne comprendrait jamais son sens de l’humour. C’était sûrement mieux ainsi. Zéph’ ne tenait pas à compromettre son honnêteté en jouant les hypocrites, et c’est pourquoi elle choisit de se taire, pour regagner son dortoir. Elle était presque prête, il ne lui restait plus qu’à troquer ses vêtements scolaires pour enfiler ses habits de bal. La jeune fille s’observa dans le petit miroir installé dans le dortoir des filles, cherchant un quelconque détail à rectifier. Ses cheveux n’étaient pas parfaitement lisses comme à leur habitude, et dégringolaient en de voluptueuse cascade le long de ses fines épaules. Ses yeux clairs étaient mis en valeur par un simple maquillage. Zéphyr prenait toujours assez de plaisir à se préparer avant l’annuel Bal de Noël, et ce depuis sa première année. Ses parents lui faisaient toujours parvenir des affaires soigneusement sélectionnées, qu’elle appréciait presque toujours autant qu’eux. La jeune Asriel se leva, pour se diriger vers sa valise, sur laquelle reposait une boîte en carton portant l’inscription « joyeux noël », écrite en lettres argentées. Zéphyr l’ouvrit précautionneusement, les yeux pétillant comme une petite fille ouvrant ses cadeaux. Ce n’était pas la première fois qu’elle la regardait, mais à chaque fois, c’était pareil. Ses parents s’étaient surpassés cette année, et ce n’était pas pour lui déplaire. Pour une fois qu’ils avaient évité le rose… Non, Zéphyr n’était pas adepte de cette couleur, et la teinte bleue pâle qu’arborait la robe reposant dans le carton lui plaisait bien plus. La Serdaigle s’en empara de son habituelle délicatesse, l’observant, sans pouvoir cesser de sourire. Composée d’un bustier lacé au niveau du dos, mettant en valeur sa silhouette, le tissu retombait de manière fluide sur ses jambes. Une fois la robe enfilée, les talons chaussés, Zéphyr s’apprêta à quitter la salle commune.




    Au moment où l'horloge sonna neuf coups, Zéphyr imagina sans peine les deux battants de la salle des fêtes s'ouvrir, pour accueillir le flot d'élèves qui se bousculait pour entrer. Sans raison aucune d'ailleurs, c'était la même comédie tous les ans, et chacun trouvait finalement sa place, sans avoir à se précipiter pour l'obtenir. Zéphyr quitta le dortoir et la salle commune, remarquant au passage que les habitants des tableaux les avaient presque tous désertés, sans doute dans le but d'aller prendre place dans les cadres de la Salle des fêtes. Il n'y avait déjà presque plus personne dans les couloirs, et c'était sûrement mieux ainsi. Croisant quelques connaissances, qui ne manquèrent pas de la complimenter sur sa tenue etc, la sixième année sentit de nouveau la bonne humeur la gagner. Deux ombres rosacées avaient pris place sur ses pomettes, devant l'observation appuyée que lui adressaient certains de ses camarades.
    Arrivée dans le hall, Zéphyr jeta un oeil par l'embrassure de la porte, avisant les lieux. Tout était superbe, une fois encore. C'était le genre de décoration propice au rêve, correspondant totalement à l'atmosphère qui se dégageait de la salle. Il était cependant difficile de discerner quelqu'un de précis parmi la foule d'élèves qui peuplaient la pièce. La Serdaigle finit par pénétrer dans la salle, évitant avec agilité les quelques couples qui n'avaient toujours pas compris qu'il y avait une piste de danse, et qu'il était absolument inutile de se donner en spectacle en dansant devant l'entrée. Cherchant un visage connu du regard, ses yeux tombèrent sur Hayley... et Theodore. Arf, elle n'avait pas prévu cela. Elle aurait dû s'en douter au fond, et puis, en voyant l'air ravi qu'affichait son amie, elle ne put que se réjouir pour elle. Zéph' hésita un instant. Elle se voyait mal les rejoindre, saluer le Serpentard d'une bonne tape dans le dos, engager la conversation et s'incruster avec eux pour le reste de la soirée. Cela aurait pu se révéler comique, mais elle doutait fort que les deux jeunes gens apprécient autant qu'elle. Non, c'était officiel, Zéphyr ne pouvait définitivement pas faire ça. Et puis, aller les saluer risquait de jeter un léger froid si Zéphyr venait à interrompre une conversation sérieuse ou je ne sais quoi encore. La jeune fille se contenta donc de leur adresser un vague signe de la main pour les saluer. Puis profitant que seule Hayley la regardait, elle leva le pouce en sa direction, l'air de dire "bien joué". Un sourire malicieux se dessina sur les lèvres de la sixième année, qui jeta un coup d'oeil circulaire à la pièce. Bien joué, bien joué, n'empêche que maintenant, elle se retrouvait seule au milieu de tous ces adolescents.

    Elle n'était pas vraiment du genre à paniquer dans ce genre de situation, après tout, elle finirait bien par trouver quelqu'un. Son regard se posa sur un groupe de Serdaigle mêlé à un groupe de Poufsouffle qui jacassaient bruyamment. Okaaay on allait éviter ça le plus possible, même en derniers recours elle n'avait nullement envie de connaître leur vie sentimentale, ou n'importe quel autre de leur sujet de conversation très certainement passionnant. Ses yeux parcourant la salle, se posant tour à tour sur les Serpentard, puis sur quelques jeunes couples, elle lâcha un soupir exaspéré. Et elle ne voulait pas rejoindre le banc des 'célibataires', elle avait donné une fois, mais pas deux! Si c'était pour se faire aborder par le pervers du cours de divination, ou un de ses amis, non merci. D'ailleurs, si celui ci continuait de la dévisager de la sorte, elle n'allait pas tarder à lui en coller une. La préfète de septième année des bleus et bronzes tourbillonnait sur la piste, au bras d'un Gryffondor, semblait-il. Si elle continuait à faire de grands gestes comme cela, elle allait finir par éborgner quelqu'un. Et puis, une robe aussi volumineuse, ça n'aurait pas dû être permis, elle prenait les trois quarts de la place! Ceci arracha un nouveau sourire à la blondinette, qui finit par aviser la table des Serdaigle. Hm, gros dilemme. Cela risquait de leur sembler louche si elle allait leur adresser la parole, étant donné que cela n'arrivait que très rarement.

    Zéphyr finit par se détourner, et alla chercher un verre de bièraubeurre, sa boisson préférée, avant de se retourner de nouveau vers la salle, observant les autres élèves à sa guise, tout en jetant parfois de brefs coups d’œil à Hayley et à son ami vert et argent, histoire de voir si tout se passait bien. Ce n’était pas vraiment ses affaires, mais après tout, on s’occupe comme on peut non ?
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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1995   Dim 28 Déc 2008 - 14:19

18h ! Déjà ! Mon Dieu ! Quand aurait-elle le temps de se préparer ? Il fallait encore qu’elle fasse tellement de choses ! Pour dire vrai, rien n’était prêt. Elle sortait de la salle de bain, les cheveux dégoulinant sur le parquet de sa chambre, la serviette encore enroulée autour de sa taille, et les pieds nus et mouillés formant des marques sur le sol. Non décidemment ce bal commençait très mal, bien qu’elle adorait cela au plus haut point. D’un geste précis elle enroula ses cheveux autour d’une autre serviette, dans l’espoir qu’il sèche plus rapidement, puis elle ouvrit en grand son armoire et en sortit sa robe ; c’était une robe toute simple, marron brillant, parsemée de paillettes, elle était cependant très courte ce qui gênait légèrement Amy. Le tout était accompagné de petits escarpins beiges et d’une pochette marron foncée en guise de sac. La jeune fille poussa un profond soupir, elle avait encore tellement de chose à faire avant de devoir se préparer. Fouillant dans ses affaires elle en sortie des sous-vêtements, histoire de garder un peu de pudeur, puis elle s’assit sur son lit et entreprit de finir ses devoirs. Tout d’abord le soin aux créatures magiques.

Spoiler:
 

Amy n’espérait pas avoir une très bonne note avec ce devoir qui ne faisait même pas la moitié de ce que Hagrid avait demandé, mais au moins elle l’avait fait et peut-être que son professeur comprendrait qu’elle avait préféré ce préparer pour le bal plutôt que de travailler sur ce devoir … même si cela faisait bien deux semaines qu’il avait été demandé. Qu’importe ! Il lui restait encore de nombreuses choses à faire, comme le devoir de Défenses contre les Forces du Mal et celui de Métamorphose. Il ne lui fallut que quelques secondes pour se décider à ne pas les faire. Avec un peu de chance, ses professeurs boiront plus qu’il ne faudrait ce soir, et les cours de demain seraient annulés … avec un peu de chance ? ou bien avec une chance inconcevable et jusque là jamais acquise ?

- Pfiouuu ! Je crois bien que je vais laisser tomber les cours pendant cette soirée, et je vais me consacrer uniquement à ma préparation. Je me connais je vais en avoir pour très, très longtemps. N’est-ce pas Isya ?

La chouette d’Amy regarda celle-ci bizarrement. La jeune fille secoua la tête, voila qu’à présent elle parlait à sa chouette, c’était un comble. Elle se contempla un instant dans le miroir, regardant la serviette, qui retenait ses cheveux, penché dangereusement sur le côté, ainsi que le bordel qu’elle avait mis sur son lit entre parchemin, plume, encre et bouquin. Non vraiment c’était loin d’être sa journée. D’un pas traînant et sans conviction elle s’empara de sa robe et alla se changer dans la salle de bain. Il lui fallut 10 bonnes minutes avant de réussir à fermer la robe jusqu’en haut … et effectivement la robe était très courte, Amy n’était pas moche, mais montrer ainsi ses jambes … après tout elle serait loin d’être la seule et puis ce n’était pas une soirée comme les autres, il fallait qu’elle s’amuse et qu’elle ne se prenne la tête avec rien. Cette robe était magnifique il n’y avait rien d’autres à dire, alors pourquoi ne pas la porter ? En réalité il n’y avait aucune raison si ce n’est la timidité naturelle d’Amy à se « dévoiler » ainsi. Mais si elle ne portait pas cette robe ce soir, elle ne la porterait jamais. Après elle serait trop âgée pour en porter, puis elle aurait des jambes à la peau vieillie, blanches avec ces affreuses tâches que l’on retrouve et qui est causé par trop de soleil. Non vraiment, c’était maintenant ou jamais. Et la notion du jamais faisait peur à Amy, donc c’était maintenant. Il fallait à présent qu’elle se coiffe, mais avant cela elle devait envoyer un hibou à son frère, celui-ci lui manquait de plus en plus cruellement et son absence creusait ses traits. En soi, ce n’était pas cela le pire, le pire était qu’il l’oubliait, elle, sa petite sœur, celle avec qui il avait passé tant d’année à rire, et bien oui il l’oubliait, cela faisait plus de deux mois qu’elle lui avait envoyé une lettre et il n’avait pas daigné lui répondre, à son dernier anniversaire il avait oublié de lui souhaiter, et avait annoncé à ses parents qu’il ne viendrait pas les voir avant au moins 1 an. Amy ne voulait plus se voiler la face bien qu’elle s’accrochait encore désespérément, elle savait très bien qu’elle ne comptait plus du tout pour son frère qui avait refait sa vie ailleurs, et cela la détruisait intérieurement. Néanmoins, jusqu’à ce qu’elle meurt, elle ferait comme ci ne rien n’était et enverrait des lettres pour chaque Noël, chaque Nouvel An, chaque anniversaire et même chaque fois qu’elle le désirait.

  • A Lucas, mon frère bien aimé que je n’oublie pas.

    J’espère que tout se passe bien pour toi, que ton travaille te plait toujours autant et que toi et ta nouvelle compagne vivez heureux. J’espère aussi qu’il t’arrive d’avoir une pensée ou deux pour moi de temps en temps. Je n’y crois guère c’est vrai mais qu’importe, j’y crois tout de même un tout petit peu. Après tout peut-être n’as-tu pas la possibilité de me répondre, ou bien peut-être n’as-tu jamais le temps. Il y a beaucoup de raisons n’est-ce pas ? Du moins, autre que le fait que tu comptes couper tout les ponts avec moi. Tu sais je tiens encore énormément à toi, et je voulais vraiment te voir durant les fêtes, mais papa et maman viennent de m’apprendre que tu ne comptait pas rentrer avant au minimum 1 an … Tu sais chaque jour je m’imagine qu’en descendant dans la Grande Salle je te verrais, et là tu aurais pour moi ce magnifique sourire que tu avais si souvent accroché aux lèvres avant. Mais cela ne se passe jamais, et je sais très bien que cela ne pourrait se passer, tu voyages de pays en pays, et je vois très mal comment tu pourrais venir me voir, même si je suis ta petite sœur, il y a sans aucun doute des choses beaucoup plus importante dans ta nouvelle vie. Vie dans laquelle, hélas, je n’ai aucune place.
    Je te souhaite un Joyeux Noël, en retard je sais, et je prends de l’avance pour la Nouvelle Année. En espérant que l’on se verra peut-être bientôt, ou que du moins tu prendras le temps de répondre à cette lettre.
    Je t’embrasse.

    De ta sœur, qui souffre de ne plus te voir.


Une larme glissa doucement sur la joue de la jeune fille. Non ce n’était pourtant pas le moment de pleurer, il y avait tout les préparatifs du mal à faire, mais tout cela paraissait tellement fade et insipide par rapport à ce qu’elle ressentait de cette perte. C’était un peu comme ci son frère mourrait chaque jour un peu plus, qu’il était atteint d’une maladie incurable et qu’il fallait faire avec et se résigner … Et c’était chose impossible pour elle. Et puis il y avait ce sentiment d’être devenu inutile dans sa vie, voire même d’avoir complètement disparu. Elle l’avait perdu, mais c’était très dur pour elle de le reconnaître. Ses parents lui avaient parlé à ce sujet, eux aussi en étaient arrivés à cette même conclusion … Ainsi elle était devenu une simple fille unique, que son frère avait abandonné au profit de son travail et certainement d’une inconnue pour qui il pensait avoir des sentiments. Amy poussa un profond soupir, cette soirée devait être une soirée de joie et de bonne humeur, et non un mauvais moment à se ressasser encore et encore les mauvais souvenirs. D’un rapide coup d’œil la jeune fille se re-regarda dans le miroir. Non décidemment cette robe ne lui convenait pas, il lui fallait quelque chose de moins joyeux, de plus neutre, quelque chose qui pourrait éventuellement montrer qu’elle n’allait pas super bien. D’un pas décidé elle retourna fouiller dans son armoire, avant d’en sortir une magnifique robe violet/pourpre, avec de légers reflets. Une robe simple en soit mais qui la satisfaisait complètement. Il était déjà 19h, il fallait sérieusement qu’elle prenne les choses en main. Rapidement elle enleva la robe trop courte avant d’enfiler la nouvelle : c’était beaucoup, beaucoup mieux ! Et c’était comme ci le simple fait, de s’être changé, lui avait aussi changé les idées. Tout allait donc pour le mieux. Amy se dépêcha de retourner dans la salle de bain pour se maquiller. Elle voulait surtout accentuer ses yeux, rien sur la bouche et très peu de fond de teint, mais beaucoup de fard à paupière. Amy prit la décision de ne pas se coiffer particulièrement, préférant laisser ses cheveux comme ils étaient tout les jours, complètement lâcher sur sa nuque et dans son dos, ce qui en accentuait davantage la longueur. Voila elle était prête, il n’était que 19h30, mais elle était prête. Mon certes, elle n’avait personne pour l’accompagner, mais elle improviserait une fois arrivé dans la salle de bal. En attendant il fallait qu’elle aille poster cette lettre. L’idée de monter dans la volière alors qu’elle avait mis tant de temps à se préparer lui déplaisait, mais il fallait qu’elle le fasse, car dans le cas contraire elle passerait le reste de la soirée à y penser.
Ca y est, elle était en bas des escaliers menant à la Volière, elle avait la lettre de son frère en main, tout cela faisait remonter en aile une vague de souvenirs qui lui faisaient plus de mal que de bien.



_____________________________

Flash Back :

2ère année à Poudlard, 22 décembre à 2h, Amy n’était alors qu’une jeune fille craignant punitions et devoirs.

La jeune fille s’assura d’un rapide regard qu’elle n’était pas suivie. Il était deux heures du matin, elle était en pyjama, mais elle venait d’apercevoir sa chouette entré dans la volière ; c’était son frère qui lui avait répondu ! La joie qui la contenait était impossible à décrire. Enfin, enfin ! Il y a deux semaines environ, elle lui avait écrit pour savoir si il viendrait aux fêtes de Noël, bien sûr la réponse serait oui elle le savait, tout les ans il revenait pour Noël, il disait même que c’était sa période préférée puisqu’il pouvait enfin revoir toute sa famille. Montant les marches quatre à quatre, malgré le givre et le fait qu’elle soit glissante, Amy arriva très bientôt en haut des escaliers. En l’apercevant sa chouette lui amena immédiatement la lettre, se doutant bien qu’elle n’était pas là pour simplement lui donner un su-sucre. D’un geste fébrile la jeune fille s’empara du parchemin, et l’ouvrit le plus rapidement possible avec des doigts littéralement gelés. Elle lut la lettre avec une attention particulière, d’abord tout sourire puis son visage se décomposa, laissant voir de longues traînées d’eau salé sur ses joues. C’était impossible, il ne pouvait pas lui faire ça, non il n’avait pas le droit. L’oublier ainsi ? Il aurait du payer, chère, très chère ! La tristesse laissa place à une colère énorme, Amy voulait tout détruire, tout casser, elle voulait le faire souffrir autant qu’il la faisait souffrir dans cette lettre, mais elle ne pouvait pas. Non. Dans un mouvement las elle repartit en direction du château tenant toujours fermement la lettre, sur laquelle on pouvait lire :

  • A ma sœur,

    J’espère que tout se passe bien pour toi, pense à bien travailler, n’oublie pas que le travail est très important pour avoir un métier dans ton avenir. Pour ma part, je tenais à t’annoncer que je ne viendrais pas ce Noël, je suis fatigué et le voyage serait trop pénible. Je pense plutôt le passer chez les parents de mon amie, en famille.
    Je ne t’embête pas davantage.

    Ton frère.


Il n’y avait rien de plus, rien de moins, juste le sentiment très prenant que son frère s’était énormément forcé pour écrire cette lettre, et qu’il avait sans aucun doute de nombreuses choses à faire.
_____________________________



Les souvenirs se dissipaient à présent, Amy regardait dans le vide. Cette lettre elle l’avait toujours, et chaque fois qu’elle la relisait elle ressentait une nouvelle douleur, une nouvelle coupure au cœur. Mais il ne fallait pas qu’elle pense à ce genre de chose, pas un soir comme celui-ci.
Ses talons ne l’aidaient pas à monter les marches glissantes et pouvant s’avérer dangereuses mais Amy ne renonça pas pour autant. Elle arriva tant bien que mal en haut des escaliers, c’est alors qu’elle entendit l’horloge sonné 20h et les rires des autres élèves à l’idée que le bal commence. Elle serait en retard comme d’habitude, cela ne la dérangeait pas. Isya, sa chouette était là, et là regardait avec son regard limpide, voire inquisiteur.


- Si tu étais gentiment restée dans ma chambre, plutôt que de courir à l’appel de la nourriture, je n’aurais pas eu à faire tout ce trajet figure toi.

Amy s’empara de sa chouette et lui enroula son parchemin autour de la cheville.

- Allez vole maintenant.

Isya ne se le fit pas dire deux fois, elle s’éleva dans les airs et entama le long voyage qui mènerait à Lucas. Lucas … Non ! Il ne fallait pas penser à ça. Le bal avait commencé elle devait se dépêcher d’y aller. D’un pas décidé, Amy se dirigea en direction de la salle des fêtes, tout en faisant très attention de ne pas tomber.
Comme elle s’y attendait la salle était bondé, elle s’assit sur une chaise et prit un des verres qui trônait seul sur la table. La fête pouvait commencer.
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Hayley F. Christen
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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1995   Dim 28 Déc 2008 - 18:12


    Pourquoi veux-tu qu'il te mentes ?
    Je n'ai jamais dit ça ... !
    Non, mais tu l'as pensé. Je suis dans ta tête je te signal.
    Chut !
    OK, je n'ai rien entendu.
    Tu mens.
    J'ai dit que je ferais des efforts, j'en fais.

    Hayley n'avait jamais pensé un instant que le jeune homme devant-elle pourrait lui mentir. Peut-être en son fort intérieur mais ... Bon, d'accord, cette idée lui avait traversé l'esprit. Mais juste une fraction de seconde. Après ce qu'il s'était passé dans la tour d'astronomie avec Zéphyr, il fallait avouer que la jeune femme se posait des questions. Le fait que le père du vert et argent soir un Mangemort était bien probable. Non, probable est le mot juste. Le « bien » était de trop. En rassemblant toutes les possibilités dans sa tête, la blondinette put faire une liste :

    Pourquoi le père de ce beau Serpentard pourrait être un Mangemeort :


    1) Drago Malefoy
    2) Euh ... Drago Malefoy
    3) Et bin ... euh ... Drago Malefoy


    Bon, OK, elle ne voyait qu'une tête blonde dans la liste. Ce n'était pas suffisant. Après tout, ce n'était pas parce qu'il traînait avec un Malefoy que tout s'enchaînait. Et puis pourquoi pensait-elle à tout ça ? Elle était assise à une table, dans une atmosphère festive, avec de la neige qui tombait du plafond et son cavalier en face. Que demander de plus ? Ne dit rien la voix.
    Je n'ai encore rien dit ... !
    C'est à cause du encore que je me méfie. Bref. Il ne fallait pas y penser.
    Pourquoi donc ?
    Parce que la dernière fois que ça m'a traversé l'esprit, je me suis mise à péter un câble. En effet, la demoiselle s'était mise à crier sur son amie de toujours, en lui disant d'ailleurs des choses pas très agréables. Ensuite, son côté obscure était ressortit. Bin quoi ? On a tous un côté obscur non. Et il fallait avouer que celui de la demoiselle n'était pas sans risque, bien au contraire. Il suffit qu'elle explose un peu trop pour vous envoyer à Sainte Mangouste. Pas de rires s'il vous plait, c'est très sérieux. Le dernier en date s'appelait Gabriel McCaughan. Il avait cherché Zéphyr et était passé par la fenêtre. Pour tout dire, ce ne fut pas très agréable.
    Tout dépend pour qui.
    Oui, tout dépend pour qui ...

    Voilà une question proposant un vaste champ de réponse ! Eh bien que dire ! Ma vie est ici à Poudlard, aussi c’est peut-être là ce qu’il y a de plus important à dire. Comme je te l’avais dit, nous ne sommes guère appréciés par les autres, c’est pour ça qu’on se renferme souvent sur nous même. Mais je te mentirais si je te disais que la compagnie des Serpentards est une chose agréable.


    Très bonne idée !!
    Quoi ?
    Ce que tu viens de penser, dit-le.
    Tu penses ?
    Oui, vas-y !
    Bon …

    __ « Je trouve que la compagnie d’un Serpentard peut-être très agréable … »

    Bien, bravo.
    Merci.
    Si Zéphyr t'avait entendu dire ça, le regard noir serais apparu.
    Je sais la voix, je sais.

    Hayley sourit. Ce qu'elle venait de dire était vrai. La compagnie de Theodore était très agréable. Un peu surchauffée, certes, mais agréable. Le sourire que le vert et argent eu en direction de la demoiselle accentua légèrement sa touche églantine au niveau de ses pommettes. Pendant que le jeune homme regarda un groupe de Serpentards quelques pars dans la salle, la blondinette observa le monde qui affluait toujours, même un bon gros quart d'heure après l'ouverture des portes. Dans un coin, la jeune femme remarqua son amie de toujours. Mais Felize détourna vivement la tête, elle ne voulait pas subir les regards de Zéphyr. Si c'était pour se remettre en tête le désastre de la dernière fois, ce n'était pas la peine.

    Pourtant, parmi toutes ces mauvaises langues, j’ai trouvé quelqu’un en qui j’ai entièrement confiance … Mais lui, il est différent au même titre que moi, je pense être différent de ce que l’on imagine être un Serpentard. Je ne doute pas que tu le connaisses, mais si je devais te demander ne serait-ce qu’une chose, c’est encore une fois de ne pas te fier au badge ni aux rumeurs. Celui dont je te parle, c’est Drago Malefoy. Il est comme un frère pour moi, le seul être capable de me comprendre.



    QUOI ????!!!!
    Et la voix t'es devenue folle ou quoi ? T'es pas toute seule là dedans je te signale. Et puis je tiens à mes oreilles.
    Mais ... mais ... Tu as ... il ... Malefoy ...
    Ouais, et bin ? Après tout, il faut laisser une chance à tout le monde. Sinon je ne serais pas assise à cette table à ce moment même en train de me morfondre sur ce que vont devenir les pauvres petites choses qui me servaient d'oreilles.
    Mais ...
    Il n'y a pas de mais pour ... pour un ... raah ... ! Pourquoi t'es la seule à pouvoir dire ça ?
    Parce que t'es amoureuse ...
    Merci, je l'avais pas encore compris.
    ... Du meilleur ami de Drago Malefoy. Tu sais, celui qui traite tout le monde Sang-de-Bourbe.
    Il ne me l'a jamais dit. Je peux peut-être ...
    Tu ne l'as pas vue cette Hermione quelque chose ? Tu t'en souviens aussi bien que moi non ?
    C'était il y a trois ans ... !
    Et alors ... ?
    Et alors il se peut qu'il est changé.
    Pas convaincue.
    Tu te souviens de ce que tu m'avais dit avec Zéph' ?
    Oui.
    Et bien je t'en supplie, laisses-moi me mentir à moi-même.
    Comme tu le veux. Drago Malefoy a sûrement changé.
    Merci bien.
    Y a pas de quoi.

    Peut-être pourrais-je te le présenter ? A moins que tu n’ais prévu autre chose…


    __ « Moi ? Ah non, il n’y a pas de problème. »

    Il n'était pas vrai celui là hein ?
    Tout pigé.

    En effet, Hayley avait souri. Mais elle avait peur de la réaction de Malefoy. Enfin, si Theodore lui demandait des précisions sur sa famille, elle ferait tout comme lui. « Mentir par omission » comme lui dirait sa mère. Mais la blondinette ne voulait pas gâcher cette soirée juste à cause d'un imbécile qui lui avait mal parlé. En plus, avec Zéphyr dans les parages, les trois mots risquaient de finit en baston.

    Ne dit pas que tu n'as pas pris quelques précautions.
    Mais non.

    Si. Oui la demoiselle avait pris sa baguette. Mais ce n'était pas pour ce que la p'tite voix croyait, bien au contraire. La jeune femme avait toujours sa baguette sur elle, oui, toujours. Ce n'était pas une habitude. Enfin, si, ça l'était devenu. Mais au départ, c'était son amie qui l'avait obligée à l'avoir toujours sur soit. « Le danger est partout, surtout lorsqu'on ne s'y attend pas ». Oui, la sixième année avait tellement répété ces paroles que la baguette sur sois, était devenu une habitude.


    Il est là-bas.
    Qui ?
    Le « monsieur je traite tout le monde d'imbéciles »
    Qui ?
    Malefoy !


    En effet. Il y avait Drago Malefoy. Il était assis à une table, seul. Hayley regarda Theodore puis Malefoy. Theodore. Malefoy. Theodore. Puis ... non, il n'y avait pas de « puis ». La jeune femme resta quelques instants à regarder « son serpent adoré »

    Ces quelques mots ne me réjouissent guère.
    Je sais. Moi non plus. Mais oublions un peu toutes ces satanées histoires !

    La blondinette regarda le vert et argent, toujours assis sur le petit coussin de velours bordeaux, et lui dit d'un ai amusé qui ne laissait en rien paraître qu'elle avait eu une discussion quelque peu compliqué avec la p'tite voix.


    __ « Bon. Et bien allons donc voir ce Drago Malefoy. » dit-elle d’un ton amusé.

    Theodore ne réagissant pas tout de suite, c’est à dire dans les quelques fractions de secondes plus tard, la demoiselle se leva. Avec une délicatesse qui n’était visible chez elle seulement lorsqu’il fallait réconforter quelqu’un. La longueur de sa robe tourna un peu.


    __ « Il me semble … que c’est le garçon là-bas. Vrai ? »

    Sa voix amusée donnait l’impression que c’était pour elle un petit jeu que de découvrir qui était ce Drago Malefoy. Fait qu’elle savait déjà, mais qu’elle n’était pas prête à dévoiler.
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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1995   Dim 28 Déc 2008 - 18:48


    Naomi n’aimait pas ce genre de choses. Le bal, les tenues de soirées, les invitations à danser.
    Assise sur son lit de Poufsouffle, la jeune fille se renfrogna à l’idée d’avoir promis à Jack d’y aller. Mais que lui était-il passé par la tête pour qu’elle accepte ? Un moment d’égarement, peut-être. Ou de bêtises, plus certainement. Elle poussa un long soupir, observant toutes les filles autour d’elle se préparer à rejoindre leurs âmes sœurs de la soirée. Le bal ne l’inspirait vraiment pas. Elle avait déjà du supporter trois semaines à entendre les filles glousser quand des garçons les approchaient. Comme si, toutes les secondes, elles allaient recevoir une invitation comme cavalière au bal ! C’était du grand n’importe quoi. Et la Jaune et Noir désapprouvait complètement. Levant les yeux au ciel, elle profitait des derniers moments de liberté. Il ne restait qu’une demi heure avant le bal. Quelle tare.

    Jetant un bref coup d’œil à sa montre sorcière pour vérifier l’heure, elle finit par se lever, abattue. Toute cette animation pour une toute petite soirée qui allait sûrement l’exaspérer. Elle aurait tellement préféré rester dans la salle commune des Poufsouffle, pour réviser ses cours de Métamorphose ou se plonger dans un livre divertissant. Et non, à la place, elle devrait se coltiner un bal qui ne l’enchantait guère. Les secondes défilèrent et elle resta debout, comme figée dans l’ère du temps. Elle ne bougea pas d’un centimètre, ne cligna pas une seule fois des yeux avant de reprendre enfin ses esprits. Allez, quoi, il faut quand même te préparer. Elle réfréna l’envie de crier au Monde entier à quel point ce bal lui était détestable. Au lieu de ça, elle jeta un regard au cintre accroché à la rambarde du lit à baldaquin. Sa tenue de soirée y était accrochée. Il s’agissait d’une longue robe grise ornée resserrée en dessous de la poitrine par une espèce de petite ceinture blanche. Une robe qu’elle possédait depuis sa troisième année. Elle ne l’avait même pas choisie. C’était en effet sa mère qui l’avait dénichée dans une petite boutique chic se trouvant sur le Chemin de Traverse. Elle soupira. Sa mère, la seule qui daignait encore lui parler. Car évidemment, une Littleton envoyée dans une maison comme Poufsouffle ne faisait pas l’unanimité. Elle était de sang pur, toute sa famille était adepte de Serpentard. La première année fut un supplice pour la jeune fille, contrainte de devoir supporter l’adversité de toute sa famille. De toute façon, on ne l’avait jamais beaucoup aimée. Elle n’était pas assez attirée par la magie noire pour cela. Et puis finalement, au bout de deux ans, sa mère avait recommencé à lui adresser la parole. Quant à son père et sa grande sœur, c’est à peine s’ils se souvenaient qu’elle existait. De toute façon, dès qu’elle aurait dix-sept ans, elle prendrait un appartement pour elle et s’exilerait du cocoon familial trop étouffant. Naomi haussa les épaules en repensant à tout cela. Elle chassa ses pensées de son esprit, secouant sa tête pour affirmer qu’elle ne voulait plus y penser.

    Finalement, après de longues minutes à être restée debout face à la robe, elle décrocha le cintre et en retira la robe. Ses yeux scrutèrent le tissu, alors qu’elle en prit sous ses doigts pour en ressentir la matière fluide qui lui plaisait. Heureusement qu’elle n’avait pas à s’accoutrer d’une robe d’occasion. Elle pesta à nouveau contre sa promesse faite à Jack et commença à se mettre en sous-vêtements avant d’enfiler la robe. Celle-ci la cintrait à merveille, mettant en valeur sa fine silhouette. Elle jeta un regard au miroir à l’autre bout de la pièce circulaire. Hm, ça conviendrait. Elle haussa les épaules et prit sa baguette magique. A petits coups précis de mouvement circulaires, elle parvint à faire quelque chose de potable avec ses longs cheveux bruns. Ceux-ci étaient légèrement bouclés. Elle ajusta sa frange tout aussi brune avant de reposer son regard sur son reflet. Satisfaisant. Enfin, elle attira jusqu’à elle une petite boite à maquillage grâce au sortilège d’attraction et entreprit de mettre un peu de blush et de mascara. C’était tout. Elle ne voulait pas forcément paraître sophistiquée et tirée par quatre épingles comme l’étaient toutes les autres filles. A ce propos, elle était désormais seule dans le dortoir. Il était vingt heures et le bal venait d’ouvrir. Elle soupira, elle n’était pas encore tout à fait prête. Elle souriant à la pensée de gagner encore quelques minutes avant de faire son entrée dans l’antre du diable. Elle fronça le nez, soupirant de plus belle. Alors, elle se mit à prendre sa paire de ballerines blanches qu’elle enfila en deux temps trois mouvements. Soupir accompagné d’exaspération. Elle se releva enfin. Avant de se rasseoir, une moue désespérée inscrite sur ses doux traits. Elle gagnait encore du temps. Et puis haussa les sourcils, front plissé, elle finit par se relever, penaude. Elle marcha d’un pas lent, atteignant la porte du dortoir avec une grimace. Puis elle poursuivit son bonhomme de chemin, sortant de la salle commune, descendant les larges marches de l’escalier en marbre brut, et finit par arriver devant la salle de bal. Elle les vit. Tous avec leurs sourires angéliques, à battre des cils pour les filles, à faire leurs beaux pour les autres. C’était tout simplement détestable. Elle ferma les yeux, prit une inspiration, et entra à son tour dans la salle, seule et libre comme l’air. Peu de personnes remarquèrent sa discrète entrée – pari gagné. Elle avait toujours eu le don de se fondre dans la foule, de paraître invisible. Elle se dirigea directement vers le comptoir, prenant un verre de jus de citrouille pour s’occuper les mains.

    Bienvenue en Enfer, Naomi.


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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1995   Dim 28 Déc 2008 - 19:23

Theodore Nott était un Serpentard. Theodore Nott était un fils de Mangemort. Mais Theodore Nott n’était pas un menteur. Dans ce cas, pourquoi ne disait-il pas la vérité ? La réponse était relativement simple et elle aurait crevé les yeux de n’importe qui, même ceux d’un garçon de quinze ans qui n’avait jamais connu l’amour auparavant. Tout simplement parce que dire à sa cavalière, pour qui on éprouve de très forts sentiments, que son père était un fidèle serviteur du Seigneur des Ténèbres, prêt à mettre à mort ceux qu’il appelait des Sang-de-Bourbes n’était pas nécessairement le meilleur sujet de conversation si la-dite cavalière se trouvait effectivement avoir une ascendance moldue… Ainsi, Theodore suivait les précieux conseils de son ami, il ne pensait pas à son père mais il pensait à l’instant présent et donc au bonheur de la belle Hayley. Cette dernière lui avait demandé de parler de lui, alors quoi de mieux que de lui présenter la personne qui comptait le plus pour lui, son frère de cœur, celui auprès de qui il s’était senti pour la première fois véritablement bien. Bien et entier, comme s’il avait retrouvé un fragment manquant de son âme. C’était la meilleure façon de le connaître lui, le Serpentard Theodore Nott. D’autant qu’il avait confiance. Confiance en Hayley pour ne pas juger Drago et confiance en Drago pour ne pas l’humilier. Après tout, c’était lui qui l’avait poussé à faire ce qu’il faisait, alors il était raisonnable de penser qu’il ne ferait rien qui pourrait détruire cette idylle naissante, et cela même si le Serpentard savait que jamais une amitié quelconque ne pourrait naître entre eux. Mais s’il pouvait, ne serait-ce qu’un instant, montrer un autre Drago, ça ne pourrait être que bénéfique pour son ami, car il en avait terriblement besoin.

Theodore s’imaginait donc pouvoir, peut-être, améliorer l’humeur de son ami en lui occupant l’esprit, et lui-même se sentirait un peu mieux s’il était à ses côtés. Il s’imaginait bien qu’Hayley aurait peut-être préféré être seule avec lui, et c’était pour cela qu’il lui avait posé la question plutôt que de s’imposer. Mais voilà, si lui restait seule avec elle, il n’était pas certain de supporter toute cette pression très longtemps. En effet, il lui suffisait d’un beau sourire ou d’une simple phrase pour que le Serpentard sente son cœur s’emballer et la chaleur l’envahir… C’était bien trop pour lui et bien trop tôt. Il n’était pas encore sûr de pouvoir le supporter, et cela même si la magnifique Hayley le trouvait de compagnie agréable.

Ne sachant pas ce qu’elle connaissait de Drago Malefoy, ni même si elle aurait seulement l’envie de le rencontrer, Theodore attendit sa réponse, lui laissant tout le temps nécessaire pour qu’elle prenne sa décision. Pendant ce temps, il vit une jeune fille s’approcher de son ami et ne put s’empêcher un soupir exaspéré. S’il ne se trompait pas, c’était là une personne qu’il n’appréciait pas réellement. La réponse d’Hayley finit par le ramener à leur discussion et il fut ravi de constater qu’elle acceptait, même s’il espérait qu’elle ne se forçait pas juste parce qu’il l’avait proposé. En effet, son sourire semblait un peu… crispé ? A n’en pas douter, c’était là l’effet Drago Malefoy… Mais il fallait positiver, non ? Parce qu’après tout, il s’agissait bien là d’un sourire ! Theodore offrit donc un de ses merveilleux sourires rassurants à sa cavalière.


Ne t’inquiète pas. Il n’est pas celui que les autres se plaisent à décrire.

Lorsqu’elle lui proposa alors de se lever pour aller le voir, prenant immédiatement les devants, il ne put s’empêcher un nouveau sourire. Décidément, cette fille était vraiment différente des autres. Si elle avait eu des craintes, elle ne les montrait nullement. Au contraire, on l’aurait même dite ravie de faire la rencontre du plus détesté des Serpentards. Quand enfin elle désigna Drago, Theodore se leva et s’approcha d’elle.

Oui, c’est bien lui. Mais j’ai quand même un peu de mal à croire que tu n’en sois pas sûr.

Il lui fit un petit sourire amusé tout en lui tendant son bras, d’un geste plein de grâce et de délicatesse. Il l’emmena ensuite à travers la salle, une expression radieuse sur le visage, prenant soin de lui faire éviter les passages encombrés par des tables, des chaises, des Serpentards ou des Gryffondors roux. Finalement, ils arrivèrent à la table qu’occupait Drago Malefoy et Theodore eut la désagréable surprise de constater qu’il était accompagné. Une certaine Charity Londubat… Ah non, ça c’était à Gryffondor. Ce devait être Londrigus dans ce cas. Son père lui en avait déjà parlé. Il était, d’une certaine manière, un « collègue de travail » de celui de la jeune fille. Seulement voilà, de ce qu’il lui en avait dit, il ne l’appréciait guère. C’était l’un de ces hommes que même les Mangemorts aimeraient voir à Azkaban. L’un de ces types bizarres qui étaient de véritables fanatiques… Du peu qu’il en avait vu de la fille d’un an sa cadette, le fruit n’était pas tombé très loin de l’arbre. Seulement voilà, il avait un léger problème de compréhension… Dans ces souvenirs, la dénommée Charity n’avait jamais montré d’affinité pour la famille Malefoy… Alors que faisait-elle ici ? Sans doute était-ce lié à ce qu’il avait dit un peu plus tôt. Néanmoins, n’ayant pas envie de s’ennuyer avec de futiles problèmes, il retourna son visage radieux vers Drago.

Drago ! Ca me fait plaisir de voir que tu es finalement venu.

Theodore restait malgré tout un garçon poli et de bonne éducation, aussi se tourna-t-il rapidement vers Charity, son expression largement plus neutre lorsqu’il s’adressait à elle.

Londrigus ?

Mais sans attendre de réponse, il revint à son ami et sa cavalière.

Hayley, comme tu peux t’en douter, voilà Drago. Drago, je te présente Hayley.

Notant le petit air renfrogné de son ami, il jeta un regard du coin de l’œil vers Charity avant de poser sa question. Son ton était redevenu joyeux et il offrait un merveilleux sourire à son ami, essayant de le tirer de ses pensées qui ne devaient pas nécessairement être très joyeuses.

Tu n’as pas de problème, j’espère ? Si ça ne te dérange pas, on aurait voulu rester un peu avec toi. J’avais envie de présenter mon frère à Hayley.
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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1995   Dim 28 Déc 2008 - 21:03

Loin, très loin, là ou nul Homme sur Terre ne pouvait venir l'embêter, là ou il était seul et serein, c'etait là ou se trouvait actuellement Drago, dans ses pensées lointaines et profondes. Et contrairement a ce qu'on pouvait bien s'imaginer, il ne pensait pas a des choses particulièrement tristes, non il pensait a des événements plutôt joyeux et bons pour lui. Il revoyait l'arbre et les Lutins, l'expression de Theo ce jour là, la joie qui l'avait emporté, il revoyait aussi la jeune fille avec qui il avait patiné il y a de cela deux jours, sous la Lune miroitante et sur la glace luisante. Jamais le fils Malefoy n'avait ressentit quelque chose d'aussi puissant que le jour ou cette fille est apparu, tel un ange, dans la nuit étoilée, un ange aux yeux clairs et a la beauté si fine .. Il en rêvait encore, bien qu'il se trouvait peut être un peu trop romantique et subjugué par cette fille, mais il n'y pouvait rien, la foudre avait certainement frappé, insonore, et il en était ainsi, que voulez vous ? Drago avait depuis quelques minutes fermé les yeux, insensible au monde extérieur, n'entendant même plus la musique qui résonnait dans toute la Grande Salle, n'entendant plus les cris hystériques des filles, et leurs rires, n'entendant plus les garçons se venter, n'entendant plus rien. Le Fils Malefoy était dans un autre monde, un autre lieu, un autre temps, le sien, et bien qu'il était présent physiquement a cette fête et a ce bal qui l'exaspérait déjà avant même qu'il y soit entré, il n'était plus du tout là mentalement, son esprit étant partis vagabonder ailleurs, loin de tout et de tous, dans un lieu secret, mystérieux et enchanteur. Ce qu'il aimait ces moments rien qu'à lui, ou nul autre personne ne pouvait le gêner ou venir l'importuner, il aimait ce monde psychique dans lequel il se plongeait quand tout autour de lui l'énervaient et que tout allaient de travers, ou du moins pas dans le sens qu'il aurait voulu que tout aillent. Pourtant, bien que profondément enfouit au fin fond de son esprit et absent de toute réalité, une voix, pas des plus désirée vint le sortir de sa léthargie lointaine, le ramenant a la dure vérité de la vie sur Terre :

Le Prince ne s’amuse pas ?


Drago ouvrit les yeux, sortant de ses rêves de bien être et de solitude, pour une immersion directe et barbare dans la vie réelle. Devant se tenait une jeune fille a la chevelure dorée, plus petite que Drago, habillée d'une robe noire fine et gracieuse. Son visage portait un sourire plus que malicieux et elle avait dans les mains deux verres de bierreaubeurre frais qu'elle posa sur la table, qui se trouvait devant le fauteuil en velours bordeaux du "Prince des Serpentards". Celui leva les yeux au ciel en reconnaissant la jeune fille blonde comme étant Charity Londrigus, qu'il n'appreciait pas le moins du monde. Leurs familles étaient rivales et Drago n'avait vraiment pas envie de lier quelconque amitié avec la progéniture des ennemies des Malefoy ! D'ailleurs que faisait elle la ? Elle s'asseyait ! A coté de lui en plus, a sa table ! Nan mais quel culot ! Aucune éducation les Londrigus, ce qui ne changera pas de d'habitude me direz vous, ces gens là se sont toujours cru plus fort que tous et la preuve en est qu'aujourd'hui même les Blacks qui sont pourtant quasi ruinés possèdent plus de biens matériels que les Londrigus ! C'est dire qu'ils se prennent un peu trop pour des grands de la société Sorcière .. Alors qu'en fait on pourrait juste les qualifier de .. Bourgeois, oui c'est cela, pas des nobles oh non ! Juste de simples et vulgaires bourgeois .. Mais Drago n'en avait que faire de cette pimbêche, il ne voulait pas lui parler et n'avait aucune envie d'engager la discutions avec elle, ce que malheureusement elle s'apprêtait a faire bien entendu ..


Qu’est-ce qui te préoccupe à ce point Dragounet ? Tu devrais sourire un peu, c'est toi notre préfet en chef, non ?


Dragounet ? Depuis quand se permettait elle de telles familiarité avec lui ? Il ne lui avait jamais autorisé a se permettre de prononcer pareilles paroles a son égard ! Et puis elle croyait quoi ? Être son ami ? Elle se mettait le doigt dans l'œil la Londrigus ! Jamais, Oh grand jamais Drago Lucius Cygnus Malefoy ne se rabaisserait au niveau des Londrigus en les fréquentant de quelconques façons .. D'ailleurs, rien que sa présence l'énervait déjà, si seulement la providence pouvait la faire partir ou qu'une âme charitable vienne l'aider a la faire s'en aller il en serait grandement reconnaissant ! Car déjà qu'elle s'était d'une permise de l'enlever de ses pensées et qu'en plus elle osait s'asseoir a sa table, maintenant elle voulait engager la discutions. Mais aucune âme ne vint, aucune providence, et Drago fut bien obligé d'admettre qu'il allait devoir se débrouiller seul et lui faire comprendre qu'elle n'était pas vraiment, ou plutôt, pas du tout la bienvenue et ses cotés et qu'elle ferait mieux de s'en aller paitre ailleurs avant qu'il ne s'énerve, car au cas ou elle ne l'aurait pas remarqué, il n'était pas vraiment de très bonne humeur ! Et embêter un Drago de mauvaise humeur c'est comme .. Chatouiller un Dragon qui dort, ça fait des étincelles !


Excuse moi Londrigus, mais je ne t'ai pas inviter a ma table ! Ensuite je ne t'ai jamais permis de m'appeler avec de tels familiarités donc si tu pouvais t'éclipser loin de moi j'en serais plus que ravi !

Il lui avait craché ses mots a la figure avec toute la méchanceté dont il était capable. Il voulait que le message paraisse clair aux yeux et aux oreilles de la jeune blonde, il ne voulait pas d'elle a ses cotés ! Et il voulait qu'elle aille voir ailleurs si il y était. Il jeta un regard des plus noir a sa "voisine" de table avant de détourner le visage, renfrogné. Là, dans son champ de vision apparu la fameuse âme charitable de sa libération. Certes elle arrivait peut être un tard pour maintenant mais au moins la cavalerie arrivait sous la forme de Theodore Nott, son ami et frère ! Il s'avançait vers lui d'un pas sur, le visage radieux bien que un peu tendu, enfin c'est ce que remarqua Drago .. Il s'approcha donc de la table du fils Malefoy qui remarqua alors qu'il n'était pas seul, il était accompagné d'une jeune fille blonde comme les blés, élégamment vêtue d'une jolie robe. L'héritier compris alors, c'etait la fameuse Serdaigle que Theo lui avait montré dans la Grande salle il y a quelques jours pendant le repas du midi. Elle était encore plus belle de près, et Drago se dit qu'il avait réellement bon gout pour un novice .. Son ami, arrivé devant lui regarda un instant la Londrigus avant de lancer un sourire des plus radieux a Drago en s'exclamant :


Drago ! Ca me fait plaisir de voir que tu es finalement venu.

Puis il se tourna de nouveau vers Charrity, pour la saluer en bon gentleman qu'il était et en tant qu'enfant de bonne éducation lui !


Londrigus ?

Et, sans même attendre une simple réponse de la Londrigus ou même un réaction de Drago, il s'empressa de présenter sa cavalière, qui semblait encore plus tendue que Theodore en voyant le fils Malefoy :

Hayley, comme tu peux t’en douter, voilà Drago. Drago, je te présente Hayley.

Drago se leva alors, et s'approchant de la jeune Hayley, le visage froid et inexpressif, lui pris la main et y déposa un baiser chaste, ce qu'il faisait toujours quand il rencontrait une jeune fille ..


Enchanté ..

Puis, lâchant la main de la Serdaigle, il se tourna a nouveau vers Theodore, qui regardait Charity l'air interrogateur avant que celui ci n'interroge Drago :

Tu n’as pas de problème, j’espère ? Si ça ne te dérange pas, on aurait voulu rester un peu avec toi. J’avais envie de présenter mon frère à Hayley

Me déranger ? Mais non voyons .. J'hésitais a venir a cette soirée des plus lassante et ennuyante mais je me suis convaincu que si je ne venais pas on ne se gênerai pas pour me le faire remarquer dans la salle commune .. Alors je suis venue tant bien que mal ! Malheureusement, je n'ai pas eu la chance de tomber sur des personnes désirées si tu vois ce que je veux dire ..

Drago jeta un coup d'œil mauvais dans la direction de Charity, le visage toujours aussi dur et froid, voir pas très accueillant, avant de continuer a parler dans sa lancée, la mine toujours aussi peu ravie :


Mais allez y prenez place ! Miss Londrigus ne va pas tarder a partir de toute façon ! Alors comme ça c'est elle la fameuse Hayley ?

_________________


Drago Lucius Cygnus Malefoy
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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1995   Lun 29 Déc 2008 - 1:51

On dit souvent que les femmes sont des êtres incompréhensibles et dépourvus de logique. Sincèrement, les hommes ne sont pas mieux! Au lieu d’augmenter la tension et de déblatérer des insultes emmagasinées, une chose inimaginable se produisit. Le silence absolu. Aucunes méchancetés, ni d'injures, ni d’exclamations outrées. Un silence parfait, sans le moindre défaut. Piquée au vif par cette brutalité exagérée, la fille Londrigus en avait perdue sa voix cristalline. Son cœur palpitait d’un malaise inconnu. Ça l’étouffait à un point qu’elle recherchait discrètement son souffle. Dire qu’elle avait piétinée sa fierté pour lui offrir un verre. Bien sûr, le taquiner ne fut pas la meilleure des idées. Cependant, elle avait jugée normal de le rabrouer un peu. Juste pour faire perdurer l’illusion de leurs deux familles querelleuses. Son air arrogant disparu aussi rapidement que son sourire malin. À la place, elle présenta au Serpentard une Charity désarçonnée. Changer n’était pas chose facile et assumer son vrai visage se dévoila être une tâche encore plus ardu que prévue. La blondinette avait foi en sa nouvelle décision. Construire sa propre vie et refuser d’être un mangemort insignifiant. Voir l’aspect positif et oublier le pessimiste. Pour une fois qu’elle essayait d’être gentille envers Malfoy, un but à accomplir, il fallait qu’il détruise tous ses efforts. Et ce, d’un simple regard! La noirceur de ses pupilles n’avait jamais été aussi intense qu’à ce moment. Est-ce que cette simple réplique l’avait enragé à ce point? Il se montrait plus joueur d’habitude. Oh fait, le Prince des vert et argent n’avait pas de compagne ce soir? Une première! Il avait une traînée de filles à ses pieds, toutes prêtes à l’acclamer et à le vanter. Il n’avait qu’à les cueillir. Un peu comme un buffet à volonté. Cette comparaison aurait fait rire notre blonde en temps normal, mais là, elle n’était plus d’humeur à rien. Même l’ambiance majestueuse de la pièce devenue fade.

Les rires et la bonne humeur des autres élèves s’évaporaient dans un bruit sourd et inconfortable. Le temps n’avait plus de notion. Il s’écoulait sans précision et Charity ne savait plus depuis combien de minutes elle sombrait dans sa léthargie. À présent contenue dans ses pensées mornes, elle remarqua à peine l’arriver d’un couple. Ce ne fut que par l’intonation de son nom qu’elle s’éveilla. Quittant le plancher scintillant des yeux, la demoiselle reconnue Théodore Nott, un élève de leur maison. Par ailleurs, précisons que les enfants de Mangemort se connaissent tous plus ou moins. Léonardo lui avait sans l’ombre d’un doute raconter des histoires sur les Nott…Histoires dont elle se moquait éperdument. Le seul talent de son père se limitait à abaisser les autres pour paraître plus supérieur. Depuis longtemps, Charity et sa grand-mère s’amusait aux dépends de Léonardo et Sharisanne (sa mère). Ils possédaient le titre de bourgeois compulsif. De vrais bouffons matérialistes. Bref, avant même de pouvoir le saluer, Théodore Nott reporta son attention vers Malfoy et lui présenta sa compagne. Au même moment, une couleur vive se positionna dans sa ligne de mire. Une jeune femme vêtue d’une splendide robe bleue se tenait aux côtés du Serpentin. Inutile de préciser que la blonde ignorait complètement de qui il s’agissait. Il était également inutile d’ajouter qu’elle s’en fichait.

Tu n’as pas de problème, j’espère ? Si ça ne te dérange pas, on aurait voulu rester un peu avec toi. J’avais envie de présenter mon frère à Hayley

Me déranger ? Mais non voyons .. J'hésitais a venir a cette soirée des plus lassante et ennuyante mais je me suis convaincu que si je ne venais pas on ne se gênerai pas pour me le faire remarquer dans la salle commune .. Alors je suis venue tant bien que mal ! Malheureusement, je n'ai pas eu la chance de tomber sur des personnes désirées si tu vois ce que je veux dire ..

Son frère? Impossible, il était enfant unique. Un frère caché? Mais non voyons! Ridicule! Le seul aspect plausible était le suivant : Drago était suffisamment proche de quelqu’un pour le considéré aussi familièrement. Ce prétentieux aurait réussit un exploit aussi grand? Avec son mauvais caractère et sa haine mal placée?! Théodore paraissait même ravit de le voir. Le monde ne tournait plus rond. À moins qu’ils ne fassent semblant de s’apprécier?…Ça n’avait aucun sens. En tout cas! Peu importe avec qui le Prince était ami, ça ne la regardait pas. Au moins, c’était toujours mieux que ces deux imbéciles de Crabbe et Goyle! Ses pupilles grises hypnotisées par sa coupe de bière au beurre, Charity tourna brusquement sa chevelure dorée en direction de Drago. Il la laissa une fois de plus pantoise à sa réponse abjecte. Elle aurait voulu le calomnier et paraître vexée dans son amour propre, mais elle n’y arrivait pas. Même le plus petit son se nouait dans sa gorge. La main crispée sur le pied de son verre, humiliée et triste, elle aurait voulu lui lancer le reste de son contenue en plein visage. Non. Il ne fallait pas. Sa décision était prise. Elle voulait changer. Même si cela demandait beaucoup de courage. Même si on la punissait mentalement et physiquement. Plus rien ne l’arrêterait. Rien.

Mais allez y prenez place ! Miss Londrigus ne va pas tarder a partir de toute façon ! Alors comme ça c'est elle la fameuse Hayley ?

Sa main se desserra délicatement du pied de la coupe. Son regard se posa sur Haley et elle lui fit signe de prendre sa place. Son visage clair paraissait vidé de toutes émotions. Bon, chaque chose en son temps! On ne peut pas changer complètement en cinq minutes! Les expressions faciales viendraient plus tard. Dégageant sa belle robe noire de la table, la demoiselle força un sourire maladroit vers Nott. Elle n’était pas habituer de sourire la pauvre. De plus, son regard s’obstinait sur Nott. Pour la simple et bonne raison qu’elle ne voulait pas regarder Drago. Celui-ci pourrait percevoir sa tristesse. Lui qui était si doué en matière de cacher ses émotions, il verrait son jeu sans problème.

"Effectivement, Malfoy a raison. Je partais à l’instant. Je ne gâcherai pas vôtre bonne humeur plus longtemps. Ça ne serait pas très courtois. Je vous souhaite donc, une bonne soirée."

La tête basse elle se retira furtivement et se mélangea à la foule. Une fois très loin d’eux, elle dénicha une table isolée et vide.
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Nataniel Adamas
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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1995   Lun 29 Déc 2008 - 15:59

Nataniel n’était pas trop amateur des fêtes à partir du moment ou il fallait inviter quelqu’un pour y aller. Mais en l’occurrence bien que le bal de Noël demandait souvent ce genre de chose, on pouvait aussi y aller sel, ce qui suffisait déjà largement à satisfaire le jeune homme. Il appréciait plutôt l’idée d’un bal ou tous les élèves pourraient parler entre eux différemment des autres fois, bien qu’au fond de lu il doutait assez de ça, jamais un Serpentard ne viendrait être gentil avec une Gryffondor, pas plus qu’un de ces deux maisons ne viendrait se mêler à une éventuelle discussion avec un Poufsouffle. Mais tant pis, au moins il pourrait passer une soirée à regarder les autres personnes s’amuser et à éventuellement jouer les épaules sur qui pleurer si une jeune Poufsouffle se faisait rejeter pour son cavalier, c’était ça son rôle dans les autres soirées, jouer les bouches trous, les copains qui étaient toujours là lorsque ça se passait mal et qui permettait de faire en sorte qu’on ne se retrouve pas seul. Jamais l’idée qu’il puisse profiter de la soirée comme les autres ne l’avait effleurée, c’était trop différent de ce qu’il était réellement, jamais il n’arriverait à être quelqu’un d’aussi ouvert que les autres, et il n’en avait peut-être pas envie non plus tout compte fait !

La mère du jeune homme était toujours ravie à l’idée de ce fameux bal, elle aussi avait été élève à Poudlard dans la maison des Serdaigle, et elle avait de très bons souvenirs de ces soirées, seulement elle n’était absolument pas comme son fils, il était beaucoup plus réservé qu’elle. Mais tradition oblige, la mère de famille avait choisi un costume pour son fils qui était un peu trop voyant à son goût. C’était plutôt gênant lorsqu’on pensait qu’il avait uniquement envie de faire acte de présence pour aider ses amis s’ils ne se sentaient pas assez entourés, et non pour se faire remarquer par tout le monde. Bien subtilement, le jeune homme avait suggéré à son colocataire de chambrée que ce costume lui irait mieux qu’à lui. Nataniel aimait rendre service à ses amis, même si en l’occurrence il aidait aussi sa personne à être moins voyante et moins classe. Bien évidemment, son compagnon avait tout de suite accepté l’échange et avait donné une sorte de costume très sommaire qui ressemblait davantage à une tenue un peu plus classe que des vêtements de tous les jours, mais très nettement moins classe qu’un costume traditionnel. Tant mieux, au moins il passerait totalement inaperçu dans ce vêtement, c’était l’essentiel.

A peine une demi-heure avant le début de la soirée, Nataniel se décida finalement à enfiler l’habit en question, il n’était pas pressé de descendre mais en même temps il avait bien envie d’arriver dans les premiers pour pouvoir voir les autres élèves venir. Le blondinet enfila donc rapidement sa tenue et s’apprêta à descendre lorsque son ami l’interpella. Il voulait de l’aide pour se faire plus classe, et très aimablement le jeune homme accepta de rester, même s’il ne pensait pas spécialement être d’un secours très utile. Des fois le Français se demandait s’il n’était pas juste né pour porter secours ou compagnie aux autres, est-ce qu’un jour il arriverait à se considérer autrement ? Peu importait, si cela devait arriver, ça arriverait, sinon, il resterait comme il était, cela lui convenait très bien aussi. Après plusieurs minutes passées à aider son voisin de chambrée, les jeunes gens finirent par descendre dans la salle commune des Poufsouffle ou tout le monde était en pleine agitation. On aurait dit que ce bal était d’une importance extrême, encore plus que les examens en réalité, cela faisait plutôt rire Nataniel qui ne voyait là qu’une simple occasion de s’amuser un peu. Mais bon, maintenant tout était prêt, et l’heure n’allait pas tarder à sonner, le blondinet descendit donc en compagnie de son ami et de quelques autres Poufsouffle qu les accompagnaient uniquement pour être vu avec le voisin de chambrée du jeune homme. En effet, le Français avait eut de la chance, si l’on pouvait appeler ça de la chance, il était tombé dans la chambre avec l’élève le plus populaire de sa maison, peut-être même l’était-il dans les autres maisons ? Difficile à savoir, mais cela n’importait pas spécialement aux yeux de Nataniel, il trouvait simplement l’autre élève gentil et restait en sa compagnie pour ça.

L’arrivée dans la grande salle fut intéressante, être à coté de la personne la plus populaire vous éclipsait automatiquement. Dès son entrée le camarade de chambrée prit tous les regards, et se dirigea vers sa cavalière, une jolie Serdaigle qui l’attendait sagement, suivit par tous ses fans, laissant seul le blondinet qui le regardait partir d’un air neutre, un léger sourire aux lèvres. Encore une fois il venait de jouer les bouches trous, mais bon, c’était son rôle, donc ça ne le gênait pas spécialement ! Nataniel regarda autour de lui pour la première fois, plusieurs personnes étaient déjà là, une jeune Serdaigle de la même année que lui, toute seule, et Nataniel avait un peu de mal à comprendre pourquoi, un groupe de Serpentard attablé à une autre table, des Gryffondor plus loin, et ensuite, trop de monde pour distinguer qui était qui et de quelle maison. Mais une personne attira immédiatement son attention, c’était Naomi de sa maison. La Poufsouffle était attablée au comptoir, seule, comme si elle voyait cette soirée comme un calvaire. Le blondinet resta immobile un instant, la regardant d’un air indécis, il n’aimait pas voir les gens seuls, mais en même temps, elle n’était pas du genre à être trop sociable. Tant pis, si elle ne voudrait pas parler, au moins il lui tiendrait compagnie se serait déjà ça de gagné. Une fois décidé, le Poufsouffle se dirigea vers la jeune femme, évitant soigneusement de rentrer dans les couples qui se baladaient autour de lui, puis il se plaça à coté de la jeune femme, sans pour autant s’asseoir, puis lui décrocha un sourire interrogateur avant de lui adresser la parole d’une voix calme comme à son habitude.


« Bonjour Naomi. Ca n’a pas l’air d’aller ? Pourtant avec une soirée comme celle-ci, tu devrais être heureuse non ? Tu attends quelqu’un ou je peux me joindre à toi ? »

Ne jamais imposer sa présence, toujours laisser le choix, c’était les lignes directrices de sa vie, après tout il n’aimait pas obliger les gens à l’apprécier ou le supporter, il venait uniquement lorsque quelqu’un était dans le besoin et disparaissait immédiatement après.
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Olivia Huxley

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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1995   Lun 29 Déc 2008 - 18:41

    Un bal ? Pas vraiment le truc d’Olivia. Non et c’était la raison pour laquelle elle avait d’abord décidé de rester dans la Salle Commune, avait rangé la robe que ses parents lui avaient envoyée au fond de sa valise et n’y avait plus pensé. Enfin, pas avant que ses amies aient commencé à sortir leurs propres robes et les étaler sur leurs lits et ce maquiller et parler de la fameuse soirée. Mais Olivia était têtue. Non, non, NON, elle n’allait pas aller à ce foutu bal ! Pourquoi ? Lors de sa première année à Poudlard, elle était allée à une de ses fêtes, le bal d’Halloween, si sa mémoire de la trompait pas et s’était foutue une de ses hontes avec son déguisement de zèbre. Souvenir douloureux à cause duquel Olivia n’était plus trop branchée bals. Mais cette année c’était différent, on aurait dit que cette année ses amies étaient encore plus animées, plus excitées à l’idée dudit événement et Olivia brûlait d’envie de savoir ce qu’était une de ces fameuses fêtes, costume de zèbre exlus. Après avoir réfléchi à l’idée de se rendre au bal, Madame décida que finalement elle allait essayer à nouveau question de s’amuser un peu.

    Elle enfila donc sa robe – une robe noire avec une ceinture blanche qui s’attachait en dessous de la poitrine – et ses talons hauts blancs, vernis. Ensuite, Olivia se maquilla mais pas beaucoup, comme à tous les jours : un peu de gloss et un trait d’eyeliner suivi d’une très mince couche de fard à paupières argenté. Après avoir essayé plusieurs coiffures, elle décida que finalement laisser ses cheveux tomber dans son dos serait préférable. Olivia jeta un coup d’œil à l’horloge et sortit ensuite de la Salle Commune déserte – à l’exception de quelques petites personnes sans vie sociale qui ne valent pas la peine qu’on s’attarde sur eux. 15 minutes en retard, parfait pour faire patienter un peu les gens qui l’attendaient. Enfin si quelqu’un se trouvait à l’attendre, bien sûr.

    Le moment où elle entra dans la salle, elle sut qu’elle n’allait pas s’amuser, mais elle ne pouvait pas reculer et encore moins rester à côté de la porte pendant toute la soirée. Mal à l’aise, Olivia avança un peu et survola du regard la salle. Au premier plan, une Gryffondor nommée Amy Quelque chose, une autre brunette inconnue, Drago qui pétait un câble, une certaine Hayley, un Serpentard du nom de Théodore qui présentait Hayley à Drago, une fille dénommée Charity ou quelque chose du genre … Enfin bref, la plupart étaient déjà des gens qu’Olivia ne connaissait pas personnellement, à part Drago mais il était entouré de ses amis - probablement et se retrouver entourée des amis inconnus d’un autre ami ( au fait, est-ce qu’elle devait compter Drago parmi ses amis ? ) n’était pas ce que notre demoiselle désirait. Et ses amies à elle dans tout ça ? Probablement en train de danser avec quelqu’un. Aha. Totalement divertissant, ce bal.

    Pour ne pas montrer comment elle s’ennuyait, Olivia se dirigea vers le comptoir le plus proche. Elle prit une bièreaubeurre et en avala une gorgée. Alors, un, elle n’avait pas personne pour l’accompagner, deux, elle s’e*merdait royalement (exusez son language ), trois, elle avait l’air moche et ordinaire comparée aux autres filles, toutes sur leur trente-et-un… Bref, quoi de plus amusant, n’est-ce pas ? Deux filles de première ou deuxième année s’approchèrent.


    « Penses-tu qu’il y a de l’alcool dans la bierreaubeurre ?
    - Bah, je sais pas, moi !
    - Essayons pour voir, d’accord, si je bois trois verres, je devrais être bourrée, n’est-ce pas ?
    - Hà non, t’es malade ? Et si tu te bourres, qu’est-ce que je fais, moi ?!
    - Eh, t’es vraiment nouille, toi ! »


    Les deux filles partirent en continuant de se quereller et de se traiter de nouilles, tout en laissant une Olivia fort perplexe derrière eux. Ah, il y en a des bizarres dans cette école, se dit la jeune fille au bout d’un moment et prit une autre gorgée de son verre. Décidément, le bal de Poudlard n’était vraiment pas le lieu pour Olivia.

    De loin, elle vit Charity se diriger vers une table vide. Que savait Olivia à propos de Charity quoi déjà ? Londrigus ? Ah quelque chose dans le genre, pensa la jolie brunette. Bien qu’elles avaient deux ans de différence, c’était toujours plus plaisant de parler avec une pure plutôt que d’adresser la parole à un impur de bas rang ou encore pire, un pur adorateur de sang-de-bourbes dans le genre des Weasleys – qui était vraiment les dernières personnes avec qui Olivia désirait converser. Non mais quelle honte, d’avoir un père comme Arthur Weasly. Il était tellement passioné par le monde moldu qu’Olivia se demandait comment faisaient ses enfants pour avoir un minimum de dignité en public.

    Mais n’attachons pas notre attention à ces minables êtres pour aussi longtemps et revenons aux êtres d’un plus haut rang, comme la jolie Huxley qui prit son gobelet de bierreaubeurre et s’avança vers table qu’occupait Charity Londrigus.


    « Bonjour, dit-elle d’une voix plate et neutre. À qui ai-je l’honneur ? »

    Une des nombreuses conclusions d’Olivia clamait qu’il n’était jamais bon de montrer qu’on en savait beaucoup sur son entourage. Alors pourquoi ne pas faire semblant qu’elle ne connaissait point la jeune Londrigus et voir ce que cette dernière allait dire afin de se présenter.
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Hayley F. Christen
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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1995   Lun 29 Déc 2008 - 19:08


    Oui, c’est bien lui. Mais j’ai quand même un peu de mal à croire que tu n’en sois pas sûr.



    Bin en fait je sais parfaitement qui c'est.

    C'est pas bien de mentir.
    Je ne mens pas.
    Si, par ...
    Omission, je sais. Des fois, tu me fais penser à ma mère.
    Comment dois-je le prendre ?
    Bien.
    Pas de problème.
    Parfait.

    Lorsque Theodore lui fit un sourire, la jeune femme ne put s'empêcher de lui rendre. Décidément, passer du temps avec ce vert et argent faisait de plus en plus de bien. En voyant le bras du jeune homme s'avancer, la demoiselle le saisit et suivit son cavalier qui marchait en direction de la table à laquelle était assis Malefoy. Les quelques détours que les jeunes gens firent indiquèrent à Hayley que son Serpentard voulait lui faire éviter les objets gênants, voir quelques personnes. En effet, l'énorme zigzag entre les quelques groupes de maison différentes auraient pût être oubliés si au lieu de passer derrière cette rangée, le cavalier était passé devant ce garçon aux cheveux roux flamboyant et cette jeune fille aux longs cheveux bruns. Cette dernière était d'ailleurs familière à la bleue et bronze. Mais son esprit étant trop concentré sur le jeune homme qui la tenait pas le bras, la question ne fut pas approfondie.

    Hé, regarde.
    À la table occupée par Malefoy se trouvait une fille aux longs cheveux blonds. C'était peut-être l'élue de son coeur, qui sait. Cette pensée fut interrompue par les salutations de Theodore. Ce dernier posa un nom sur le visage de l'inconnue. Londrigus. Cela ne disait rien à la demoiselle. Pas grave. Après tout ...
    Quoi ?
    Le baisemain du garçon aux cheveux blonds sortit Hayley de ses pensées. Les Serpentard ... tous élevés à la même école à ce que je vois.
    Ce n'est pas une bonne chose ?
    Si. Si, bien sûr.

    Enchanté …



    Une petite révérence accompagnée d'un léger hochement de tête rendit au vert et argent sa salutation. Pendant que les deux amis parlaient de choses diverses et variées - particulièrement du pourquoi de la présence de Drago Malefoy - la blondinette observa le frère de Theodore. Il ne paraissait pas aussi désagréable que ce que l'on laissait entendre, bien au contraire. Il semblait même amical. Enfin, si l'on rajoutait un sourire sur son visage, le tour était joué.
    Tu ne diras plus ça quand il aura appris que tu es une fille de moldue.
    Il n'est pas obligatoire qu'il le sache.
    Il finira bien par le découvrir et puis il le dira à Theodore et ...
    Theodore le saura bien avant lui !
    Vraiment ?
    Oui, vraiment.
    Bon, je n'ai plus rien à te dire alors.
    Plus rien, en effet.

    Mais allez y prenez place ! Miss Londrigus ne va pas tarder a partir de toute façon !



    La dénommée Londrigus se leva et offrit sa place à la jeune femme. Ne sachant trop quoi faire, Felize ne bougea pas dans un premier instant. Et puis, lorsque l'inconnue partit, la Serdaigle voulut lui dire que ce n'était pas grave, qu'elle pouvait rester. Mais rien ne sortit. Elle ne sut pas pourquoi, et ne le sut jamais.

    Alors comme ça c'est elle la fameuse Hayley ?



    Fameuse ... ? La demoiselle lança un regard à la fois accusateur mais tout aussi remplit d'amusement au vert et argent qui venait, tout comme l'invitait Malefoy, de prendre place. La blondinette s'assit à son tour. Attendant quelques instants avant de répondre à la question - qui ressemblait plus à une affirmation qu'à autre chose - la bleue et bronze jeta des coups d'oeil aux deux verts et argent qui étaient assis à l'opposé l'un de l'autre.

    __ « Fameuse, je ne sais pas, mais oui, moi c'est Hayley »

    Elle avait dit ça d'un air joyeux et avait accompagné ses paroles d'un léger sourire. Sourire qu'elle sortait énormément ces temps-ci. Si cela devenait trop important, il faudra prendre quelques précautions : le restreindre un peu ce coco.
    Même en le laissant actif pour deux personnes seulement, il serait trop fréquent.
    Ouais, pas bête. Mais bon, pour le moment, l'important était d'être aimable avec ce Drago Malefoy.
    Ce qui, pour toi, n'est pas un martyr.
    Oui, c'est vrai. Il m'a l'air bien sympathique à moi.
    Jusqu'à ce ...
    Qu'il apprenne que je suis fille de moldus, je sais. Tu me l'a déjà dit la dernière fois, tu radotes.
    Mais non.
    Si, tu deviens vielle, c'est pour ça.
    J'ai le même âge que toi pour ta gouverne, voir moins sachant que je suis apparue dans ta tête lorsque tu avais huit ans.
    Et bien, si tu étais restée enfouie, la vie aurait été plus simple.
    Peut-être.
    Certaine !

    __ « Et euh … tu es fameux aussi, » dit-elle à l’adresse de Malefoy. « Depuis quelques minutes, mais fameux quand même. »

    Pourquoi tu l’as pas dit ça ?
    Quoi ?
    Le « fameux pour tes idées de sang-pur débiles »
    Non.
    Quoi non ?
    Je ne l’ai pas dit et je ne le dirais pas.
    Et pourquoi donc ?
    Parce que je veux lui laisser sa chance, comme me l’a demandé Theo.
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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1995   Lun 29 Déc 2008 - 20:29

    Naomi s'ennuyait fermement. Devoir être témoin d'une pareille animation, il n'y avait rien de plus grotesque. Coude sur la table, visage posé sur la main, elle observait la piste de danse, un léger sourire dessiné aux lèvres. Peut-être avait-elle trouvé une façon de se distraire en observant tous ces couples qui la dégoutait. Son regard se dirigea vers un couple de Gryffondor, assez comique. Le garçon, un brun athlétique, n'avait pas l'air à son aise tandis que sa cavalière virevoltait de droite à gauche, se prenant pour une vraie ballerine. Ses yeux se dirigèrent vers un autre couple composé d'un Poufsouffle et d'une Serdaigle. Le garçon n'arrêtait pas de marcher sur les pieds de la fille, laquelle poussait des soupirs exaspérés. Oups, on dirait que tu aurais du y réfléchir à deux fois avant d'accepter l'invitation du garçon. Il y avait aussi deux Serpentard qui dansaient, le garçon avait les joues toutes rouges, et cela se voyait comme le nez au milieu de la figure qu'il était mal à l'aise, ses mains tremblantes posées sur la taille de la fille. Quant à cette dernière, elle n'arrêtait pas de lui sourire bêtement, ne sachant certainement pas quoi dire. Oh c'était sûr, quand il fallait examiner et comprendre la nature humaine, Naomi était très forte. Mais quand il fallait se socialiser, là il n'y avait plus personne.

    Elle fronça les sourcils, reprenant un verre de jus de citrouille. Après avoir vérifié que personne ne la regardait, elle sortit d'une des petites poches de sa robe une toute petite flasque, qu'elle ouvrit en déversant son contenu dans le verre. Remettant la flasque vide dans sa poche, elle sourit en regardant son verre dont la couleur était passée de l'orange au vert pale. Rien de mieux qu'ajouter un peu de piment dans la soirée – ou autrement dit, de l'alcool dans le jus de citrouille. Elle leva un court moment les yeux, avant de vider le verre d'une seule traite. Elle le reposa, toussotant légèrement tellement le liquide était acide, puis se remit à observer la foule de danseurs, l'air aussi exaspéré que désespéré. C'est à ce moment précis qu'un Poufsouffle populaire fit son entrée, attisant la plupart des regards des demoiselles présentes. Il fallait dire qu'il possédait un certain charme naturel, certainement une force de la nature avec ses muscles bandés comme il le fallait. Naomi se surprit à lui jeter un regard éperdu avant de soupirer. Le garçon se dirigea vers sa cavalière, une jolie Serdaigle dont la fierté se lisait sur ses traits. Naomi détourna le regard et croisa celui de Nataniel. Celui-ci avait une année de plus que Naomi et était également chez les Jaunes et Noirs. Elle haussa les sourcils, le voyant immobile près de la porte de la Grande Salle. Ce garçon elle ne le connaissait pas vraiment, elle savait juste que ses amis le trouvaient « gentils ». Naomi sourit à cette pensée. Elle n'aimerait pas que quiconque la qualifie de « gentille ». Gentille, ça voulait tout dire. En gros, un mec qui se laissait marcher sur les pieds sans aucune résistance.

    C'est à ce moment que leurs regards se croisèrent et, étrangement, elle détourna aussitôt le regard. Sûrement un signe qui voulait dire qu'elle ne voulait pas qu'il la voie et qu'il vienne la rejoindre. Feignant d'observer un garçon sur sa droite, elle le vit dans le coin gauche rester immobile avant de s'avancer vers elle. Eh merde. Coude toujours sur le comptoir, elle posa sa main sur son front, tout en espérant qu'il ne viendrait pour elle. Trop tard. En moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, il s'était dirigé vers elle. Heureusement, ses larges boucles brunes s'interposèrent entre elle et lui et elle tourna le visage vers la droite à nouveau, histoire de faire comprendre à ce garçon qu'elle n'avait nullement l'intention de faire la discussion. Finalement, elle se redressa, abattue. Depuis quand Naomi avait peur d'un autre ? C'était nouveau, ça ? Elle n'avait jamais eu besoin de se cacher pour échappe à qui que ce soit, et franchement ce n'était pas aujourd'hui qu'elle allait commencer. Elle haussa des sourcils une nouvelle fois quand leurs regards se recroisèrent. Elle devait avouer qu'il n'était pas mal avec ses cheveux blonds et ses grands yeux bleus perçants. L'ombre d'un sourire passa sur son visage en y pensant. Gentil mais mignon. Bref, l'un pouvait rattraper l'autre. Adamas, le retour,

      Bonjour Naomi. Ça n'a pas l'air d'aller ? Pourtant une soirée comme celle-ci, tu devrais être heureuse, non ? Tu attends quelqu'un ou je peux me joindre à toi ?

    Elle fronça les sourcils, avant de se détendre. Elle avait beau être naturellement hermétique à la nature humaine, un peu de compagnie pourrait peut-être la divertir – qui sait ? Elle joua des ongles sur le comptoir tout en réfléchissant un court instant. Finalement, elle opina d'un léger hochement de la tête et croisa le regard de Nate.

      Salut.

    Elle referma la bouche, faisant une grimace, ne sachant que dire pour le faire fuir. Elle était en fait partagée entre l'idée d'accepter ou de lui envoyer un aller simple jusqu'à la salle commune des Poufsouffle, Hésitante, elle finit par lui jeter un regard dédaigneux. Puis, elle se retourna et prit un verre de jus de citrouille, soupirant de plus belle. Elle fit enfin à nouveau face à Nataniel, et lui tendit le verre. Quand l'on connaissait Naomi, on pouvait considérer ce geste comme une invitation. Elle fit la moue avant de déclarer d'une voix légèrement sarcastique.

      Bienvenue au club des solitaires.

    Elle roula des yeux, s'accoudant à nouveau au comptoir. Le silence s'installa entre eux et elle se remit à observer les couples.
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