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 Qui a dit que les Serdaigles étaient toujours sages? | PV |

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Zéphyr E. Asriel

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Année d'étude : Serdaigle.
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MessageSujet: Qui a dit que les Serdaigles étaient toujours sages? | PV |   Jeu 25 Déc 2008 - 17:12



    HAYLEY&ZÉPHYRTHEBEST




    Si vous êtes sage et réfléchi
    Serdaigle vous accueillera peut-être
    Là-bas, ce sont des érudits
    Qui ont envie de tout connaître.



    Mouais. A cet instant précis, Zéphyr n'illustrait pas vraiment le modèle de la parfaite Serdaigle "sage et réfléchie". Elle n'avait pourtant rien fait de mal, à ce qu'elle sache. Enfin, après tout, ce n'était pas la première fois que ça lui arrivait. Il suffisait qu'un de ses pseudos camarade décide de la poignarder dans le dos en la dénonçant lorsqu'elle bravait les règlements, pour qu'elle se retrouve une fois encore dans ce genre de situation. Arpenter les couloirs, à la recherche d'un lieu où se cacher en attendant que les ennuis s'éloignent. Essayons de positiver. Pour l'instant, personne ne semblait se douter de sa petite escapade nocturne, et la miss-préfète-parfaite des bleus et bronzes ne s'était pas réveillée lorsque Zéphyr avait quitté le dortoir des filles à pas de loup. Il n'était pas très tard, et le couvre feu n'était passé que depuis quelques dizaines de minutes. Seuls quelques élèves de septième année étaient encore présents dans la salle commune des Serdy, mais ils la laissèrent sortir sans broncher. Après tout, elle ne courrait pas chercher Rusard lorsque ces derniers quittaient la Tour après vingt et une heure, pour rejoindre leurs amies de Poufsouffle. La jolie blonde leur décocha un grand sourire de remerciement, auquel ils répondirent par un bref hochement de tête.

    Et là voilà de nouveau se rebellant contre ces foutues règles, qui interdisaient aux élèves de se promener librement dans Poudlard dès que l'envie les en prenait. Dévalant les escaliers d'un pas léger et silencieux, comme si les marches étouffaient le son de ses pieds sur le sol, Zéphyr avait une idée précise en tête. Le ciel était dégagé, la lune était pleine, et le temps clément. Une nuit idéale pour observer les étoiles. Lorsqu'on ne trouve pas le sommeil, on finit par se trouver diverses occupations, à l'heure où tout le monde dort et ronfle allègrement. C'était en quelque sorte, le moyen qu'elle avait trouvé pour rêver, sans avoir besoin de laisser la place à son inconscient. Traversant le couloir qui menait à la Tour d'Astronomie, perdue dans ses pensées, Zéphyr se fit soudain bousculer. La jeune fille se tourna d'une manière brusque vers la personne, et soupira de soulagement en voyant qu'il ne s'agissait que d'un élève. C'était un troisième année de sa maison, et elle lui sourit légèrement, avant de lui demander de regagner sa maison. Serdaigle n'avait déjà pas beaucoup de points pour la Coupe des Quatre Maisons, vu qu'on n’est que deux à poster, alors inutile de tenter le diable en se promenant ainsi, sans se soucier des risques. C'était elle qui disait cela? Alors qu'elle était exactement dans ce cas? Oui, bon, mais disons qu'étant en sixième année, elle avait déjà pas mal d'expérience pour ce qui était de repérer les signes indiquant qu'elle ferait mieux de se barrer. En l'occurrence, pour le moment tout allait bien. Mais elle ne tenait pas à ce qu'un bleu et bronze naïf se fasse prendre, car cela signifierait une perte de points pour Serdy...

    Une fois l'élève renvoyé dans son dortoir - décidemment, elle faisait honneur à la préfète - Zéphyr se mit à gravir les marches menant à la tour d'astronomie, deux à deux. Rien n'aurait pu trahir sa présence, dans l'obscurité du corridor, la jeune sorcière n'étant pas une novice dans le domaine de la discrétion. Ce n'était pas qu'elle aimait particulièrement l'astronomie, d'ailleurs, si elle avait eut à choisir, elle aurait sans doute envoyé cette matière aux oubliettes.

    Elle était presque arrivée, une faible lueur lunaire lui parvenait du haut des escaliers, et elle commençait à apercevoir la voûte étoilée. Accélérant le pas, Zéphyr trébucha dans quelque chose qu'elle n'avait pas pu distinguer dans le noir. La jeune fille poussa un juron, que l'on ne s'attendait pas à entendre dans la bouche d'une fille, et se retourna pour tenter de discerner dans quoi elle venait de se prendre les pieds. Un léger frémissement lui parvint soudain, provenant du bas des escaliers. Zéphyr se baissa, disparaissant dans l'ombre des escaliers, plissant les yeux en tentant de trouver l'identité de l'intrus. Plusieurs choix s'offraient alors à elle. Poursuivre son chemin, et par conséquent se retrouver coincée au sommet de la tour, en pleine lumière, et donc se faire repérer. La deuxième possibilité n'était guère plus réjouissante, et n'offrait aucune issue de secours possible, puisqu'elle consistait à descendre les escaliers. Encore une fois, aucun moyen d'éviter la rencontre avec le ou la nouvel(le) arrivant(e).

    Si seulement ce n'était qu'un élève, même le pire des Serpentards, mais surtout, surtout pas Rusard, ni son imbécile de miss Teigne!! Zéphyr n'avait aucune envie de se retrouver à nettoyer les coupes de la Salle des Trophées, ni de subir une punition pire encore. Car le Cracmol ne manquait pas d'idées plus sadiques les unes que les autres, et ce, surtout depuis qu'Ombrage le laissait agir à sa guise, aux dépends des jeunes sorciers. Les pires scénarios s'élaboraient dans l'esprit de Miss Asriel, qui gardait son calme tant bien que mal. Inutile de dissimuler sa présence, car l'individu dont les pas se rapprochaient de plus en plus distinctement avait sûrement entendu son juron.

    Ses inquiétudes s'évaporèrent à l'instant même où une chevelure aux reflets blonds arriva dans son champs de vision. Bon, ce n'était ni Rusard, ni Ombrage, à moins que ceux ci n'aient reçu un quelconque sort les dotant de longs cheveux blonds comme les blés... Ce qui aurait été une perspective peu réjouissante. Mais ne nous égarons pas. Zéphyr ne mit pas longtemps à poser un nom sur la Serdaigle, et se redressa.


    Ah, Hayley! J'ai cru un instant que c'était Rusard... Sans vouloir t'offenser bien sûr.


    Zéphyr avait ajouté la dernière phrase avec humour, rassurée de voir qu'il s'agissait d'une personne de confiance.


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Hayley F. Christen
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MessageSujet: Re: Qui a dit que les Serdaigles étaient toujours sages? | PV |   Jeu 25 Déc 2008 - 22:04


    LES FILLES !!!!



    Deux cris aiguës retentirent dans le dortoir. Les camarades de chambré de la jeune femme étaient encore en train de tenir des réunions idiotes. Mais ce n'était pas pour cela que le cri était sorti. La baie vitrée était grande ouverte et un chaudron était posé sur un feu très bleu qui ne paraissait pas réel du tout. Une émanation rouge sortait du récipient et une odeur nauséabonde se répandait dans la pièce. Mais ce n'était pas non plus pour ceci que la demoiselle était intervenue. Sur le lit tout au fond de la chambre reposait une pile d'ingrédients divers et variés. Des yeux de crapaud notamment. Ils étaient renversés sur la couverture et rendaient celle-ci gluante. Des excuses fusèrent :

    " Ecoute Hayley on devait faire un truc et euh ...
    On s'est euh ...
    Et bin en fait ... "

    __" STOP ! Je me fiche de ce vous étiez en train de faire. La préfète vous demande. Et faites-moi disparaître tout ça avant de partir. "


    Les deux pestes remuèrent leurs baguettes mais rien ne se passa. Elles recommencèrent encore et encore, mais sans succès. Avec un soupir, la blondinette agita sa propre baguette et tout disparu. Le chaudron, les ingrédients et même l'odeur. Fifille à Maman resta bouche bée et Gros Bébé s'apprêtait à ouvrir la bouche, mais un coup de coude de la personne assise à côté d'elle l'en dissuada. Sans quitter les filles qui sortaient à présent du dortoir, Hayley se dirigea vers le petit balcon qui donnait une vue magnifique. À droite se trouvait le lac noir sur lequel les nombreuses étoiles se reflétaient gracieusement. À gauche, l'immense parc dans lequel les quelques arbres remuaient leurs douces branches. Au milieu se trouvait la forêt interdite dont les branchages dénudés répandaient des ombres inquiétantes. En s'appuyant sur la rambarde, la demoiselle fut contente de son sort de disparition. Il n'était appris qu'en cinquième année, mais lorsqu'une de vos meilleures amies, que dis-je, lorsque votre meilleure amie est en sixième année et qu'elle vous apprend quelques tours, l'impression se pose vite.

    Les étoiles brillaient de mille feu.

    Un feu c'est orange, jaune, ou rouge et les étoiles sont blanches.
    Et la p'tite voix, j'en ai marre de tes irruptions. Alors tais-toi un peu. Dans la multitude d'étoile, la jeune femme en remarqua une en particulier.



    « Mme Christen | Regarde chérie, tu vois cette étoile là-bas ?
    __"Oui. C'est quoi ? "
    Mme Christen | C'est ton étoile. Elle fait partie d'un ensemble, tu vois ?
    __" Ça fait un W. "
    Mme Christen | Oui c'est ça, un W. C'est Cassiopée. C'est ton troisième nom, chérie.
    __" C'est pas Felize ? "
    Mme Christen | Celui-là c'est ton deuxième. Regarde ce que ton père a écrit quelques jours avant ta naissance.


    « Cassiopée... trop belle cette reine pour ne pas réveiller la jalousie des Néréides, souvenez-vous... Adieu la vierge Andromède... mais non, puisque son prince charmant sauva la situation... Beauté de Cassiopée qui vous séduit mesdames... qui vous enivre messieurs... Vous avez raison. Son voile se soulève. O vision, O rêve... Oui, c'est elle, c'est elle... Plus charmante et plus belle qui descend parmi nous..." Oui, c'est elle, Cassiopée : la "déesse" du ciel... »



    Mme Christen | Alors, quand le monsieur te demanderas ton nom, tu lui diras tout, d'accord ?
    __" D'accord Maman."


    Un homme frappa à la porte de la maison. Lentement, la mère alla ouvrir. Dans l'encadrement de la porte se tenait un homme de grande taille. Pendant un moment, les deux adultes discutèrent doucement et aucune parole n'arrivait aux oreilles de l'enfant. Puis l'homme s'approcha.

    L'homme | Alors petite, comment tu t'appelles ?
    __" Hayley, Felize, Cassiopée Christen monsieur."
    Mme Christen | Chérie, Caroline t'attends
    __" J'arrive ! Au revoir monsieur ! "
    »



    Ce souvenir hantait désormais les nuits de la demoiselle. Oh, il n'était pas horrible, non. Mais c'est depuis ce temps que sa mère n'est plus. Cet homme, le père de la blondinette l'avait surpris dans les bras de Madame Christen. C'était il y a à peine deux mois, mais l'histoire durait depuis plus de huit ans.
    Arrête d'y penser, tu te ronges.
    Ouais, un tour dans le ciel ferait du bien. En attrapant sa cape, Cassiopée soupira longuement puis sortit du dortoir. Dans la salle commune, il n'y avait presque plus personne. Le couvre-feu était passé et, par conséquent, la jeune femme sortit discrètement. Elle espérait de tout coeur de ne pas tomber sur Rusard, ou même Miss Teigne. La préfète avait en plus accroché un avis sur le panneau d'affichage des Serdaigle afin de rappeler qu'il était interdit de sortir après vingt et une heures sous peine de subir des retenues. En rappelant au passage que la maison était réputée pour être sage et érudits. Ce qui faisait bien rire Felize, qui avait faillit lancer à Madame la préfète qu'avant d'afficher ceci, il fallait qu'elle commence par l'être elle-même.

    La blondinette se dirigea vers la tour d'Astronomie et entendit du bruit dans les escaliers menant à cette dernière. Des jurons plus précisément. En montant avec précaution, Hayley tomba sur sa prof personnelle ou bien son amie de toujours, comme vous voulez.

    " Ah, Hayley ! J'ai cru un instant que c'était Rusard... Sans vouloir t'offenser bien sûr."
    __" Comme si tu pouvais," dit la blondinette en rigolant.

    Hayley aimait beaucoup Zéphir. Elle était drôle et les deux filles étaient sur la même longueur d'onde. Même avec deux ans d'écarts, c'était les inséparables.


    __" Alors, que fais-tu à la tour d'astronomie toi ? "
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Zéphyr E. Asriel

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MessageSujet: Re: Qui a dit que les Serdaigles étaient toujours sages? | PV |   Ven 26 Déc 2008 - 1:43



    Zéphyr soupira en secouant la tête négativement, un sourire sur ses lèvres de mousse, observant celle qu'elle considérait comme une soeur gravir les escaliers jusqu'à arriver à sa hauteur. Très certainement une des seules personnes de Poudlard à l'apprécier à sa juste valeur. D'ailleurs, c'était la seule à qui Zéphyr se confiant, la première et sûrement la dernière d'ailleurs, sa confiance ne s'accordant que très difficilement à autrui ces derniers temps. Elles terminèrent leur chemin pour arriver finalement au sommet de la tour d'astronomie. A sa question, la plus âgée des deux Serdaigle, qui commençait à déambuler de sa démarche gracieuse sous le ciel étoilé lui répondit, tout en continuant son petit parcours. Inutile, certes, mais distrayant.


    « Je m'occupe. A défaut de dormir, je m'occupe à ma manière. »


    La sorcière se retourna vers son amie, toujours souriante, devinant sans peine les raisons de sa présence ici. Enfin non, elle ne savait pas pourquoi elle avait choisi cet endroit en particulier, excepté le fait que la vue était imprenable. Mais elle se doutait bien que pour quitter la salle commune à cette heure ci, les deux pots de colle d'Hayley devaient encore avoir fait des siennes.


    « Et toi, laisse moi deviner. Tes deux camarades de chambres adorées expérimentent leur talent incontestable pour attirer les ennuis, hm? »


    Zéphyr n'avait jamais compris comment Hayley trouvait la patience de les supporter. Si elle avait été attifée de pareils boulets, son sang froid n'aurait pas fait long feu. Enfin, chacun ses problèmes, si Hayley s'était retrouvée avec deux gamines collées aux basques, Zéphyr quant à elle se coltinait la préfète, à se demander quelle pioche était la plus mauvaise. Elle ne supportait pas qu'on la surveille, et elle savait pertinemment que Lyra Emerson - alias la préfète la plus prétentieuse du monde sorcier - s'acharnait ainsi sur elle, c'était à cause du répondant de Zéph'. Enfin, ce n'était pas de son ressort, si la septième année ne savait pas qu'en s'engageant à devenir la préfète la plus chiante de la terre, elle signait également pour en subir les conséquences, c'était tant pis pour elle.

    Tout en attendant sa réponse, la jeune fille prit place au centre de la salle circulaire, s'asseyant au sol et s'appuyant sur ses coudes, plantant son regard vers le plafond de verre, fixant la voie lactée. Cela lui rappela soudain - aucun rapport - qu'elle n'avait toujours pas terminé le devoir de divination qu'elle devait rendre deux jours plus tard. Se redressant légèrement à cette pensée, Zéphyr se détendit immédiatement. Non pas qu'elle n'accorde aucune importance à cette matière, simplement, ce n'était pas à cette heure ci qu'elle pourrait y changer quelque chose. Et puis, étant donné qu'il s'agissait d'un travail de groupe et qu'une fois encore, Zéphyr avait eu la malchance de tomber avec le jm'en foutiste de service, elle ne risquait pas d'avancer. Elle n'avait aucunement l'intention de rédiger le devoir seule, et en plus de cela, il s'agissait d'étudier les rêves de son partenaire de travail... Ce qui l'avançait grandement. Zéph' aurait toutefois pu déterminer sans peine les rêves du garçon et leur signification, tant son esprit semblait fixé sur un même et unique sujet : Les filles, les filles, et encore les filles. Mais bon, ça, elle aurait dû s'en douter. Il était rare que les élèves se précipitent vers elle lorsqu'il s'agissait de travailler par deux, car elle se révélait tellement lunatique à ce niveau que le travail d'équipe ne faisait pas long feu. Non, si ce crétin avait immédiatement pris place à sa table, s'imposant comme second membre de son binôme, c'était sûrement dans l'unique but de la reluquer à sa guise.

    Perdue dans ses pensées, Zéphyr retomba sur terre brusquement, en entendant Hayley répondre à sa remarque précédente. Décidemment, fixer le ciel avait un don pour l'emmener ailleurs. Elle zappa instantanément le gros pervers de son esprit, pour reporter son attention sur les dires de son amie.

    Zéphyr reprit la parole peu après, relançant un nouveau sujet, que les deux jeunes filles ne pouvaient éviter lorsqu'elles discutaient ensemble. Leur sadique de préfète. La jeune fille tenait effectivement à faire part de sa dernière trouvaille à sa collègue en manigance de mauvais coups à l'égard de mademoiselle parfaite.


    « Au fait, je t'ai dis que j'avais décidé de me venger de l'autre pimbêche, pour ce qu'elle a fait le mois dernier. »


    Immature, Zéphyr? Non, simplement rancunière. Et deux fois plus rancunière envers les gens qu'elle ne portait pas dans son coeur. Désolée Lyra, il ne fallait pas tenter le diable. Car lorsqu'on la cherche, on la trouve, et peu importe ses airs diaboliquement angéliques. Par ces mots, Zéphyr faisait allusion à un énième coup bas de la préfète des Serdaigles. De la persécution, telle était l'impression générale que son comportement donnait aux élèves. Surtout que cette fois ci, Zéph' n'avait rien fait pour se faire remarquer. Elle avait juste constaté que le devoir sur lequel elle travaillait depuis trois jours n'était plus à sa place lorsqu'elle était rentré dans son dortoir, que visiblement, personne ne savait où il était, et que la préfète ne faisait rien pour trouver le coupable... Zéphyr se disait parfois que le choixpeau avait fait une énorme erreur en envoyant Lyra à Serdaigle. Car si elle même n'était pas toujours un exemple de sagesse, la prétention de l'autre la rendait moins sage encore. Enfin, plus qu'une ultime année à la supporter, et le calvaire prendrait fin.

    Zéphyr souriait, tout en commençant à expliquer comment elle avait ensorcelé les vêtements de Lyra, pour qu'ils s'accrochent les uns aux autres avant de se mettre à s'agiter dans la pièce dans ce qui ressemblait vaguement à une danse cosaque. Elle était plutôt fière d'elle, non pas du tour en lui même, mais plutôt de la réaction que cela avait suscité chez la préfète, qui avait frôlé la syncope. Frôlé, seulement. Dommage.

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Hayley F. Christen
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MessageSujet: Re: Qui a dit que les Serdaigles étaient toujours sages? | PV |   Ven 26 Déc 2008 - 16:47


    La jeune femme eu un petit rire lorsque Zéphyr répondit à sa question. Elle ne pouvait pas dormir hein ... ? Mouais, c'est sûr qu'à neuf heures et des poussières, toute personne était en proie à un sommeil profond. C'est vrai, après tout, il n'y avait que les rebelles pour sortir à cette heure-ci. Oser sortir de son dortoir alors que le couvre-feu était passé depuis une vingtaine de minute était une faute impardonnable. « Vous faites honte à notre maison ! » C'était les paroles préférées de la miss-préfète-parfaite comme l'appelait souvent la bonne amie de la demoiselle. Les Serdaigles étaient réputés pour être les plus sages et les plus réfléchis. Réfléchit, sûrement, mais sage ... Tout dépendait de la façon dont on l'emploie. Sages d'esprit, peut-être. Mais sages comme une image, sûrement pas. Enfin, si, les premières années elles, l'étaient. Je dis elles, mais les mecs y sot pour quelque chose aussi. Bref, tout pour dire, qu'être à Serdaigle ne voulait pas dire aimer le boulot et ni même être érudit. Après tout, Lyra, elle, n'était pas érudite du tout, bien au contraire. Mais bon, ce n'est pas que la blondinette n'adorait pas parler de la préfète de cette façon, mais Zéphyr était en train de lui parler et elle n'avait pas entendu le début de la phrase.

    « ... deux camarades de chambres adorées expérimentent leur talent incontestable pour attirer les ennuis, hm ? »

    Et bien ... Pas vraiment, non. Oui elles avaient fait des conneries, mais ça, c'était tous les jours avec elles. Donc bon, une beuglante et c'est fini. Ah oui, un bobard comme quoi la préfète les demande. Sachant qu'elle se trouvait à ce moment précis à l'autre bout du château afin de rapatrier au bercail les quelques élèves encore dehors, les filles pourraient bien marcher encore un peu.
    Ouais, sur ce coup-là, c'était pas mal.
    Merci. Zéphyr alla s'allonger sur le dur sol en dalle froide et regarda le ciel. Il était magnifique ce soir-là. Sans nuage, les étoiles étaient parfaitement visible et brillaient d'une lumière éclatante. Avec un léger sourire, Hayley répondit calmement à la question.

    __" Elles ont testé une potion bizarre qui dégageait de la fumée rouge et qui ne sentait pas vraiment la rose. Elles ont renversé des yeux de grenouille sur mon lit. Mais à part ça, elles n'ont rien fait. Elles doivent être en train de chercher Lyra quelque part dans les couloirs. "

    Un petit rire sortit de la bouche de la jeune femme. Elle imaginait bien les filles, courant partout pour trouver la préfète et tomber sur Rusard. Oui, leurs deux petites têtes blanches. Ce devait être quelque chose de vraiment marrant. Lentement, Felize se dirigea vers son professeur personnel et s'assit à quelques centimètres d'elle. La demoiselle resta là un moment, à observer les étoiles. Il y avait la constellation du lion ici. Et puis ... le W. Son W. Cassiopée. Elle brillait plus que les autres ce soir. Même si cet ensemble d'astre lui rappelait des choses qu'elle préférait oublier, il restait le plus beau aux yeux de sa « propriétaire ». Que dis-je ? Les étoiles n'appartiennent à personnes. Juste à elle-même.

    « Au fait, je t'ai dit que j'avais décidé de me venger de l'autre pimbêche, pour ce qu'elle a fait le mois dernier. »


    Oh, l'autre pimbêche au singulier signifiait Lyra. Au pluriel, c'était les filles. Mais oublions-les un peu, ça ferait du bien à tout le monde. C'est vrai que Madame la préfète ne tenait pas vraiment une place dans le coeur de Zéph'. Enfin, si, elle en tenait une, mais pas vraiment la bonne. Elle était casée dans l'armoire « taper dessus ». Et avec la sixième année, se trouver dans ce coffre n'était jamais une bonne chose, bien au contraire. La preuve arriva juste après.

    Zéphyr raconta à Hayley qui s'était désormais allongé à ses côtés quel sort miss-préfète-parfaite avait du subir. La danse cosaque de ses vêtements avaient dû être géniale. Et comme le disait la conteuse, Lyra n'avait malheureusement que frôler la syncope. Une fille comme ça, on s'en serait passé. Après tout, l'un des meilleurs sujets que les filles partageaient la concernait, la fille indésirable. Un coup s'était « comment la faire renvoyer de l'école », un autre « comment la faire disparaître » et leur préféré, « comment lui faire si peur qu'elle s'en souviendra toute sa vie ».


    __" J'aurais bien voulu être là, dit la blondinette avec un sourire."

    Oh ce qu'elle aimait passer ses moments là avec sa meilleure amie. Plus folles qu'elles, c'était impossible. Si je mens qu'on me change en enclume.
    Comme tu veux.
    Et bin zut. Hé, je suis l'enclume la moins drôle du monde, si je mens, que l'on me change en humaine.
    Comme tu veux.
    Ouf. Bon, revenons à notre histoire.

    Cassiopée imaginait avec amusement comment les nuits devaient être avec Lyra. Ce devait être une surveillance permanente. Ce devait être horrible. Mais il était difficile de savoir ce qui était le pire. Être surveillée sans cesse ou bien subir des réunions à quatre heures du matin.

    Gros dilemme, hein ?
    Ouais. Un autre sujet de conversation que les deux compères aimaient bien, c'était les garçons. Mais généralement, elles ne restaient pas longtemps dessus. Chacune ayant peur de dire des choses blessantes. La dernière fois, Hayley avait traité un garçon de septième année de boudin. Pas très sympa hein. Mais il fallait avouer que, ce soir-là, la demoiselle avait un peu trop tiré sur la boisson.

    __" Alors, Zéphyr. Les garçons, ça avance de ton côté ? "
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Zéphyr E. Asriel

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MessageSujet: Re: Qui a dit que les Serdaigles étaient toujours sages? | PV |   Ven 26 Déc 2008 - 19:41



    Lorsqu'Hayley lui expliqua les dernières manigances des deux jeunes filles, Zéphyr lâcha un soupir exaspéré. Quand grandiraient elles? Et quand comprendraient elles que l'usage de la magie était réservé aux personnes qui la maîtrisaient un tant soi peu, contrairement à elles. Eh bien. Encore une chance qu'elles ne soient pas tombées sur Lyra. Mais aux derniers mots d'Hayley, la sorcière devina sans peine qu'elle était la responsable de leur départ. Qui aurait eu envie de chercher la préfète? Non, c'était forcément Hayley qui leur avait raconté cela, dans le but de s'en débarrasser. Ingénieux, très ingénieux. Zéph' la félicita pour ce tour, avant de reprendre la parole, se levant subitement, fronçant les sourcils en désignant son amie du doigt.


    « Quelles indignes enfant de Rowena Serdaigle font ces impertinentes! »


    Zéphyr était plutôt fière de sa petite imitation de leur préfète, c'était un numéro dont elle ne se lasserait jamais, semblait il. Enfin, pour le moment, elle était une des seule à avoir eu l'honneur de se faire ainsi insulter. Vous parlez d'une insulte. Zéph' n'était pas une peste, et Hayley non plus, un brin turbulentes peut être mais pas pestes. Okay, le couvre feu était passé. Okay, elle n'auraient pas du être ici. Mais n'est ce pas en contournant les règles que l'on s'amuse le mieux, au final? Bon, nous sommes d'accord. Hayley reprit alors la parole, abordant un sujet sur lequel il y avait matière à discuter pendant des heures.


    « Tout dépend de ce que tu entends par là… Quand tu dis les garçons, Tu veux parler de ces êtres dépourvus de matière grise ? »


    Voilà qui règlait la question. Zéphyr ponctua ses paroles d’un sourire qui aurait pu faire concurrence aux sourires forcés des publicités pour dentifrice. Et la voilà qui recommençait, non mais vraiment, il fallait qu’elle arrête de les martyriser, les pauvres petits. Vous noterez cependant qu’elle n’attaquait pas une personne en particulier, mais qu’elle faisait de leur cas une généralité. C’était moins grave, non ? A cet instant précis, le terme « garçon » n’avait pour conséquence que de lui évoquer le regard hagard du gros pervers du cours de divination. Hors, voir un garçon de ce genre, qui tentait désespérément de tester son pseudo-pouvoir de séduction sur elle n’était pas vraiment réconfortant. D’ailleurs, mis à part une vague envie de vomir, sa tactique n’avait pas eu les résultats escomptés – à savoir, voir la blondinette lui tomber dans les bras -. Oui, Zéphyr avait un sérieux problème au niveau des garçons. Soit elle attirait les grands romantiques qui se prenaient déjà pour des dandys de quarante ans, soit encore les maniaques – bon ok, ça ne lui était arrivé qu’une fois, lors de sa quatrième année, mais elle en gardait un souvenir très perturbant -. Son dernier petit ami s’était révélé un brin psychopathe, puisque c’était effectivement le Serpentard qui lui avait jeté un des sorts interdits lors des vacances. Souvenir douloureux dont la cicatrice mal refermée libéra son flot d’émotions, que Zéphyr rejeta de toutes ses forces, une fois encore. Elle aurait aimé oublier tout cela, mais tout finissait par remonter à la surface, encore et encore. Se mordant l’intérieur de la joue, pour renvoyer d’où elles venaient ces pensées désagréables, Zéphyr reprit place dans le cocon qu’elle avait appris à se créer depuis cette fameuse soirée. Elle n’avait pas envie d’ennuyer Hayley avec cela, car si c’était la seule et unique personne connaissant la véritable version de l’incident, c’était également la seule qui ne l’avait pas jugé. Oui, Zéph’ avait provoqué le Serp’, mais tout de même… En bref, après tout cela, il ne fallait pas vraiment s’étonner si la jeune fille ne voyait dans la gent masculine qu’un amas d’abrutis tous obnubilés par la même chose.

    Mais elle n’allait pas jouer les rabat-joie. Et puis, les déprimes, ce n’était vraiment pas son genre. Elle observa un moment son interlocutrice, arborant un sourire en coin, avant de lui retourner la question.


    « Et toi dis moi? Mis à part le deuxième année qui te suit à la trace? »


    Zéphyr la regardait, triomphante. Elle avait effectivement remarqué qu'un jeunot semblait s'intéresser de près à son amie, arrivant dans la Grande Salle à la suite de la blondinette, empruntant les mêmes couloirs alors que ses cours se déroulaient à l'opposé du château. Car c'est qu'elle faisait des ravages, la jeune Christen, et Zéphyr s'amusait énormément à observer le petit Gryffondor s'évertuer à la croiser dès que cela était possible. Elle ne savait pas vraiment si Hayley y avait fait attention, mais de toute manière, le garçon n'était sûrement pas son genre. Encore un point sur lequel elles s'entendaient plutôt bien, puisque leurs goûts ne différaient que peu en ce qui concernait les garçons. Bon, il fallait avouer que certaines fois, leur choix restait totalement incompréhensible pour l'autre, et elles se taquinaient souvent là dessus. Zéphyr attendait sa réponse avec impatience, car elle ne se lassait pas de ce sujet. Autant elle n'aimait pas particulièrement parler de ses histoires de coeur, autant écouter celles d'Hayley l'intéressait.

    Je vous venir votre petit sourire d'ici, mais coupez court à vos idées farfelues, la jeune Asriel n'était pas ce genre de personne vivant à travers les histoires des autres. D'ailleurs, seules les aventures et mésaventures de la bleue et bronze faisaient naître son intérêt. Entendre les autres se plaindre et exposer tout un tas de niaiseries sur leurs copains potentiels ne l'enchantaient guère. Seulement, là c'était différent.
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Hayley F. Christen
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MessageSujet: Re: Qui a dit que les Serdaigles étaient toujours sages? | PV |   Sam 27 Déc 2008 - 0:15


    L'imitation de la préfète de Serdaigle étant parfaitement réussit, la jeune femme ne put s'empêcher d'éclater de rire. Toujours aussi comédienne cette Zephyr. Oui, ça a toujours été une très bonne actrice. Surtout pour ce qui était de l'imitation et en particulier pour celle de Lyra. Ce devait être une des seules personnes qui aura bénéficié de sa place dans le prochain DVD que sortirait la sorcière. Mais que dis-je, je m'égare, excusez-moi. Ou en étions-nous ? Ah oui, le talent de Zeph'. Bref, vous avez compris il me semble.
    Ouais, c'est bon, tu radotes là.
    Chut ! Lorsque la blondinette posa la question qui revenait souvent, vois tout le temps, dans les discutions deux bleus et bronze. Et oui, étant des filles, elles parlaient de garçons. Mais avec retenue. Oui, avec retenue.
    Lorsque sa camarade répondit à sa question par une autre question, Hayley ne peut s'empêcher de rire. Oui, en parlant de garçon elle parlait de cet êtres dépourvus de matière grise. Enfin, pas tous hein ...

    Je l'attendais ta rectification.
    Mais la plaisanterie de fut pas drôle dans l'esprit de Cassiopée. Elle se souvenait très bien les quelques « mésaventures » qu'avait eu son amie. Ce Serpentard, la blondinette ne lui avait jamais pardonné ce qu'il avait fait à celle qu'elle considérait comme sa grande sœur. Tant au plan physique, qu'au plan mental. Oui, il lui avait jeté le sortilège de Doloris. Mais ce ne lui avait pas fait mal seulement pendant quelques instants. Non, cet événement l'avait rongée pendant des mois. Et le fait qu'il le lui ai fait aussi. En effet, Zephyr l'aimait beaucoup, et ce coup lui est resté dans la tête. Ce qui fait qu'en plus des quelques mois qu'il avait fallu à la jeune fille pour reprendre ses esprits, s'était ajouté la rupture. Pour dire que la sorcière et les garçons, ça c'était un peu - beaucoup - calmé depuis.
    T'attardes pas dessus, tu risques de le lui ressortir par erreur.
    Oui. Oui la p'tite voix avait raison, il ne fallait plus y penser au risque d'en parler à la personne concernée et de la faire revenir dans ce souvenir indésirable. Surtout vu le petit sourire qu'elle affichait sur son visage. Oui, il ne fallait pas le lui rappeler.

    « Et toi, dis moi ? Mis à part le deuxième année qui te suit à la trace ? »



    Oh ... Hayley se disait bien qu'il ne la lâchait pas. Elle l'avait croisé dans la Grande Salle un bon nombre de fois, et, à chacune d'elle, il lui fonçait dedans en faisant tomber ses livres. La jeune femme, bien trop aimable, l'aidait donc à les ramasser. Mais comme cela commençait à arriver un peu trop souvent, la demoiselle le percutait donc et le laissait ramasser ses livres tout seul. Elle l'avait aussi croisé alors qu'elle allait en cours. Pourtant, comme le lui faisait quelquefois rappeler son amie, les cours des deuxièmes années se passaient à ce moment-là, de l'autre côté du château. Non qu'il n'avait pas un certain charme, mais il paraissait encore plus idiot que les pimbêches qui servaient de camarades de chambré à la blondinette. Et puis, il ne la lâchait pas.
    Tu radotes.
    Je sais. Devant la salle commune, dans le parc, à la bibliothèque avec un beau garçon aux yeux bleus. Et bin voilà, il fallait tomber dessus. Avec un sourire d'amusement, Felize se leva et s'adressa à la jeune fille devant elle.

    __« Oui, il y a quelqu'un. C'est une longue histoire ... »

    Et voilà la demoiselle partit dans le résumé de son histoire avec Theodore. Son arrivée à la bibliothèque, et la première réaction du Serpentard. Ce qu'elle ne précisa pas. Du moins pour le moment. La blondinette ne voulait pas que son amie s'inquiète pour elle à cause de la maison de sa nouvelle conquête.
    Tu ne vas pas lui dire ?
    Si, si. Mais pas tout de suite. Cassiopée raconta aussi l'irruption des filles qui, finalement, fut bénéfique. Ce qui était un vrai miracle. Ce devait être la seule chose que les camarades de chambré avaient réussit à faire. Puis la jeune femme raconta la façon dont il s'était proposé pour l'aider. Elle savait que Zephyr aimait beaucoup l'entendre raconter ses histoires de coeur, et c'est pourquoi, à chaque récit, Hayley mettait de l'expression dans ses paroles. De la joie, de l'amusement ou même de la tristesse lorsque c'était nécessaire. Ce qui n'était pas le cas. La demoiselle raconta aussi les façons dont ce garçon la faisait sourire et surtout, insista bien sûr la description physique afin que son amie puisse le visualiser. C'était le plus important après tout.
    Vas-y.
    Non, la blondinette n'osait pas. Il lui sembla en plus voir son Serpentard traîner avec Drago Malfoy. Lui, elle en était sûre, elle ne le portait pas dans son coeur. Ce qui était rare, car ton comme son amie, presque tout le monde avait une place dans son coeur. Pas toujours une bonne, mais une tout de même.
    Comme la demoiselle voyait la question venir, elle prit les devants. Pas très assurément, certes, mais les pris quand même. De peur que Zéph' pense qu'elle voulait lui cacher des choses.


    __« Il est à Serpentard »
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Zéphyr E. Asriel

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MessageSujet: Re: Qui a dit que les Serdaigles étaient toujours sages? | PV |   Sam 27 Déc 2008 - 19:02

    « Oui, il y a quelqu'un. C'est une longue histoire ... »


    Elles y arrivaient enfin. LE sujet croustillant. Zéphyr ouvrit de grands yeux à ses mots. Bon, d'accord, elle s'en était un peu doutée, car Hayley se comportait exactement de la même manière lorsqu'un garçon lui plaisait. Elle paraissait un brin changée, en bien d'ailleurs. Un sourire vint éclairer le visage de la sixième année, qui jubilait intérieurement, heureuse pour son amie. Et un peu inquiète, c'est vrai, mais pour le moment, elle laissait le soin à Hayley de lui expliquer l'histoire, avant de se permettre de juger. Car si un garçon se permettait de la faire souffrir, il aurait affaire aux foudres colériques de Zeph', ce qui n'était pas très rassurant. Mais voir le visage d'Hayley emprunt d'une telle joie mit fin aux inquiétudes de la blondinette. Buvant les paroles de son interlocutrice comme celles d'un messie, pas une seule fois Zéphyr ne se permit de l'interrompre. Bon, un garçon qui traînait à la bibliothèque, c'était déjà bon signe, il devait être intelligent. Non pas que tous ceux qui se retrouvaient dans ce lieu aient mérité des prix Nobel, non, mais c'était déjà un bon point.

    Ensuite, lorsqu'elle lui raconta la première réaction du jeune homme, Zéphyr hocha la tête d'un air entendu. Encore un bon point, pour l'instant, tout allait bien. Comment ça Zeph' se comportait comme si elle était sa mère? D'accord, elle avait tendance à peser le pour et le contre en ce qui concernait les copains potentiels de son amie, mais c'était normal non? Trop protective? N'était ce pas une bonne chose, que de s'inquiéter du bonheur de ses proches? Et puis, Hayley était une des seules personnes à l'apprécier ici, et c'était réciproque. Zéphyr veillait simplement sur elle, et à ce qu'il ne lui arrive rien de mal. Même si pour cela elle devait lui exposer ses opinions concernant les garçons. Bref.

    Le mystérieux garçon lui avait même proposé son aide. Eh bien, c'est qu'il accumulait les points positifs celui là! Comment se faisait il que Zeph' n'ait jamais la chance de tomber sur des spécimens de ce genre? Et puis, ce qui était étonnant, c'était qu'elle n'ait jamais entendu parler de ce modèle du garçon parfait auparavant. Car en général, avec la troupe de cinquièmes années de Serdaigle, elles avaient droit à tous les ragots concernant la gent masculine de l'école. Non pas qu'elles se soient liées aux commérages, mais c'était toujours bien de se renseigner de temps à autres, non? Bref, personne n'avait cependant abordé le sujet du sorcier que lui décrivait Hayley, tout du moins à ce qu'il lui semblait. Elle avait hâte de pouvoir le rencontrer, afin de pouvoir se forger sa propre opinion le concernant.

    Quatrième point, il la faisait sourire, cinquième point, il semblait plutôt pas mal... La description physique que lui en fit Hayley lui évoquait quelqu'un, bien qu'elle ne soit nullement sûre qu'il s'agisse de ce garçon. Niveau coïncidence, c'était tout de même un peu gros. Cependant, ses dires furent confirmés lorsque la quatrième année prononça son prénom pour la première fois. Theodore. Zéphyr ne connaissait qu'une personne de ce prénom à Poudlard. Oui, elle ne connaissait certes pas tous les élèves, mais tout coïncidait avec lui. Et ce notamment lorsqu'Hayley lui annonça qu'il était à Serpentard. Un peu timidement, il fallait l'avouer. Zéph' se doutait bien que si son amie avait attendu pour lui dévoiler sa maison, c'était pour qu'elle se fasse une idée de lui, sans tenir compte de son insigne. C'était effectivement mieux qu'elle ait procédé dans cet ordre. Ce n'est cependant pas sur le mot Serpentard que la blondinette s'attarda le plus. Car ça, elle le savait déjà.


    « Attends, attends, attends. Tu veux parler de Theodore Nott? »


    Elle n'était pas encore certaine que ce soit le cas, il y avait sûrement plusieurs Theodore à Poudlard. C'est à ce moment que Zéphyr réagit, le fait qu'il s'agisse d'un vert et argent prenant tout son sens dans son esprit.


    « Tu as des vues sur un Serpentard...! Mais enfin Hayley!!!»


    Okay, pas super mature comme réaction. Mais Zéphyr s'en méfiait comme de la peste. Des sentiments contradictoires venaient l'assaillir, entre la bonne impression qu'elle avait de Theodore, et son appartenance à cette maison. Hayley et un Serpentard... Non, cette phrase sonnait beaucoup trop faux, ça ne collait pas du tout! Il suffisait de regarder leur comportement avec les filles pour comprendre qu'il n'y avait qu'un chagrin d'amour à la clé. Zéphyr s'était un peu éloignée, faisant face aux grandes baies vitrées, laissant son regard se perdre au loin... avant de se fixer sur la masse sombre que formait la forêt interdite. Sa rencontre avec Theodore lui revint soudainement, et elle se souvint de son amabilité, et des qualités de lui qu'elle avait pu distinguer. Un Serpentard oui, mais pas le stéréotype du méchant comme on se serait attendu à le voir. La Serdaigle resta un instant pensive, avant de se tourner vers Hayley, son ton s'était radoucit.


    « Excuse-moi, j'ai mal réagi. J'ai déjà discuté avec lui, c'est quelqu'un de bien. »


    Non, au final ça ne la tuait pas de l'admettre. Elle se mit même à sourire, espérant que sa réaction excessive n'aurait pas énervé Hayley.
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Hayley F. Christen
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MessageSujet: Re: Qui a dit que les Serdaigles étaient toujours sages? | PV |   Sam 27 Déc 2008 - 21:25


    La jeune femme avait peur de la réaction de son amie. Oui, peur. Le mauvais, que dis-je ? L'horrible souvenir d'un vert et argent revint dans l'esprit de la demoiselle. Oui, il était bien aimable, gentil et mignon. Et puis il aimait vraiment Zéphyr. Gabriel. Gabriel McCaughan. Même la blondinette l'aimait bien celui là. Il était aussi affectueux. Mais ce qu'il a fait, ce qu'il a OSÉ faire, Hayley s'en souviendra toujours. De voir la sorcière pleurer dans ses bras, elle ne l'a pas supportée, et ne le supportera pas une deuxième fois. Elle savait que son professeur personnel s'inquièterait pour son élève si cette dernière s'intéresserait à un Serpentard. Felize le savait à quel point il était difficile de supporter une rupture aussi violente, mais elle savait aussi que Theodore n'était pas comme ça. Elle savait qu'il était bien aimable, gentil et mignon.
    Tu as dit la même chose de l'autre abruti.
    Oui mais ... Une minute, oui, elle avait dit la même chose que pour l'autre abruti. Mais là, c'était différent et puis ... Elle avait dit la même chose ... Pourquoi se ressemblaient-ils tous ? pourquoi apparaissent-ils tous sous la forme d'Ange ? Pourquoi ? C'était la question. Oui ils étaient tous pareils, oui ils paraissaient tous gentils, mais ...
    Il n'y a pas de "mais" pour un Mangemort.
    Arrête, non, il n'est pas un Mangemeort, il est trop ... trop ... Il ne peut pas ... Non, il ne peut pas.
    C'est ce qu'elle disait aussi. Regarde comment leur histoire s'est terminée.
    Peut-être, mais là c'est différent !
    Rien n'est différent. Tu ne t'es jamais demandé pourquoi il ne restait qu'avec ce Malefoy ?
    Mais ...
    Tu n'as jamais pensé qu'il pouvait être fils de Mangemort ?
    Non, il ...
    Regarde la vie en face ! Il a autant de chance que ...
    Ferme-la !! Être fils de Mangemort ne veut rien dire, rien, tu m'entends ? RIEN DIRE !!!!

    « Attends, attends, attends. Tu veux parler de Theodore Nott? »



    Oui, et alors ?! Qu'est-ce que ça peut te faire, hein ? Il n'est pas assez bien pour moi ?
    Tu te rends compte de ce que dis ?
    Oui ... Oui et je n'en peux plus. Pourquoi faut-il que tout sois aussi compliqué ? Pourquoi ? Hein la voix, pourquoi ?
    Parce que sinon, ce ne serait plus une vie.
    Vraiment ? Dans ce cas pourquoi vivre ... Pourquoi ?
    Je sens ta pression monter ... Ne redevient pas aussi violente que tu l'étais. Ne le redevient plus.
    Et pourquoi pas ? Ça m'a bien aidé la dernière fois.
    La dernière fois tu as faillit balancer Gabriel par la fenêtre.
    Il l'avait mérité.
    Non, non Hayley, il ne l'avait pas mérité.
    Tu as entendu ce qu'il lui a fait ? Tu l'as vu, elle, pleurant sans cesse, faisant tous ces cauchemars. Tu l'as vu non ?
    Oui, oui je l'ai vu.
    Bon. Bien.

    La demoiselle n'en pouvait plus. Pourquoi fallait-il que toutes ces questions arrivent ? Pour une fois, la p'tite voix était censée, oui, censée. Elle avait raison et tort à la fois. Theodore était peut-être fils de Mangemort, oui, c'était probable. Et alors ? Du moment qu'il ne le venait pas lui-même, ou que cela n'influençait pas son comportement. Du moment qu'il restait agréable comme à la bibliothèque. Du moment qu'il faisait sortir tout ce bonheur de la jeune femme, ce n'était pas grave. Du moment qu'il ne le rejoignait pas. Du moment qu'il ne le considérait pas comme un maître. Oui, du moment que cela n'arrivait pas, il n'y avait aucun problème. Mais Cassiopée était en colère. Très en colère. Ou bien triste. Elle ne le savait pas elle-même. Si l'on prenait en compte la première réaction de Zéphyr, la deuxième était prévisible. En espérant que cela n'arriverait pas. La jeune femme avait peur des paroles, sûrement blessantes, qu'elle pourrait avoir à ce moment. Mais la peur se transforma en réalité.

    « Tu as des vues sur un Serpentard...! Mais enfin Hayley!!!»


    __ « Quoi ? Tu n'en as pas eu toi peut-être ? Non, bien sûr, Melle Asriel savait contrôler ses émotions. Melle Asriel savait parfaitement choisir ses vues, elle. Alors que moi, pauvre petite que je suis ne le savait pas. Non, tu n'as jamais eu des envies pour un Serpentard, jamais. Quoi que, attends, il y a quelqu'un qui me vient à l'esprit ... Gabriel McCaughan. Oui, c'est ça. C'est lui hein ?! TON Serpent adoré. »[color:6858="LightBlue"] Elle venait d'exploser.

    Mais qu'est-ce qui t'as prit ??!!
    Je ... Je sais pas ... Je sais pas ... Pourquoi ça doit ce passer comme ça, hein ? Pourquoi ?
    Je ne sais pas ... Je ne sais pas, désolé.

    Le temps parut se stopper. Enfin non, il c'était stoppé. En une fraction de seconde, la sixième année était passée du milieu de la pièce, à une des grandes vitres qui parsemaient la salle.

    « Excuse-moi, j'ai mal réagi. J'ai déjà discuté avec lui, c'est quelqu'un de bien. »


    __ « Oui, je ... je suis désolé aussi je ... »

    Mais Hayley n'avait pas la force de finir sa phrase. Quelque chose coula le long de sa joue et atterrit dans sa bouche. C'était salé. Que ...
    Allez, te laisse pas déstabiliser ... !
    Elle pleurait. Mais ce n'était pas des larmes de colère comme elle le pensa au début. Non, c'était des larmes de tristesse. Elle était triste. À propos de quoi ? Elle ne le savait pas. Theodore. Non, non c'était impossible. Mais si. Elle était triste à cause de lui. Elle était triste parce qu'elle ne savait quoi penser de ce garçon qu'elle aimait tant. Il fallait qu'elle se confie. En levant ses yeux embrumé elle la vit. Elle sa confidente de toujours. Elle, sa grande soeur. Oui, Zéphyr.

    D'une voix mal assurée, la blondinette lui raconta les conflits qu'elle avait avec sois même. Avec la p'tite voix. Cette dernière remarque avait réussit à faire apparaître un sourire sur sa bouche humide. Ses mains tremblaient un peu aussi. Mais elle n'y fit pas attention. Tout raconter était plus important, il fallait que ça sorte.

    __ « Tu comprends, » dit-elle lorsqu'elle eu finit de raconter ce qu'elle et la voix s'étaient dit quelques instants plus tôt. « Je ne sais trop quoi penser. À la bibliothèque, tout était fluide et ... et agréable. Mais là ... je ... pourquoi ? Oui, c'est ça. J'ai besoin du pourquoi. J'ai besoin d'une explication Zéphyr. Je vais exploser. Entre ma mère et ... et lui ... Mais, pourtant, je pense bien qu'il me plait. Beaucoup même. Que dis-je, énormément. Mais il fallait que la voix s'en mêle. Tu comprends, elle ne ment jamais elle. Elle est censée. D'habitude, elle fait plus rire que pleurer. » Un léger sourire en coin apparu, mais ne resta pas longtemps. « Vrai que si son père est avec tu-sais-qui, ça ne veut pas dire qu'il est pareil. Hein Zéphyr, ça ne veut rien dire ... ? »

    Cassiopée avait besoin du soutient de son amie. Elle en avait besoin parce que si elle n'était pas là, la demoiselle aurait plongé dans la dépression depuis longtemps. Oui, Zéphyr trouvait toujours les mots pour réconforter, toujours. Même si, la blondinette le savait, la vérité était des fois quelque peut changer. Mais elle s'en fichait. Ce dont elle avait besoin désormais, ce n'était pas une vérité quelconque. Elle avait juste besoin qu'on lui dise que c'était bon, qu'il n'y avait pas de problème.

    Tu sais, je me sens un peu coupable.
    Coupable de quoi ?
    De te faire pleurer bien entendu.
    C'est gentil la voix. Mais cette fois-ci, tu avais raison, tu as toujours raison.
    Je ne prends pas ça pour un compliment.
    Ah bon ? Et pourquoi ?
    Parce que c'est justement ce qui fait que je ne suis pas humaine, je ne peux pas mentir. Ce que je devrais faire de temps en temps.
    C'est bien de ne pas mentir. Tu sais ...
    Non ! non, il faut savoir mentir pour ne pas blesser ce à qui on tient. Je le sais maintenant. Et, désormais, je mentirais lorsque ce sera nécessaire.
    Merci.
    Ne me remercie pas ... Tu sais, des fois je me dis ce que je fais ici.
    Ouais, je me demande aussi qu'est-ce que tu fais dans ma tête ... Tiens, tu peux rire ?
    Il faut croire.
    Oui, il faut croire. Mais bon. Je n'ai plus qu'à t'apprendre à pleurer.
    Non merci, c'est une des choses pour lesquels je plains les hommes.
    Complètement d'accord.

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MessageSujet: Re: Qui a dit que les Serdaigles étaient toujours sages? | PV |   Sam 27 Déc 2008 - 23:48



    Si la sixième année avait prononcé ses paroles sans réfléchir, elle ne les regrettait pas pour l'instant. A vrai dire, le choc de la révélation d'Hayley avait réveillé en elle de vieilles craintes, et son lunatisme ne demandait que cela pour qu'elle vire aussitôt d'humeur. Zéphyr n'avait pas encore vu quelle peine ses paroles avaient suscité chez son amie. Elle avait dû la blesser, et ce n'était pas son intention. Elle ne voulait pas d'Hayley et d'un Serpentard, c'était tout. Au fond, c'était peut être un peu égoïste de sa part, mais elle était aveuglée par ses propres souvenirs, qui refusaient de la juger chaque individu d'une manière différente. Mais Zéphyr était tout simplement en train d'appliquer ce bon vieux principe qui la rebutait pourtant depuis son entrée à Poudlard. Les préjugés concernant les maisons. Elle faisait des verts et argents une généralité. Si elle avait vu quels sentiments animaient Hayley, peut être aurait elle pu réagir d'une manière plus mûre, plus positive.


    «Quoi ? Tu n'en as pas eu toi peut-être ? Non, bien sûr, Melle Asriel savait contrôler ses émotions. Melle Asriel savait parfaitement choisir ses vues, elle. Alors que moi, pauvre petite que je suis ne le savait pas. Non, tu n'as jamais eu des envies pour un Serpentard, jamais. Quoi que, attends, il y a quelqu'un qui me vient à l'esprit ... Gabriel McCaughan. Oui, c'est ça. C'est lui hein ?! TON Serpent adoré. »


    Zéphyr était encore près de la baie vitrée lorsque les mots d'Hayley claquèrent dans l'air comme un coup de fouet. Lui tournant le dos, Zéph' n'avait pas pu voir les signes distinctifs de son énervement grandissant, et ne s'était pas préparée à subir sa colère. Quand bien même, elle n'aurait jamais pensé qu'elle oserait lui ressortir cela, surtout présenté de la sorte. La jeune fille resta interdite, le sang bourdonnant dans ses oreilles, tandis que les battements de son coeur restaient le seul bruit qu'elle percevait dans la pièce. Ils marquaient la cadence de sa propre rage, qui gravissaient les paliers du supportable à vitesse grand V, envoyant son sang froid se faire voir. Les secondes qui suivirent lui parurent durer des heures entières, tant elle refusait d'assimiler ce que la jeune Serdaigle venait de lui balancer à la figure. Lorsque Zéphyr fit volte face, pour fixer son regard bleu électrique sur Hayley, c'était une toute autre colère qui animaient l'éclat de ses yeux. Cela n'avait plus rien à voir avec ce qu'elle avait ressenti à l'annonce de la Maison du jeune homme, ou encore à l'annonce de son prénom. Non, Zéph' fulminait littéralement, la mâchoire crispée et les poings serrés.


    « Comment peux-tu ... »


    La jeune fille dû se faire violence pour ne pas hausser le ton, et répliquer de la même manière. Elle se connaissait trop. Si elle se laissait envahir par la colère, elle risquait de perdre le contrôle d'elle même et de dire des choses qu'elle regretterait forcément par la suite. Elle ne voulait pas s'emporter, pas avec Hayley. Depuis qu'elles se connaissaient, cela n'était arrivé qu'une fois, et leur dispute s'était révélée assez... explosive dirons nous, puisqu'elles avaient même fini par en sortir leur baguette. Si ses mots avaient eu tout d'abord un premier impact sur elle, réveillant le feu de sa fureur, le deuxième effet, fut plus douloureux encore. Zeph' se mordit l'intérieur de la joue jusqu'au sang pour arrêter, pour se calmer, mais elle tremblait toujours. Cette facette de son caractère étant sans doute celle que les gens appréciaient le moins chez elle, et ne s'attendaient pas à déclencher. Mais une fois partie, rien ne pouvait l'arrêter. Les mots d'Hayley l'avait déchirée, littéralement. Elle avait été là, à l'écouter, et à la consoler, lorsqu'elle s'était confiée à elle, en cette fin d'été. Son 'serpent adoré', ces souvenirs qui l'avaient rongé tout ce début d'année scolaire, pour venir la hanter lors de ses longues nuits d'insomnie.


    « C'est inutile d'en parler, et tu le sais. »


    Si son ton s'était voulu aussi affirmé que coutume, ses émotions n'exaucèrent pas son souhait, et sa voix se brisa à la fin de sa phrase. Zéphyr se détourna de nouveau, elle ne voulait pas craquer, pas maintenant. Anéantie et vulnérable face à son propre désarroi, face à leur souffrance à elles deux, elle plaça enfin un nom sur ce sentiment qui le submergeait. La peine. Mais elle ne pleurerait pas, cela ne lui était plus arrivé depuis... Oh, depuis plusieurs mois. Elle ne voulait pas sentir les larmes dévaler ses joues pâles avant de s'écraser au sol. Elle n'était pas faible, bon sang! Zéphyr ne voulait pas se laisser aller devant Hayley, et c'était plutôt par fierté qu'autre chose. La sixième année n'avait pas envie qu'elle voit que ses mots l'avaient touché. La bouffée d'adrénaline l'avait abandonnée, et elle restait là, pétrifiée, telle une âme en peine. L'évidence s'abattit sur elle, faisant écho à sa vue qui venait de se brouiller. Elle se sentait vide, terriblement vide. C'était ainsi, lorsqu'un flot d'émotion éclatait en vous. Lorsqu'il finissait par disparaître, c'était comme s'il n'y avait plus rien, comme si plus rien ne comptait. Lorsque Zéphyr se retourna de nouveau, seule la tristesse persistait à ne pas vouloir quitter ses yeux. Plus de colère. Plus rien. Elle avait su se maîtriser, et c'était sans doute l'essentiel. Oui sans doute.

    Zéphyr s'était alors excusée, en avouant que Theodore était quelqu'un de bien. Ce à quoi Hayley répondit, sur un ton qui n'avait rien à voir avec celui qu'elle avait employé lors de ses premières remarques. Éclairée par le doux reflet de la lune, un éclat translucide, tel une minuscule perle, roula sur la joue d'Hayley. Ce fut ce qui balaya définitivement la rancoeur de la sixième année. Elle l'avait fait pleurer, avec ses conneries de remarques moralistes! Zéphyr n'était pas fière, non, pas du tout. C'était désormais à elle même qu'elle en voulait. Et elle comprenait même qu'Hayley ait eu envie de lui reparler de Gabriel. C'était peut être la seule chose qu'elle méritait.

    La blondinette s'approcha de la jeune Christen, posant une main réconfortante sur son épaule. Elle ne pouvait pas lui en vouloir. Elle en avait si peu l'habitude. Alors elle écouta. Elle écouta son amie lui parler de ses conflits intérieurs, de ses craintes et de ses espoirs. Hayley se posait les bonnes questions, toutes les bonnes questions. C'était dans ces moments là, que l'on reconnaissait le plus en elle 'une digne héritière de Rowena Serdaigle', comme disait l'autre. Sage, et réfléchie, s'interrogeant au lieu de foncer tête baissée dans la gueule du loup. Bien que Zéph' doutait que Theodore ait souhaité berné son amie. Et s'il s'avérait que c'était le cas, les réactions de la sixième année à son égard ne risquaient pas d'être plus douces que celles qu'Hayley avait eu envers Gabriel. Mais ce n'était pas avec ce genre de paroles qu'elle réconforterait la jeune fille. Zéphyr était du genre honnête, et ne passait pas par quatre chemins pour dire ce qu'elle pensait. Mais être trop franche blessait souvent. Elle s'en foutait, mais là, c'était différent.


    « Tout ira bien, Hayley. Tu dois lui laisser sa chance... S'il te plaît autant, ce serait dommage de le laisser filer. Tu le regretterais, crois moi. »


    Franchement, si elle avait cru dire cela un jour... Mais elle le pensait. Enfin, elle voulait que cela se produise. Que tout aille bien, etc, etc... C'est en prenant des risques que l'on avance, et si le jeu en valait la chandelle, pourquoi pas?


    « Tu sais, ce n'est pas parce que son père est peut être un... Mangemort, qu'il le deviendra. Je pense qu'il est assez intelligent pour faire la part des choses. »


    Enfin, après, elle disait cela comme si elle le connaissait bien, alors qu'au fond, elle ne savait pas vraiment... On croyait connaître quelqu'un, jusqu'au moment où le masque finissait par tomber, et alors, on tombait de haut. Mais encore une fois, ce n'était pas parce que cela s'appliquait à Zéphyr, que ça arriverait forcément à Hayley. C’était ce que la sixième année voulait lui faire comprendre, il ne fallait pas qu’elle se fie au passé de Zeph’, mais à ses propres sentiments, à ses propres constatations. La blondinette savait tirer les conclusions de ses erreurs, et Zéphyr ne se faisait donc pas vraiment de souci pour elle. Tout finirait par s’arranger. Cela finissait toujours par s’arranger.


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Hayley F. Christen
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MessageSujet: Re: Qui a dit que les Serdaigles étaient toujours sages? | PV |   Dim 28 Déc 2008 - 22:42


    « C'est inutile d'en parler, et tu le sais. »

    Bien sûr qu'elle le savait. Mais ... Mais elle n'avait pas put s'en empêcher. Oui, c'était sorti tout seul. La colère. La tristesse. Ou peut-être la vengeance. Mais de quoi ? Elle ne le savait pas. Ce devait être ça : l'ignorance. Elle ne le supportait pas. C'était trop compliqué. Entre son amour pour le jeune homme et tous les doutes qui tournaient sans cesse autour. Mais tout ceci ne se serais pas passé comme ça s'il n'y avait pas eu ... comment s'appelait-il déjà ... Harry ... Harry Potter. Oui, c'était ça, le « survivant ». Lors du tournoi des Trois Sorciers, qui est rapidement devenu le tournois des Quatre Sorciers, il y avait eu la mort de ce Poufsouffle dont le nom m'échappe encore ...
    Cédric Diggory ...
    Merci. Donc, ce Cédric Diggory. S'il n'avait pas été tué par vous-savez-qui, tout ne serais pas si compliqué. Oui, tout serait plus simple, beaucoup plus simple. Il n'y avait pas toutes ces histoires de Mangemeort et tralala.
    C'est ta faute aussi si tu as décidé de croire tout ce qui disait ce garçon.
    Je le crois, oui, et alors ? Dumbledore le croit, lui. Et moi je crois Dumbledore.
    OK, mais regarde ce qui lui est arrivé à ton Dumbledore. Il s'est fait virer. Voir pire, La Gazette dit même que le ministère voulait l'envoyer à Azkaban, tu te rends compte, Azkaban !
    Le ministère dit ça. Et tu sais autant que moi qu'il ne dit que des bêtises ce ministère.
    Allez, te laisse pas déstabiliser ... !
    Elle pleurait.

    ~¤~ & ~¤~

    La main de Zéphyr se posa sur l'épaule de la jeune femme et, de ce geste, les larmes ralentirent la cadence. Elles coulaient tout de même, mais moins. Ce qui était le plus impressionnant dans la tête de la demoiselle c'était la façon dont elle était passée de la phase « je veux tout casser » à la phase « pourquoi le monde est si cruel ». Cela ne s'était passé qu'en quelques secondes. En quelques secondes, elle avait changé. En quelques secondes, elle avait hurlé et pleuré. En quelques secondes, elle avait contrôlé sa rage et l'avait transformé en désolation. Mais pendant ces quelques secondes, elle n'avait pensé qu'à une chose. Lui. Lui, le jeune homme de la bibliothèque. Lui, le vert et argent aux yeux bleus. Lui, qui la faisait se sentir si bien. Lui, qui la faisait rougir. Lui, qui effrayait son amie. Theodore.

    «Tout ira bien, Hayley. Tu dois lui laisser sa chance... S'il te plaît
    autant, ce serait dommage de le laisser filer. Tu le regretterais,
    crois moi. »

    Et vu la deuxième ...
    Troisième ...
    Oui, pardon troisième réaction de Zéphyr, il semblerait qu'elle aussi ai subit quelques sautes d'humeurs. Ce qui, comme le disait un spécialiste lorsque la blondinette avait dix ans, c'est la crise d'adolescence. Bien que sa prof personnelle avait dû passer cette dernière depuis belle lurette, il n'empêche que les « je vous emmerde et je rentre à ma maison » passaient rapidement du côté de quelque chose comme « snif, snif ». c'était compliqué, et c'était sûrement une des raisons pour lesquels les adultes ne comprendrons jamais les adolescents. Oui, je sais, on me l'a fait aussi les « j'ai été jeune aussi ». Quoi ? Comment ça je sors du sujet ? Tu savais que je sortais toujours du sujet ? Non ? Et bin tu t'es mal renseigné(e) très cher(e). Et oui, bon, je continue si ça ne te gène pas ... Mais il n'empêche qu'ils ne vous comprennent pas quand même. Lorsque vous sautez dans les bras de tout le monde et que quelques minutes plus tard c'est la déprime totale, il faut avouer que même vous, qui êtes dans votre propre tête et tout et tout, vous pigez pas tout. Même lorsque l'on a, comme ici, une p'tite voix qui ne ment jamais et qui est bien gentille et toute mignonne. Bien que j'hésite un peu sur le "mignonne".
    Ah bin merci ...
    Y'a pas de quoi. Donc, revenons au cas de notre demoiselle.

    « Tu sais, ce n'est pas parce que son père est peut être un... Mangemort, qu'il le deviendra. Je pense qu'il est assez intelligent pour faire la part des choses. »


    Ah ... tu vois la voix, je suis pas, toute seule.
    Ouais ...
    Pas de "ouais" qui tiennent.

    __ « Merci »

    Elle ne trouva rien d'autre à dire. Pour le moment, tout se chamboulait dans sa tête, oui, tout. Theodore, Zéphyr, vous-savez-qui, les Mangemort, et le Bal de Noël. Le Bal de Noël. C'est quoi cette histoire ... ? Mais oui, le Bal de Noël. La demoiselle ne savait même pas quand celui-ci ce déroulerais. Le vingt-cinq peut-être. Oui, sûrement. Mais cela était bientôt. Bah, de toute façon elle n'avait même pas de robe. Elle n'irait pas, c'est tout.

    Et si il y vas, lui.
    Et bin ... euh ... J'y avais pas pensé tiens.
    Qu'est-ce que tu ferais sans moi ?
    Je me porterais mieux.
    Très drôle.
    Je rigole pas.
    Pff ...
    "Pff", si tu veux.

    __ « Tu lui as déjà parlé à ... Theodore ? » demanda la blondinette. Elle avait faillit dire quelque chose comme" le beau Serpentard ", mais elle s'était retenue. « Et ... tu en penses quoi ? Tu me l'a sûrement déjà dit, » ajouta-t-elle avec un sourire, « mais je n'ai pas entendu ... »

    Pas écouté serais un mot plus juste. Mais peu importe.
    Quoi ?
    Bin, qu'est-ce que tu comprends pas dans « peu importe » ?
    Je sais pas. La façon dont tu l'as dit m'a parue bizarre.
    Ah ... si tu le dis.
    Ouais, si je le dis ...
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Zéphyr E. Asriel

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MessageSujet: Re: Qui a dit que les Serdaigles étaient toujours sages? | PV |   Mar 30 Déc 2008 - 16:31




    Le "merci" que lui adressa Hayley derrière l'éclat de ses larmes qui semblaient disparaître de son visage, rassura Zéphyr. C'était le signe qu'elle avait réussi, tout du moins, que ce qu'elle lui avait dit était parvenu à combler ses attentes. Et c'était tant mieux, Hayley se ressaisissait désormais. Zéphyr lui adressa un franc sourire avant de l'écouter reprendre la parole. Sa phrase avait commencé par un :


    « Tu lui as déjà parlé à ... Theodore ? »


    Avant de continuer par la demande de son avis au sujet du jeune homme. Zéph' allait peut être enfin pouvoir parler sincèrement à Hayley sans que ses paroles ne soient blessantes. Elle hocha la tête en réponse à sa première question, avant de croiser ses bras machinalement, tout en essayant de se souvenir de sa rencontre avec le Serpentard à la lisière de la forêt interdite. Quelle impression lui avait il laissée, au juste... Leur altercation s'était révélée assez froide, avant de prendre un tout autre tournant, celui de la sympathie et de l'humour. Seulement, la blondinette se voyait mal présenter la situation de la sorte à son amie, car cela semblait assez invraisemblable. C'est vrai qu'après tout, lorsque l'on connaissait bien Zéphyr, on ne s'attendait pas vraiment à la voir commencer à bavarder de la sorte avec un vert et argent inconnu. Bref, poursuivons. Ils avaient marché un petit moment avant de repérer une silhouette aux abords de la porte du château, dont ils s'étaient éloignés le plus rapidement possible, pour éviter de se faire prendre. Oui, Theodore avait laissé une bonne impression dans l'esprit de Zéphyr. Elle répondit donc à la Serdaigle, d'un ton sans réserve, pour une fois.


    « Oui, l'autre soir, il n'arrivait pas plus à dormir que moi, et nous nous sommes retrouvés à discuter près de la forêt. Il est intéressant, et il a de l'humour en plus de cela. »


    Zéphyr chercha un éventuel détail qu'elle aurait pu oublier d'exploiter, mais rien ne lui revenait vraiment à l'esprit, ce pourquoi elle ajouta donc :


    « Mademoiselle Christen, je crois que vous avez pioché la bonne carte. »



    Un sourire malicieux se dessinait sur ses lèvres lorsque soudain, le grincement désagréable d'une lourde porte que l'on pousse leur parvint. Zéph' se figea sur place, écarquillant les yeux, avant de braquer son regard sur Hayley, d'un air interloqué. Si elles avaient été plutôt discrètes lors de leur arrivée, il faut dire que le passage "cris et sanglots" s'étaient révélé plutôt bruyant. Rien de vraiment étonnant là dedans, après tout une véritable dispute n'en serait plus une si elle s'effectuait en silence. Cependant, peut être n'avaient elles pas vraiment bien choisi leur moment pour se jeter toutes ces répliques cinglantes au visage, puisqu'apparemment, quelqu'un d'autre en avait profité. Des pas qui se voulaient légers montaient les marches avec la discrétion d'un scrout à pétard, et Zéphyr fit le tour de la pièce, dans l'espoir de trouver un quelconque endroit où se cacher. La salle circulaire n'était pourvue d'aucun recoin, d'aucun passage vers un lieu plus sûr, et Zéphyr se frappa le front de sa paume, se creusant les méninges pour tenter de trouver un moyen de partir. Elle leva la tête vers la coupole donnant sur les étoiles sans que celle ci ne puisse leur être d'une grande aide non plus.

    Zéphyr allait suggérer à Hayley de les faire disparaître grâce à un sortilège, mais un rire des plus idiots lui parvint. Okay, cela lui ôtait l'idée qu'il s'agissait d'un membre du corps enseignant.


    « Chut! Il ne faut pas qu'il nous entende! Hihi ! »


    Qu'est ce que c'était ENCORE !La voix prit Zéphyr de court, bien que son visage n'en ait rien exprimé, comme à son habitude. Elle arqua un sourcil d'un air perplexe, se tournant de nouveau vers Hayley d'un air amusé. Ces élèves étaient juste ridicules. Et puis qui était ce d'abord? La voix suraigüe laissait présager qu'il s'agissait d'une jeune, très jeune élève, deuxième voire peut être première année. "Il ne faut pas qu'il nous entende". Génial, si quelqu'un les cherchait dans le château, les carottes étaient cuites et pour les nouvelles arrivantes, et pour Hayley et Zéphyr. Et ça, ce n'était pas vraiment du goût de la sixième année. Si par malheur les deux Serdaigle se faisaient prendre à cause de ces gamines, ça n'irait pas, mais alors pas du tout. Zéph' était parvenue à n'écoper que d'une retenue depuis septembre, et cela ne changerait pas. Deux têtes brunes apparurent au sommet des escaliers, semblant prises d'un fou-rire. Pas possible. Même lorsqu'Hayley et Zéphyr avaient chacune leur âge, elles n'auraient jamais eu cette imprudence, dans une situation délicate comme celle ci. Les deux jeunes filles ne semblaient pas avoir pris conscience de la présence de leurs aînées, puisqu'elles continuaient de s'esclaffer. Zéph' leva les yeux au ciel et signala leur présence d'un raclement de gorge. Leur réaction était à prévoir, elles furent prises d'un sursaut et un cri leur échappa. Comme l'une d'entre elles commençait à virer légèrement hystérique - ce qui insupportait Zéphyr, déjà qu'elle avait un problème avec les enfants, alors là - la blondinette sortit sa baguette, prononçant mentalement l'incantation "Silencio". La plus bruyante des deux Gryffondor ainsi condamnée au mutisme, ne cessa pas de paniquer pour autant, mais au moins sa voix ne viendrait plus poignarder leurs tympans.

    La seconde quant à elle paraissait plus raisonnable, et bien que tremblante, elle ne s'était pas mise à hurler en courant partout.


    « Qui est ce qui vous suit? »


    D'une voix bredouillante, la rouge et or lui annonça qu'il s'agissait de Rusard et de l'adorable Miss Teigne. Adorable. Cette vision des choses finirait bien par changer. Zéphyr adressa d'ailleurs un sourire amusé à Hayley lorsque la Gryffondor qualifia la boule de poil de cet adjectif. Mais l'heure était grave. Bon, personne n'allait mourir ni rien de ce genre, mais Zéph' avait tendance à amplifier les faits parfois. Elle libéra d'un mouvement de baguette la deuxième élève, la toisant d'un regard noir pour bien lui signifier qu'elle ne parlerait plus longtemps si elle recommençait son numéro. Zéphyr se tourna vers son amie, parlant à voix basse.



    « Hayley, je crois qu'on ferait mieux de partir d'ici. Rusard ne va sûrement pas tarder à se pointer. »

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Hayley F. Christen
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MessageSujet: Re: Qui a dit que les Serdaigles étaient toujours sages? | PV |   Jeu 1 Jan 2009 - 19:06


    __ « Plus vite Zéph’, il va nous rattraper !! »

    De vrais gamines. Sérieusement. Courir comme ça à travers le château à cette heure-ci ? Et en rigolant comme je sais pas quoi en plus. En reversant une armure au passage. En réveillant quelques tableaux endormis et en marchant sur un truc qui se met à crier après. À non, miauler. Miauler ? Miss Teigne !!! Et bin voilà, comme si elles étaient pas assez dans la mouise. Il fallait qu’elle marchent sur la queue de la chatte de Rusard. Décidément. Oh, j’allais l’oublier lui. Peeves s’est mit à hurler dans tous les couloirs un truc du genre « blondinette en fuite ». Comme je l’ai déjà dis précédemment, elle sont pas en très bonne posture. Leurs baguettes se balançant devant elles attirait plus l’attention qu’autre chose. En effet, malgré cette lumière, les deux demoiselles rentraient fréquemment dans tout ce qu’il y avait sur leur chemin. Quoi ? Comment ça vous savez pas ce qu’il se passe ? Voilà ce qui arrive quand on est retard. Pas possible ça. Bon … Quelle heure est-il ? Onze heure moins le quart, déjà ? Bon, revenons un bon quart d’heure en arrière.




    « Oui, l'autre soir, il n'arrivait pas plus à dormir
    que moi, et nous nous sommes retrouvés à discuter près de la forêt. Il est
    intéressant, et il a de l'humour en plus de cela. »


    Zéphyr sembla réfléchir quelque secondes puis ajouta :

    « Mademoiselle Christen, je crois que vous avez pioché
    la bonne carte. »


    Les larmes ne coulaient plus. À la place, un sourire était apparu sur le visage de la jeune femme. Et le sourire que lui offrait son amie ne put que la réconforter. Mais avant même que la demoiselle ne puisse répondre, la lourde porte qui se trouvait en bas des escaliers grinça bruyamment.
    Ça vous apprendra à faire les gamines.
    Oh ça va hein … La sixième année fit un léger tour de la pièce. Mais cela ne servit à rien : la salle avait été emménagée afin de pouvoir bouger le plus librement possible même avec une trentaine de télescopes. Ce qui signifiait pas de meuble à part le bureau du professeur. Ce dernier n’offrait pas de cachette étant donnée sa taille. En effet, un élève de première année aurait eu du mal à s'y cacher. Bref, pas de cachette. Mais cela n’inquiéta pas la blondinette, au contraire. Elle se mit à rire. Elle venait de voir Lyra leur faire des serments dans le style « Vous déshonorez la noble maison de Rowena Serdaigle ». Cette vision de la préfète repassa dans la tête d’Hayley mais la miss-préfère-parfaite se transforma en Zéph’. Et la voilà donc entrain de se remettre à rire. Pas trop fort, bien entendu. Mais elle riait quand même.

    « Chut! Il ne faut pas qu'il nous entende! Hihi ! »



    Et voilà encore des pimbêches. C’est impossible de les compter, il y en a tant dans le château. Deux filles qui ne devaient pas avoir plus de douze ans entrèrent dans la pièce. Le badge rouge et or des Gryffondor était accroché à leur poitrine. Et qu’on ne me dise plus jamais que les lions sont courageux. Parce que les hurlements qui furent poussés lorsque Zéphyr fit un léger bruit assuraient parfaitement que plus trouillard que les deux, c’était impossible. Et puis lorsque l’amie de la demoiselle lança un sort, qui devait sûrement être Silencio en raison du silence soudain d’une des deux filles, les regards apeurés étaient parfaitement visible dans chacun des yeux des nouvelles arrivantes. Les quelques mots qu’elles prononcèrent furent à peine perceptibles. Mais Rusard et Miss teigne ressortirent. Et bin voilà. En plus elles se faisaient filer.

    « Hayley, je crois qu'on ferait mieux de partir d'ici.
    Rusard ne va sûrement pas tarder à se pointer. »



    La phrase de Zéphyr était à peine perceptible, mais comprise par Hayley. Sans même acquiescer, elle se dirigea vers la porte qui menait aux escaliers. Elle l’ouvrit le plus doucement possible et se glissa au travers. Mais à peine avait-elle atteint le milieu de l’escalier que les pas du concierge retentissait à quelques mètres en dessous. La seule cachette était la réserve de télescope. Mais il a fallut que les deux jeune femme se serrent afin de pouvoir fermer le porte. Elles entendirent des pas passer puis ouvrir la porte de la salle de classe. Sans plus attendre, les sorcière sortirent de la réserve et se mirent à courir. Quelques télescopes sortirent de la remise et se mirent à dévaler les marche fournissant un vacarme infernal. Des grognements de rage et des pas précités indiquèrent aux fuyardes que Rusard avait appris que les pimbêches n’étaient pas seules. Franchement quelles gamines.
    Ne leur jette pas la pierre. Tu as vu le boucan que vous avez fait ?
    Bin ... Mais tout de même. Si elles avaient pas été là et bien il n'y aurait pas eu le concierge et sa chatte de malheur.
    Mais tout de même. Ce n'est pas la faute de ces filles si Rusard à remarqué votre présence.
    Ah ouais... Pas bête.

    Bon, vous connaissez l’histoire maintenant n’est-ce pas ? bien. Les deux jeune filles sont donc entrain de courir à toute vitesse dans les couloirs afin d’arriver le plus rapidement possible à leur salle commune. Mais elles n’étaient pas terrifiées, bien au contraires. Elles s’amusaient comme des petites folles. Ce qui énervait encore plus les tableaux qui essayaient de dormir. Sans succès bien entendu. Si on rajoutait aux rires des sorcières les armures qu'elles renversaient, il ne fallait pas trop compter sur une bonne grosse nuit de sommeil. En arrivant devant les escaliers de la tour, les demoiselles croisèrent Peeves qui se remit à crier de plus belle.

    « Blondinettes en cavale
    Peevy les avales
    Blondinettes en cavale.
    Tout près de la salle »



    Pas possible celui-là. Les blondinettes se baissèrent et montèrent les escaliers en trombe. En se laissant tomber dans un des nombreux fauteuils, Hayley soupira. Il n’y avait plus personne dans la salle commune. Tous les élèves étaient allés se coucher et le feu crépitait encore faiblement dans la cheminée. C'était certain. Lyra avait dû tous les envoyer au lit. Pour les premières et deuxièmes années cela avait dû être facile. Mais pour les sixièmes et septièmes année, la préfète s'était surement servie de menace et de retenues afin d'envoyer tout le monde dans les dortoirs.

    __ « Il était pas loin derrière cette fois-ci. »

    Felize avait dit ça avec un air rieur. C’était pour elle un jeu plus qu’autre chose. Se faire tracer par le concierge était toujours une chose très rigolote.
    Surtout quand tu le regarde courir.
    Oui, surtout à ce moment là. Le voir se balancer de tous les côtés c’est pas mal.
    Et Miss Teigne.
    Ah oui. J’avais trébuché contre une armure à ce moment là. C’était une nuit assez agitée.
    Oui assez.



|TOPIC FINIT|
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